La CGT et le SNPPE appellent les professionnels de la petite enfance à la grève le 1er octobre
De nombreuses professions seront en grève le 1er octobre prochain. A leurs côtés, la CGT, à laquelle s’est rallié le SNPPE, invite le secteur de la petite enfance à se mobiliser.
Dans un tract qu’elle vient de diffuser, la CGT appelle tous les professionnels de la petite enfance à faire grève le 1er octobre prochain et à manifester pour réclamer des salaires plus hauts et des meilleures conditions de travail notamment.
« La marchandisation du secteur de la petite enfance, soutenue par une déréglementation croissante, entraîne des conséquences désastreuses : bas salaires, conditions de travail dégradées, mauvaise qualité d’accueil des enfants, tarifs exorbitants pour les familles, déqualification des professionnel∙les, pénurie de personnel et manque chronique de places d’accueil », pointe du doigt la CGT, avant d’indiquer qu’elle « s’est toujours opposée à cette marchandisation et n’a eu de cesse d’alerter sur les graves dérives qui en découleraient. Elles entraînent aujourd’hui des conséquences dramatiques, comme le décès d’un bébé dans une micro-crèche de Lyon, illustrant les dangers d’un système qui privilégie la rentabilité au détriment de la sécurité et du bien-être des enfants. » Le syndicat dénonce dans son tract l’immobilisme du gouvernement et le fait qu’il « s’obstine à vouloir financer du low-cost et met sous silence ces dérives ».
Les revendications, en détail :
• La revalorisation significative de l’ensemble des salaires de la filière pour l’accueil collectif comme individuel
• Un modèle de service public de la petite enfance en dehors du secteur marchand avec des acteurs non lucratifs (associatif ou public).
• Le développement en nombre suffisant de modes d’accueil diversifiés dès la fin du congé maternité, dans le cadre d’un service public de qualité : accueil collectif, familial, au domicile des parents, adapté aux horaires de travail et aux besoins des enfants.
• Le dégagement des financements croisés nécessaires : État, collectivités territoriales, Sécurité sociale (Caf).
• La conditionnalité des subventions à des critères éthiques.
• La réforme de la PSU (prestation de service unique) pour baisser la pression sur le taux de remplissage imposé aux structures.
• L’abaissement des contributions financières parentales, la CGT revendiquant à terme la gratuité du service public.
• La prise en compte de la pénibilité, permettant un départ anticipé à la retraite avant 60 ans.
• La mise en place de filières de formation initiale et continue, dans le cadre de l’Education nationale et du service public pour les personnes désirant accéder aux métiers de la petite enfance.
CF
PUBLIÉ LE 27 septembre 2024
MIS À JOUR LE 30 septembre 2024