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Grève du 2 octobre : la petite enfance cherche sa place

L’intersyndicale appelle à une nouvelle journée de mobilisation ce jeudi 2 octobre. Les professionnels de la petite enfance sont encouragés à rejoindre le mouvement par plusieurs organisations. Mais la participation risque, une nouvelle fois, d’être faible.

Comme le 18 septembre, le Syndicat National des Professionnels de la Petite Enfance (SNPPE)  sera au rendez-vous le 2 octobre pour défendre les droits des pros de la petite enfance. Le message est clair : « 2 octobre : toutes et tous mobilisé·es ! Nos droits piétinés ; Nos salaires bloqués; Nos métiers méprisés.», écrit le syndicat dans un post Instagram.

Du côté de la CGT, le syndicat appelle les professionnels à rejoindre le mouvement. « Nous, salariées et salariés du lien, refusons d’être traités comme invisibles. Nous demandons la reconnaissance de nos métiers. Nous exigeons une société plus juste et une autre répartition des richesses. », martèle le mouvement sur Facebook.

« Il y a de la grogne, reconnaît Stéphane Fustec, représentant de la CGT services à la personne Les professionnels expriment un malaise croissant face à l’absence de reconnaissance, aux difficultés de terrain ou encore l’intégration des micro-crèches à la convention collective des services à la personne, vécue comme une régression. Mais cette colère reste diffuse.» Même si les mobilisations restent faibles, il observe tout de même une petite vague.« Il y a des professionnels qui ont choisi de se mettre en grève de manière isolée et spontanée. Je ne désespère pas, on va y arriver », affirme-t-il, convaincu que la multiplication des difficultés finira par provoquer une mobilisation plus large et coordonnée.

Les assistantes maternelles, encore peu mobilisées

Pour Véronique Delaître, secrétaire générale du syndicat national FO des emplois de la famille, les syndicats tentent de plus en plus d’inclure les problématiques de la petite enfance dans leurs revendications, mais cela reste très marginal. « Lors des grandes manifestations, les assistantes maternelles ne représentent qu’une infime partie, et les médias généralistes ne relaient pas ces sujets. Peut-être qu’elles se mobiliseront davantage cette fois-ci, compte tenu des difficultés liées notamment au nouveau CMG. On a tout de même perdu 50 000 assistantes maternelles ces dernières années, ce n’est rien. »

Le S.P.A.M.A.F choisit une autre voie

L’organisation ne participera pas à la grève du 2 octobre 2025. « Le syndicat estime que chacun est libre de faire part de ses revendications de la manière qui lui est propre. Nos actions se concentrent sur la défense permanente des métiers sur le terrain et lors de réunions paritaires. Notre combat est donc actif quotidiennement », indique Henriette Amiel, secrétaire générale du S.P.A.M.A.F.

Candice Satara

PUBLIÉ LE 01 octobre 2025

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