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Étude : Les enfants des ménages modestes plus exposés et vulnérables à la pollution de l’air

Une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) met en évidence les disparités de santé des jeunes enfants en lien avec la pollution de l’air. 10 % des enfants concentrant les effets observables.

La vulnérabilité  à la pollution est accentuée avant le premier anniversaire, impliquant des soins liés à des pathologies respiratoires.


Inégalités d’exposition en fonction du niveau de vie

Les jeunes enfants vivant dans les ménages les plus aisés et modestes en France sont les plus exposés aux particules fines.

La concentration de la pollution dans les villes affecte les plus aisés, tandis que les moins aisés vivent souvent dans des zones plus polluées.


Fragilité et hospitalisations chez les enfants de ménages modestes

Les enfants modestes sont plus fragiles à la naissance, avec un risque 1,5 fois plus élevé de naître prématurément comparativement aux  plus aisés.  « Les enfants les plus affectés par un surcroît de pollution de l’air dans leur première année sont avant tout des enfants dont l’état de santé à la naissance est moins favorable:18,7 % sont nés prématurément, contre 5,9 % parmi les 50 % les moins affectés. » précise l’étude.

Même parmi les enfants nés à terme, les enfants issus de ménages les plus modestes nécessitent davantage de soins à la naissance.

Des hospitalisations en urgence pour asthme et bronchiolite avant le troisième anniversaire sont plus fréquentes chez les plus modestes, soulignant les disparités dans l’accès aux soins respiratoires. Les scientifiques de l’étude précisent qu’une diminution de l’exposition moyenne annuelle aux principaux polluants atmosphériques d’environ 1 % sur la première année de vie, « 1 800 cas hospitalisés d’asthmes et 6 100 prises en charge d’enfants avec des délivrances de médicaments anti-asthmatiques seraient évités. »


Disparités de l’accès aux soins respiratoires

Les enfants surexposés rencontrent plus fréquemment des recours aux soins respiratoires, avec des risques plus élevés d’hospitalisations en urgence.

Cependant, les délivrances de médicaments contre l’asthme en pharmacie de ville sont moins fréquentes chez les plus modestes, soulignant des inégalités dans l’accès, le recours et l’observance des traitements.


Voir l’étude

Isabelle Hallot

PUBLIÉ LE 04 janvier 2024

MIS À JOUR LE 10 juin 2024

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