Lancement officiel de la réingénierie de la profession d’infirmière puéricultrice
Le ministère de la Santé a officiellement lancé la réingénierie de la profession d’infirmière puéricultrice à l’issue d’une rencontre, ce jour, entre les organisations représentatives et des membres du cabinet de la ministre Stéphanie Rist. Dans la foulée de ces échanges, un courrier a été adressé aux acteurs du secteur pour confirmer l’ouverture de ce chantier.
Dans cette lettre, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, souligne l’importance de ce chantier structurant : « J’ai le plaisir de vous informer du lancement de la réingénierie de la profession. Cette réingénierie s’inscrit pleinement dans la continuité du métier d’infirmier portée par la loi infirmière du 27 juin 2025. »
La ministre rappelle que cette loi a remis au centre des discussions l’avenir des spécialités infirmières et appelle à saisir cet élan pour revoir en profondeur une réglementation jugée ancienne. Elle insiste sur le rôle central des infirmiers puériculteurs diplômés d’État, tant à l’hôpital qu’en protection maternelle et infantile ou en santé scolaire. « Leur expertise auprès des nourrissons, des enfants et de leurs familles constitue un levier majeur pour la prévention, la promotion de la santé, le repérage précoce des vulnérabilités et la coordination des parcours », écrit-elle.
Adapter la profession aux enjeux actuels
L’objectif affiché de cette réingénierie est d’actualiser et de « renforcer le cadre d’exercice et de formation afin de mieux répondre aux enjeux actuels », souligne la ministre. Dans ce cadre, la direction générale de l’offre de soins (DGOS) organisera prochainement une réunion de cadrage destinée à recueillir les attentes des parties prenantes et à présenter la méthodologie ainsi que les différentes étapes du processus. Stéphanie Rist précise que les concertations s’appuieront sur plusieurs groupes de travail qu’elle souhaite « ouverts et propices à l’expression des contributions des parties prenantes ».
Accueil positif des représentants de la profession
Cette annonce a été accueillie favorablement par les représentants de la profession. Sur LinkedIn, l’ANPDE – Association Nationale des Puéricultrices(teurs) Diplômé(e)s et des Etudiants, par la voix de sa présidente Peggy Alonso, a salué la confiance accordée par le cabinet ministériel et réaffirmé sa mobilisation pour la santé de l’enfant et l’avenir de la profession. « Aujourd’hui, construisons demain ! », écrit-elle sur le réseau professionnel. Du côté du Collège des infirmiers puériculteurs, cette étape est également perçue comme un moment charnière. « Aujourd’hui est-il un grand jour ?! Après tant de faux départs de la réingénierie de la formation des puéricultrices, nous avons envie d’y croire ! », écrit l’organisme sur LinkedIn,
Candice Satara
PUBLIÉ LE 18 février 2026