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Zoom sur… la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE)

En valorisant leur expérience acquise sur le terrain par un exigeant parcours de VAE, les professionnels de la petite enfance ont la possibilité d’accéder à de nouveaux diplômes pour asseoir leurs compétences et évoluer dans leur vie professionnelle. Mais trop peu osent sauter le pas, le manque de jurys allonge les délais, et les dernières réformes ont tellement assoupli le dispositif que certains professionnels craignent pour la qualité des diplômes concernés. Le point sur la VAE en petite enfance.

Valoriser les compétences acquises sur le terrain

La validation des acquis de l’expérience (VAE) offre la possibilité à toute personne de faire reconnaître ses compétences, acquises par son expérience sur le terrain, dans le cadre d’une activité professionnelle ou extraprofessionnelle (salariée, non-salariée, proche-aidant ou bénévole) ; et de les faire certifier par un diplôme, une certification ou un titre, inscrit au Répertoire national des Certifications Professionnelles (RNCP). C’est une troisième voie d’accès à la certification professionnelle, qui vient s’ajouter à la formation initiale et la formation continue.

Depuis plus de 20 ans, ce dispositif d’accueil, d’information, d’accompagnement et de financement, mis en place par la loi de modernisation sociale (2002), permet à tout candidat d’évoluer dans sa vie professionnelle sans interruption de carrière ni reprise d’études, d’endosser de nouvelles responsabilités, pour se spécialiser et parfois même changer de vie. Depuis la réforme de la loi dite « Marché du travail » en 2022, la VAE est un véritable service public accessible à tous, sans restriction d’âge, de formation, de type ou de durée d’expérience. L’accompagnement renforcé dès le début du parcours est vivement conseillé et la fonction d’Architecte Accompagnateur de Parcours (AAP) a été créée pour construire avec le candidat un parcours individualisé. Enfin, France VAE travaille à rendre la VAE plus simple, accessible et lisible. La plateforme accompagne les salariés du secteur privé, les demandeurs d’emploi, les aidants familiaux et bénévoles : elle leur permet de rechercher une certification en ligne, de s’inscrire, de trouver un AAP certifié, de déposer leur dossier de validation et de centraliser les échanges. 

Le CAP AEPE, le plus demandé par la VAE 

En 2024, le nombre de candidats à la VAE dans les secteurs du social et de la petite enfance a augmenté de 25% par rapport à 2023 ! Une forte progression qui s’explique par la réforme de la VAE appliquée en 2024 et les besoins importants de personnel qualifiés dans ces secteurs. En effet, les diplômes des métiers de la petite enfance font partie des plus demandés : avec plus de 1400 candidats présentés devant un jury en 2024, le CAP AEPE est le troisième diplôme le plus demandé en VAE au sein de l’Éducation nationale et représente à lui seul près de 5% de l’ensemble des parcours de VAE présentés devant un jury. Mais les diplômes d’état d’éducateur de jeunes enfants (DEEJE), d’auxiliaire petite enfance (DEAP), plus récemment le titre professionnel IEPE, et certains diplômes universitaires (licence, master, DU) ou certificats (CAFERUIS, CAFDES) qui permettent d’acquérir des notions de management, gestion, ou de droit pour d’accéder à des postes de coordination ou de responsabilité, sont également accessibles par la VAE.

Un travail d’analyse et de rédaction en deux livrets

S’engager dans un parcours de VAE est une démarche exigeante. Un parcours au long cours (4 à 9 mois selon le diplôme visé), une charge de travail conséquente qui demande de pouvoir dégager du temps en marge de sa vie de famille et de son activité professionnelle, de choisir le bon moment dans sa carrière, et d’y consacrer beaucoup d’énergie. « On a beau informer les personnes sur la difficulté du parcours, tant qu’elles n’y sont pas confrontées, elle ne se rendent pas bien compte du travail que cela demande », décrit Aurélie Delaval, coordinatrice de dispositif VAE pour le Centre Régional de Formation des Professionnels de l’Enfance (CRFPE). De l’écrit à l’oral, le parcours exige un travail de réflexion et d’analyse sur ses propres pratiques professionnelles qui nécessite de prendre du recul, de faire preuve d’une certaine ténacité et confiance en soi pour mener à bien son projet étape par étape :

