S’abonner

La vache orange

Nathan Hale et Lucile Butel

9,90 €

À 63 ans, la Vache Orange fait toujours son effet irrésistible. Cette version, tout en carton avec des coins arrondis pour convenir au moins de trois ans, donne même un coup de jeune à son style vintage et contraste avec le texte délicieusement désuet. Pour ceux et celles qui n’ont qu’un vague souvenir, voici son histoire fantaisiste qui fait tout son charme.

La Vache Orange s’est sauvée de son enclos et se sent malade. Elle rencontre un renard qui lui propose de l’abriter chez lui. Avec la force d’un parent capable de soulever des montagnes pour sa progéniture, il la transporte sur son dos jusqu’à son lit.

S’ensuit un dialogue improbable entre un renard attentionné qui sait se montrer ferme et une vache qui a peut-être de la fièvre – « c’est très, très difficile de prendre la température… avec un biberon » – mais surtout la langue verte et qui, en plus, a faim. Impatiente, elle mange sa paillasse. « La Vache n’est pas sage du tout » et « le renard est très en colère » mais pas rancunier du tout, en témoigne le plateau-repas que déguste la Vache dans son lit et le champagne qu’elle sirote et qui lui pique le nez : très efficace pour éternuer. La nuit qui suit se révèle cauchemardesque et drôle : un autorail au tournant dans une histoire pour enfant, c’est effrayant (même pour le renard)  !

La fin est tout aussi invraisemblable mais qu’importe. Ce conte, où la vache joue le rôle de l’enfant et le renard celui du parent, se transmet toujours de génération en génération. L’auteur Nathan Hale s’est inspiré de son fils Christopher, alors âgé de 8 ans, pour écrire cette histoire loufoque où l’imaginaire, transposé dans un quotidien d’enfant, est sans limite. Le résultat, absurde, est très drôle.

Dès 2 ans

Anne-Flore Hervé

PUBLIÉ LE 24 décembre 2024

Ajouter aux favoris

Laisser un commentaire