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L’ACEPP réagit à la parution du rapport Igas-Igf sur les micro-crèches 

Après la Fneje, la FFEC… c’est au tour de l’Association des Collectifs Enfants Parents Professionnels (ACEPP) de prendre la parole suite à la publication du rapport Igas-Igf « Micro-crèches : modèles de financement et qualité d’accueil », lundi 25 mars dernier. Dans un communiqué diffusé aujourd’hui, elle indique souscrire aux préconisations du rapport et appelle la ministre à passer à l’action. 


La Ministre déléguée à l’Enfance, à la Jeunesse et aux Familles, Sarah El Haïry, avait annoncé dans son discours d’ouverture du Printemps de la petite enfance, lundi 25 mars dernier, que le rapport Igas-Igf sur les modèles de financement et la qualité d’accueil des micro-crèches serait rendu public dans la foulée. Un rapport très attendu par les acteurs du secteur de la petite enfance, dont les réactions ne se sont pas faites attendre.   


Des préconisations dans la continuité du travail engagé pour la qualité d’accueil 


Par voie de communiqué paru ce jour, l’ACEPP prend acte des préconisations du rapport et des premières intentions de la ministre, évoquées dans une interview aux Pros de la Petite Enfance, qui « vont dans le sens de la continuité du travail engagé et en particulier autour du Bonus Attractivité », estime l’association. 


L’ACEPP insiste notamment sur l’une des priorités, énoncées par Sarah El Haïry, dans le cadre de la mise en place du Service Public de la Petite Enfance : « Offrir une place de qualité à chaque enfant de moins de 3 ans à un prix raisonnable ». Pour l’association, chaque famille doit pouvoir avoir accès à un mode d’accueil répondant aux mêmes critères en termes de qualité d’accueil, de personnel qualifié et correctement rémunéré, de répartition équilibrée sur le territoire, de mixité sociale, et de tarif adapté aux revenus de chacun. 


Les 5 recommandations de l’ACEPP 


Pour y parvenir, l’ACEPP énonce quelques pistes d’évolution :

● l’abandon du cadre dérogatoire accordé aux micro-crèches (qualification des référents techniques, taux d’encadrement et diplômes du personnel) ;

● la remise en question du financement PAJE ;

● les réformes du CMG (Complément Mode de Garde) et du CIFAM (Crédit Impôt Familles) afin que les financements restent affectés à la branche Famille au bénéfice de toutes les familles ;

● l’intégration des MAM dans les modes d’accueil collectif ;

● la modernisation du statut des crèches familiales.


Elle conclut, encourageant la ministre à « se mettre en marche, d’un bon pas et avec détermination », et assure son soutien à « toutes démarches allant dans ce sens au service des enfants, des parents et des professionnels afin de répondre aux besoins de places d’accueil et à la pénurie de professionnels, en collaboration avec les collectivités locales, prochainement Autorités Organisatrices. » 


Lire le communiqué 

Laurence Yème

PUBLIÉ LE 04 avril 2024

MIS À JOUR LE 10 juin 2024

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