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Baisse de la natalité : les propositions de L’Unicef et VersLeHaut pour réinvestir dans l’école et la petite enfance

Alors que le projet de loi de finances pour 2027 doit être présenté aujourd’hui en Conseil des Ministres puis au Parlement, l’Unicef France et le think tank VersLeHaut adressent un message fort aux pouvoirs publics et aux candidats à l’élection présidentielle. Ils publient un rapport assorti de propositions, afin que les politiques éducatives tirent parti de la chute démographique de notre pays pour réinvestir dans le système éducatif. 

A la rentrée 2035, l’école française comptera 1,7 millions d’élèves de moins par rapport à 2025, soit une baisse de 14,2% de la population scolaire actuelle. Selon l’Unicef France et le think tank VersLeHaut, cette baisse des effectifs devrait générer une marge budgétaire d’au moins 5 milliards d’euros d’ici 2035. Des économies mécaniquement dégagées qu’ils proposent de réinvestir intégralement dans la qualité du système éducatif. Et d’engager une transformation profonde des pratiques et des organisations professionnelles, ainsi qu’à une attractivité accrue du métier d’enseignant. Car « investir sans changer les modes de fonctionnement du système éducation reviendrait à rater cette occasion historique pour le système éducatif français ». 

L’Unicef France et VersLeHaut proposent donc, dans un rapport, cinq principes directeurs pour guider l’action publique et cinq scenarii pour éclairer le débat public et présidentiel, accompagnés de recommandations transversales, afin que cette rupture démographique devienne un thème central de la séquence politique qui s’ouvre aujourd’hui, de la discussion budgétaire à l’élection présidentielle de 2027.

En Italie : la reconnaissance d’une priorité nationale pour la petite enfance

A découvrir dans ce rapport, l’analyse intéressante du modèle Italien, l’un des pays les plus âgés de l’Union Européenne et la manière dont le gouvernement a fait face à ces difficultés démographiques. Notamment par des mesures d’ajustement de la gouvernance scolaire, et des mesures d’investissement en faveur des familles : la volonté de maintenir des services scolaires dans des territoires menacés de dépeuplement, et la prévision d’investissements pour les crèches, les écoles maternelles et les infrastructures éducatives.

L’Unicef France et VersLeHaut en tirent 4 enseignements, dont, investir dans le petite-enfance. « L’un des aspects les plus positifs de l’expérience italienne réside dans la reconnaissance d’une priorité nationale pour la petite enfance, accompagnée d’investissements pour développer les crèches, écoles maternelles et infrastructures éducatives », souligne le rapport. 

Renforcer les professionnels non-enseignants auprès des enfants les plus vulnérables 

Le rapport de l’Unicef France et VersLeHaut recommande également de « Renforcer l’accompagnement des élèves a besoins éducatifs particuliers », afin que les investissements portent sur la priorité aux élèves les plus vulnérables. En premier lieu, il suggère le renforcement du nombre d’enseignants, pour permettre le déploiement d’enseignants spécialisés supplémentaires pour accompagner les élèves en situation de handicap et des élèves allophones. Puis le développement de la formation continue des enseignants.

Par ailleurs, le rapport précise que « renforcer les équipes non enseignantes constitue un levier essentiel d’amélioration de la réussite scolaire et du climat éducatif ». Il encourage donc à renforcer les équipes non enseignantes intervenant auprès des élèves les plus vulnérables, soit des professionnels tels que les EJE en maternelle et en classe passerelle. Une évolution qui devrait s’accompagner « d’une meilleure coordination des équipes pluridisciplinaires et d’une formation renforcée aux enjeux d’inclusion, de santé mentale et de prévention du décrochage ».

Découvrir le rapport 

Laurence Yème

PUBLIÉ LE 01 octobre 2026

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