  • Définir son itinéraire professionnel. En amont, le candidat à la VAE doit prendre le temps de réfléchir à son projet, en se demandant « quelle est ma véritable identité professionnelle ? » « quelles sont les compétences que je peux valoriser ? » et non pas « qu’est-ce que je veux être ? ». C’est auprès de l’organisme certificateur concerné ou de France VAE qu’il trouvera les modalités d’un parcours de VAE.
  • Le livret I, dit « de recevabilité ». Une étape purement administrative par le biais d’un formulaire dédié, téléchargeable sur vae.gouv.fr ou bien auprès de l’organisme certificateur. Le candidat renseigne son identité, le diplôme visé, sa situation actuelle, son parcours de formation, son expérience en lien avec la petite enfance. Après l’envoi du livret, une réponse lui est adressée dans un délai de deux mois. Une fois déclaré recevable le candidat peut passer à la rédaction du livret II, centré sur son expérience. 
  • Le livret II, dit « d’évaluation des acquis ». Dans un dossier argumenté et détaillé, le candidat exprime sa motivation, développe et justifie son parcours, et démontre, par sa capacité d’analyse et de synthèse, que ses acquis par l’expérience professionnelle ou extraprofessionnelle sont en phase avec les prérequis du diplôme qu’il prépare.

Notons que pour le TP IEPE par la VAE, si la démarche est réalisée par France VAE, on ne parle plus de livret I et II mais de dossier de faisabilité et de dossier de validation.

Un oral présenté devant un jury 

Pour clore le parcours, un oral – de 30 minutes à 4h selon le diplôme – soutenu devant un jury, vient valider tout ou partie des domaines de compétences exigés. Au-delà de ses capacités, la personnalité, la motivation du candidat et son niveau de langue comptent pour beaucoup dans la décision du jury. En cas de validation partielle, le candidat pourra valider les compétences manquantes ultérieurement, après avoir suivi une ou plusieurs formations correspondantes. Il ne peut qu’un seul dossier de VAE par an pour un même diplôme. En cas d’échec, le candidat peut être admis à suivre un cursus conduisant au titre visé.

Un jury de VAE est composé de professionnels salariés, indépendants, membres de professions libérales ou non-salariés, de retraités du secteur d’activité concerné. Il a pour mission d’analyser les compétences du candidat sur la base de son dossier, d’un oral et dans certains cas, d’une mise en situation professionnelle. A l’issue d’une délibération, le jury décide de l’attribution totale ou partielle ou du refus de la certification, et formule des préconisations. Un rôle qui exige neutralité, objectivité, égalité de traitement, confidentialité et solidarité entre membres de jury.

Un parcours ouvert à tous mais pas si accessible

Que l’on soit salarié, non salarié ou demandeur d’emploi, il suffit d’une expérience suffisante, en lien avec le diplôme espéré, pour entamer un parcours de VAE. Depuis la réforme de 2022, il n’est plus nécessaire de justifier d’une durée d’expérience professionnelle et de fournir des justificatifs, seul le déclaratif suffit. Les passerelles ainsi tissées entre les différents métiers offrent la possibilité aux professionnels de la petite enfance d’évoluer, de prolonger ou sécuriser un projet professionnel là où seul un diplôme le permettrait normalement. C’est une opportunité unique, qui permet à des personnes peu scolaires, qui auraient du mal à s’intégrer dans un cursus mais font preuve de réelles compétences et connaissances sur le terrain, d’accéder à plus de responsabilités, de trouver une progression stimulante dans leur vie professionnelle, par une voie détournée.

