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Aide sociale à l’enfance : la part des familles d’accueil continue de baisser

Selon les premiers résultats publiés par la Drees, 404 600 jeunes étaient concernés par une mesure d’aide sociale à l’enfance (ASE) fin 2024. Une progression de 1,4 % en un an, marquée par la hausse des prises en charge de jeunes majeurs et par l’évolution des modes d’accueil, avec une baisse continue de l’accueil en famille d’accueil.

En 2024, l’Aide sociale à l’enfance (ASE) compte 404 600 mesures en cours, soit une hausse de 1,4 % par rapport à 2023. La progression était plus marquée en 2023 : +6,1 %. Parmi ces mesures, plus de la moitié concernent un accueil en dehors du domicile (familles d’accueil, foyers, etc.). Les 44 % restants sont des actions éducatives exercées en milieu familial, auprès de 180 000 jeunes, dont certains peuvent aussi bénéficier d’une mesure d’accueil.  Ces données apportent un premier aperçu des tendances nationales, en attendant la publication des données définitives prévue fin 2025.

Baisse de l’accueil chez les assistants familiaux

Dans le même temps, les modes d’accueil évoluent : la part des enfants confiés à des assistants familiaux diminue régulièrement, tandis que l’accueil en établissement et les autres solutions comme l’hébergement autonome ou le placement à domicile se développent ces dernières années. Fin 2024, 35 % des enfants confiés à l’ASE sont accueillis chez un assistant familial, contre 36 % fin 2023 et 38 % fin 2022.

L’accueil familial reste néanmoins un maillon central du dispositif. Il est la solution la plus adaptée pour les enfants, notamment les plus jeunes. La Drees a réalisé en 2021 une enquête nationale auprès des assistants familiaux en France métropolitaine. Elle a permis de dresser un portrait socioprofessionnel précis de cette profession : 38 000 assistants familiaux étaient alors recensés, accueillant environ 70 600 mineurs et jeunes majeurs de moins de 21 ans. Ce métier est très largement exercé par des femmes, même si les hommes y sont un peu plus présents qu’autrefois. La profession est vieillissante : la moitié des assistants familiaux ont plus de 55 ans, ce qui laisse prévoir de nombreux départs à la retraite dans les prochaines années. Les enfants accueillis chez des assistants familiaux présentent parfois des besoins spécifiques : certains bénéficient d’une reconnaissance de handicap et nécessitent un accompagnement adapté. La question de la formation et du soutien à ces professionnels est donc cruciale.

Source : étude de la Drees

Candice Satara

PUBLIÉ LE 04 septembre 2025

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