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Arnaud Derosier, EJE : de la crèche à la Mam

Après avoir effectué la première partie de sa carrière professionnelle en crèche, Arnaud Derosier, EJE, exerce depuis août 2021 dans la Mam Les Tilleuls à Aureilhan, dans Les Hautes-Pyrénées. Un choix gagnant pour ce jeune papa de 36 ans qui ne se retrouvait plus dans le travail en EAJE et souhaitait recentrer sa pratique sur l’enfant.

Un an de psycho puis l’ITS de Tours

Ici point de reconversion. Arnaud Derosier a toujours eu envie de travailler auprès des jeunes enfants. Toutefois, à la fin de sa scolarité, ne sachant quelle orientation prendre, il opte finalement pour la fac de psychologie. « Au cours de cette année-là, en faisant des recherches, j’ai découvert le métier d’EJE. J’ai fait une prépa pour les concours carrières sociales et pendant celle-ci, j’ai eu l’occasion de faire des stages auprès d’EJE. Et cela a confirmé l’envie que j’avais d’en faire mon métier », confie Arnaud. Reçu à son concours d’EJE, il entre à l’ITS de Tours où, au bout de trois ans, il ressort diplômé.

Crèche municipale et crèche associative

Arnaud fait ses premières armes d’EJE au sein d’une structure municipale à mi-temps puis part pour une crèche à horaires atypiques (5h45-22h30), située à Agen, qui avait un partenariat avec l’hôpital d’à côté. Désireux de revenir vivre dans sa région d’origine, le jeune homme intègre une crèche associative de 25 berceaux à Vic-en-Bigorre, près de Tarbes. EJE de section, adjoint de direction et animateur d’un LAEP itinérant, il y reste 6 ans et demi. « L’évolution des conditions de travail, du métier devenu plus administratif avec beaucoup de gestion de planning, d’équipe, de pression autour du taux de remplissage… tout cela m’éloignait de l’essentiel c’est-à-dire de travailler auprès des enfants, d’être sur le terrain, et m’a finalement conduit à quitter la structure », explique Arnaud. En 2017, il s’en va donc avec un projet en tête : monter une Mam.

La Mam : un « bon compromis » pour Arnaud Derosier

« Ayant toujours travaillé en crèche, je savais que je ne voulais pas exercer seul chez moi. La Mam m’est apparue comme un bon compromis. On peut échanger avec les collègues, réfléchir ensemble sur la pédagogie, les pratiques. C’est tout cet aspect qui me plaisait et qui me plaît », souligne Arnaud Derosier. Une bonne façon aussi pour lui de concilier vie pro et vie perso puisqu’il a pu y accueillir sa fille.

Trois ans avant de voir naître la Mam

Mais le chemin sera long avant que Les Tilleuls voie le jour. Arnaud a d’abord travaillé avec deux assistantes maternelles sur le projet de Mam, mais les « aléas de la vie » ont fait que cela n’a pas fonctionné. Il n’abandonne pas et rencontre deux autres professionnelles avec lesquelles il crée Les Tilleuls. La principale difficulté rencontrée : trouver des locaux adéquats. Finalement, l’une des assistantes maternelles décide d’acheter une maison, qu’elle loue à l’association Mam Les Tilleuls. « Mes collègues ont ouvert à deux, précise Arnaud, car le projet a mis du temps à se monter, 3 ans, donc j’ai dû faire un remplacement dans une Mam lorsque j’ai obtenu mon agrément ». Et comme il ne voulait pas laisser les enfants qu’il accueillait, il a attendu la fin de l’année scolaire pour rejoindre Les Tilleuls, c’est-à-dire en août 2021.

Aucun regret

Depuis maintenant près de 2 ans, Arnaud travaille à la Mam Les Tilleuls et il s’y plaît ! Il a pu se recentrer sur l’enfant, le cœur de son métier, comme il le souhaitait. « Par rapport au rôle que j’avais en crèche, ici je peux être plus dans l’écoute et l’observation des enfants. Je connais parfaitement les habitudes de ceux que j’accompagne. Je perçois leurs évolutions et suis au plus près de leurs besoins », affirme-t-il. A noter que le projet pédagogique de la Mam est notamment axé sur la référence. Ici la délégation d’accueil est peu utilisée. « Tous les temps forts sont réalisés avec le référent, ce qui permet de créer des relations très personnalisées avec les enfants et les parents », indique-t-il à ce sujet. D’ailleurs, il apprécie aussi le fait d’avoir plus le temps pour échanger avec les familles. Et comme à la rentrée prochaine, sa fille entrera à l’école, il a souhaité adapter ses horaires afin de pouvoir s’occuper d’elle tous les mercredis. Pouvoir choisir ses contrats et son temps de travail, une autre souplesse du métier d’assistant maternel qui de fait ravit Arnaud Derosier.

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Caroline Feufeu

PUBLIÉ LE 25 mai 2023

MIS À JOUR LE 10 juin 2023

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