L’opportunité est bien là mais dans les faits, tous ne s’en sentent pas capables : « On peut être très compétent sur le terrain, mais le passage à l’écrit peut être très compliqué pour certains », reconnaît Aurélie Delaval. Et poursuit : « Une fois seul devant son livret, on doute de ses compétences. » Pour Elsa Hervy, déléguée générale de la Fédération Française des Entreprises de Crèches (FFEC)« il y a une vraie barrière psychologique à franchir, passer d’un diplôme infra-bac à un bac+3 paraît inaccessible ! On parle de personnes qui n’ont pas forcément confiance en elles à l’idée de se lancer dans un travail d’écriture qu’elles vont devoir aller défendre devant un jury. » Un accompagnement individuel et le soutien de l’employeur sont alors essentiels pour légitimer sa candidature aux yeux du candidat lui-même…

Être accompagné sur le fond et sur la forme

S’il est bien sur possible d’avancer seul, l’accompagnement joue un rôle fondamental dans la qualité du parcours de VAE et permet de gagner un temps précieux. Un accompagnement sur le fond autant que sur la forme, pour aider le candidat à prendre du recul sur sa pratique professionnelle, à choisir les expériences qu’il va mettre en avant, à verbaliser ses idées, à mettre en lumière ses compétences, à produire un écrit de qualité, à préparer son oral. Mais également à participer à des ateliers collectifs pour favoriser l’échange entre pairs et sortir de l’isolement. Après la délibération du jury, l’organisme accompagnateur propose souvent un entretien final afin d’étudier comment faire évoluer le parcours professionnel du candidat et l’orienter vers d’autres formations afin de cibler au mieux les compétences qu’il aurait besoin de développer.

« J’ai été accompagné par le service de formation continue de l’université de Montpellier, témoigne Cyrille Godfroy, EJE et coordinateur petite-enfance pour une communauté de communes, cofondateur du SNPPEC’est très bien d’avoir quelqu’un qui est en dehors du métier pour son regard extérieur, et son accompagnement sur la forme car on nous demande tout de même de produire un écrit universitaire, dans un vocabulaire adapté. Mais il me semble également important d’être conseillé par quelqu’un du cœur du métier pour ne pas être décalé et avoir un accompagnement sur le fond ». Ce type d’accompagnement peut être proposé en interne par le service RH de son entreprise ; par France Travail ou la mission locale pour les demandeurs d’emploi ; ou par un accompagnateur de parcours certifié Qualiopi référencé sur France VAE. Notons que depuis le décret du 10 avril 2024, tout salarié peut bénéficier d’un congé de VAE de 48 heures par session avec maintien de sa rémunération, pour se dégager du temps, bénéficier d’un accompagnement et passer son examen.

Les employeurs, pas suffisamment engagés pour la VAE

Bien que son accord ne soit pas indispensable, le soutien de l’employeur est un atout essentiel pour chaque candidat. S’engager dans un tel projet professionnel nécessite un soutien moral, un investissement financier et une certaine souplesse de l’employeur pour permettre au candidat de travailler son dossier, de s’absenter pour les éventuels stages et formations qui viendront compléter son expérience, en cas de validation partielle. Notons que l’employeur doit être bien conscient qu’en cas de validation partielle des domaines de compétences, il doit accompagner son employé jusqu’au bout de son projet…

Notons qu’en juillet 2026, la CNAF a voté un dispositif financier adressé aux gestionnaires, permettant de compenser l’absence des professionnels engagés dans une VAE pour un diplôme de catégorie 1, au-delà des 48 heures légales. Une aide de 100€/jour qui doit permettre le remplacement du professionnel concerné ou de compenser le moindre accueil des enfants durant les programmes d’accompagnement individuel ou collectif, ou les stages nécessaires au candidat pour valider certains modules.

