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Le CESE crée une délégation aux droits des enfants pour replacer l’enfance au cœur des politiques publiques

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a officiellement installé, le 17 juin dernier, sa nouvelle Délégation aux droits des enfants. Présidée par Pierre-Alain Sarthou, conseiller au CESE et directeur général de la CNAPE, cette instance permanente « traduit la volonté du CESE d’inscrire la protection et la promotion des droits de l’enfant au cœur de cette nouvelle mandature et de ses travaux à venir.»  

Le CESE franchit une étape importante en créant une délégation spécifiquement dédiée à l’enfance pour répondre à la persistance des inégalités qui touchent les enfants et au manque de considération de leur point de vue dans les décisions publiques. Cette initiative s’inscrit dans la continuité des travaux déjà menés par l’institution sur l’aide sociale à l’enfance (ASE) (voir son avis publié en 2024), la santé mentale des jeunes ou encore la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant. « La délégation aura ainsi pour mission principale de mettre la lumière sur ces angles morts de l’action publique, en mobilisant l’expertise des organisations de la société civile pour formuler des recommandations urgentes, concrètes et opérationnelles. », précise un communiqué du CESE.

Quatre axes de travail pour faire progresser les droits de l’enfant

Au-delà de son rôle d’alerte et de conseil, la délégation aux droits des enfants s’est fixée plusieurs objectifs. Elle entend d’abord contribuer à construire une vision plus globale et décloisonnée des politiques de l’enfance. L’ambition est de dépasser les approches sectorielles afin d’examiner comment les questions liées à l’éducation, à la santé, au logement, à la lutte contre la pauvreté ou encore à l’environnement interagissent et influencent le quotidien des enfants. La délégation aura également pour mission d’identifier « les dysfonctionnements et les obstacles qui nuisent à l’effectivité des droits des enfants dans tous les champs de la vie économique, sociale, citoyenne et culturelle du pays  ». Autre enjeu majeur : développer une veille active sur les problématiques émergentes. L’objectif est d’être en mesure de repérer les signaux faibles concernant l’enfance avant qu’ils ne se transforment en crises.

Enfin, la délégation souhaite contribuer à faire évoluer les politiques publiques en s’inspirant des initiatives qui ont fait leurs preuves en France, mais aussi chez nos voisins européens et à l’international. Autre ambition de cette délégation : donner davantage de place à la parole des enfants. Conformément à la Convention internationale des droits de l’enfant, leurs avis devront être recueillis et pris en compte dans les travaux menés.

Une ambition affirmée pour la nouvelle mandature

Pour Claire Thoury, présidente du CESE, cette création marque un engagement fort de l’institution en faveur des droits de l’enfant. « Dans un contexte qui met chaque jour les droits des enfants à rude épreuve, le CESE s’engage à éclairer l’action publique en plaçant l’intérêt supérieur de l’enfant et l’expression de sa parole au cœur de nos réflexions et de nos propositions. »

Pierre-Alain Sarthou, qui en assurera la présidence, voit dans cette nouvelle structure un outil au service des décideurs publics, mais aussi des enfants eux-mêmes. « Je suis honoré d’en prendre la présidence et de pouvoir faire de cette nouvelle délégation un véritable outil au service des pouvoirs publics et des enfants, en formulant avec l’ensemble de ses membres des recommandations utiles, concrètes et à la hauteur des enjeux qui concernent les enfants aujourd’hui. »

Candice Satara

PUBLIÉ LE 18 juin 2026

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