Lactalis procède au rappel de six lots de lait infantile en France et dans 18 pays
Le géant français des produits laitiers Lactalis a annoncé mercredi 21 janvier 2026 un rappel volontaire de six lots de lait infantile de sa marque Picot, distribués en France et dans plusieurs autres pays du monde. Cette mesure, prise « par précaution », intervient après la détection d’une possible contamination par une toxine bactérienne.
Selon le groupe, le rappel fait suite à la détection, lors d’analyses complémentaires, de céréulide dans le produit reconstitué (c’est-à-dire après préparation du biberon). Cette substance d’origine bactérienne peut provoquer, lorsqu’elle est ingérée, des diarrhées et des vomissements, notamment chez les nourrissons les plus fragiles. Le problème est lié à « un fournisseur international qui propose de l’ARA », un oméga rentrant dans la composition de certains laits infantiles, a précisé Lactalis à l’AFP.
Produits et pays concernés
Les six lots concernés sont des formats de :
- Picot Nutrition Quotidienne 1er âge (formats 400 g, 800 g et 850 g),
- Picot Nutrition Quotidienne 2ᵉ âge (800 g et 850 g),
- Picot AR 2ᵉ âge (800 g).
Ces produits ont été distribués en réseau pharmaceutique et en grande distribution en France. Outre l’Hexagone, 18 pays sont également concernés par ce rappel, notamment en Europe, en Amérique latine et en Asie (Espagne, Chine, Australie, Mexique, Colombie, Pérou, Koweït, etc.).
Aucune alerte sanitaire formelle en France à ce stade
Dans son communiqué, Lactalis se veut rassurant soulignant qu’aucun signalement officiel d’intoxication ou de maladie liée à ces lots n’a été rapporté à ce jour par les autorités françaises. Le rappel est donc présenté comme une mesure préventive. Il y a quelques jours, le groupe Nestlé avait également procédé à un rappel volontaire de laits infantiles dans une soixantaine de pays en raison de la présence potentielle de « céréulide ». Les autorités sanitaires françaises ont par ailleurs annoncé mardi l’ouverture d’investigations à la suite du décès d’un nourrisson ayant consommé un lait infantile fabriqué par Nestlé, sans qu’un lien de causalité n’ait, à ce stade, été établi.
PUBLIÉ LE 21 janvier 2026