Du point de vue de l’employeur, la VAE peut-être une excellente opportunité d’optimiser le temps et le coût de formation du personnel. Un projet qui souligne le rôle de formateur de l’entreprise, elle-même valorisée par la reconnaissance de qualification de son personnel et sa satisfaction personnelle. « Consolider la vie de l’équipe avec des diplômes, c’est quand même très enrichissant ! », relève Cyrille Godfroy. Pourtant certains professionnels de la petite enfance regrettent le manque d’investissement de leur employeur : « On ne nous pousse pas à passer d’autres diplômes, on manque d’information, on manque de confiance en nous et on n’ose pas, c’est le syndrome de l’imposteur ! En revanche à l’obtention du diplôme, on se sent légitime car on est vraiment jugé sur nos compétences et notre travail personnel », témoigne une candidate. 

De multiples possibilités de financement

Le financement des frais liés au parcours de VAE (information, dépôt de candidature, instruction de la recevabilité, accompagnement, organisation du jury) dépend du diplôme visé. Par exemple, pour les diplômes d’EJE et d’AP, le passage de l’examen est gratuit, ce qui n’est pas le cas pour le CAP AEPE. Grâce à la réforme de 2022, l’accompagnement à la VAE était entièrement financé par France VAE en 2023 et 2024. Mais le système n’a pu être pérennisé, ce n’est donc plus le cas aujourd’hui. Désormais, le candidat peut mobiliser son CPF, solliciter son employeur qui peut abonder son CPF si ses droits ne sont pas suffisants, faire appel à une OPCO, à un organisme certificateur, ou bien au plan de développement de compétences de son employeur. Les commissions paritaires interprofessionnelles régionales (Transitions Pro) peuvent également financer l’accompagnement et frais annexes de parcours de VAE. Le décret n°2026-678 publié le 27 avril 2026 précise les modalités de cette prise en charge. Certaines régions comme Centre-Val-de-Loire, Nouvelle-Aquitaine ou Bourgogne-Franche-Comté proposent des dispositifs financiers complémentaires.

En combinant différents financements, les demandeurs d’emploi peuvent espérer bénéficier d’une prise en charge à 100%. Sinon, un reste à charge peut parfois subsister. Mais notons que depuis le 8 mai 2026, le Conseil d’administration de France Travail a décidé de supprimer en toute discrétion toute aide à la VAE   

Craintes et préjugés tenaces autour de la valeur des diplômes

Depuis sa mise en place, la VAE ouvre de nouvelles perspectives de carrière vers ces métiers de la petite enfance qui peinent à recruter. « Avec la pénurie de candidats telle que nous la connaissons aujourd’hui, souligne Cyrille Godfroyla VAE est un précieux atout ! ». Créer des passerelles entre les métiers rend la filière plus dynamique et attractive, et offre des perspectives d’évolution séduisantes. Pourtant, « c’est un système qui est méconnu et les préjugés sont tenaces sur la valeur du diplôme. Il peut y avoir beaucoup de tensions autour de ce sujet », reconnaît Aurélie Delaval. Certains craignent de voir les diplômes dévalorisés ou même bradés par la VAE. Julie Marty-Pichon, EJE et présidente de la FNEJE, met en garde : « Dans certaines régions, la tension est telle sur les métiers de la petite enfance et les jurys sont tellement peu nombreux qu’ils en deviennent de moins en moins exigeants, sous la pression de l’institution ». Pour Aurélie Delaval, les jurys mériteraient simplement un peu plus d’homogénéité : « Certains sont plus exigeants que d’autres selon leurs parcours professionnels. Il serait intéressant d’harmoniser l’évaluation des candidats. » Cyrille Godfroy a pour sa part été impressionné par l’exigence de son propre parcours de VAE. « Voir concrètement ce qui est attendu en termes de dossier et d’investissement personnel m’a beaucoup rassuré, explique-t-il. Et continue : Bien que ce soit très différent des trois années de formation demandées (pour le diplôme d’EJE), cela induit une réflexion personnelle très intéressante. J’ai également été jury. Pour moi, un diplôme obtenu par voie directe et un diplôme obtenu par la VAE ont la même valeur. En recrutant, je ne vais pas vérifier d’où vient le diplôme, le choix de la personne dépend également de sa personnalité et de son parcours (…) ce n’est pas le diplôme qui fait les compétences ! ».

Si la FNEJE réclame des garde-fous pour garantir la qualité des diplômes délivrés par la VAE, c’est que la législation n’a cessé d’assouplir les conditions d’accès. En 2016, la « Loi Travail » El Khomry rabaissait la durée minimale d’activité exigée de 3 à 1 an « que l’activité ait été exercée de façon continue ou non », et permettait que soient prises en compte les périodes de formation initiale ou continue en milieu professionnel. Alors qu’elles n’étaient auparavant comptabilisées que pour les personnes peu ou pas qualifiées. La réforme de 2022 a poursuivi le même objectif : rendre la VAE plus simple et plus rapide, en supprimant la durée minimale d’expérience et en simplifiant la phase de recevabilité. « Je soutiens la VAE, maintient Julie Marty-Pichon (FNEJE)mais je veux juste que l’on s’assure qu’à parcours de formation différent, on arrive à un diplôme équitable ». Pour la FFEC, il n’y a pas de débat sur la question : « Il n’y a pas de sous-diplôme, s’agace Elsa HervyLes candidats sont challengés par un jury exigeant qui a une véritable expertise et les personnes qui accèdent à un diplôme par la VAE se questionnent probablement davantage sur leur métier que les diplômés de la formation initiale… ». 

Soutenir et harmoniser les jurys de VAE

Pour assurer des parcours de VAE de qualité, les organismes certificateurs recrutent des jurys. Mais depuis quelques années, avec l’explosion du nombre de candidats et le renforcement des exigences de qualifications dans les lieux d’accueil, les jurys sont trop peu nombreux. Il y a donc trop peu de sessions proposées chaque année, et beaucoup d’attente pour les candidats. Le député Joël Bruneau a d’ailleurs interpellé la ministre Stéphanie Rist à ce sujet dans une question écrite, en mai dernier…  

« Dans les Hauts-de-France, nous n’avons qu’un jury par an, remarque Aurélie Delaval. Pour moi ce n’est pas suffisant. Les candidats valident rarement toute leur VAE, souvent ce sont des validations partielles. Ils doivent donc repasser devant un jury à la session suivante. Deux ou trois jurys par an éviteraient d’attendre un an ou plus pour valider sa VAE. »

Être juré est pourtant une expérience enrichissante pour tout professionnel de la petite enfance qui apprécie de valoriser son expertise et échanger avec d’autres professionnels du secteur.C’est néanmoins une mission très exigeante, chronophage et peu valorisée. Les professionnels témoignent d’un manque de reconnaissance de leur engagement, d’une indemnisation insuffisante, de retards de paiement… De difficultés à se libérer pour une journée entière alors que les responsables de structure sont déjà confrontés à une pénurie de personnel. Enfin il semble que certaines VAE soient plus difficiles à apprécier, comme le DEAP et ses compétences liées aux soins. 

Pour rejoindre un jury, il est possible de candidater auprès d’un organisme certificateur. L’employeur est tenu d’accorder une autorisation d’absence, si elle est demandée au moins 15 jours à l’avance, avant le début de la session de validation. La rémunération sera maintenue par l’employeur qui peut en demander la prise en charge (comme les autres frais d’hébergement ou de déplacement) à l’OPCO dont il relève. Pour les travailleurs indépendants et non-salariés, une indemnité forfaitaire, ainsi que le remboursement des frais de transport, d’hébergement et de restauration peuvent être pris en charge par le fonds d’assurance formation dont ils relèvent.

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Laurence Yème

PUBLIÉ LE 22 novembre 2021

MIS À JOUR LE 21 juillet 2026

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