Modes d’accueil : La Visio avec Adrien Taquet boycottée par les syndicats d’assistantes maternelles
Chaque semaine, depuis la crise sanitaire et notamment ce » troisiéme confinement », Adrien Taquet, le secrétaire d’État à l’Enfance at aux familles convie les acteurs des modes d’accueil à une Visio conférence. Ce matin, 13 avril, l’intersyndicale * de l’emploi à domicile a refusé d’intervenir au cours de cette réunion. Un boycott assumé et assorti de revendications.
#ASSMATMEPRISEES. C’est en brandissant des pancartes portant ce slogan que les représentants des 5 syndicats d’assistantes maternelles invitées à participer à la désormais traditionnelle visio-conférence avec le secrétaire d’État à l’enfance et aux familles, Adrien taquet, ont manifesté leur colère. Et ont annoncé leur décision de boycotter la réunion. Elles ont donc refusé de prendre la parole tout en informant l’ensemble des participant, par écrit, des motifs de leur mécontentement et de leurs revendications. Revendications reprises dans un communiqué diffusé en début d’après-midi.
Dans ce communiqué l’intersyndicale explique qu’après « l’énorme cafouillage et les décisions contradictoires intervenues autour du 1 avril, les syndicats ont décidé cette action pour réclamer des mesures immédiates pour les assistantes maternelles ».
Les mesures réclamées
• « Rendre les assistants maternels éligibles à la vaccination immédiate pour les celles qui le souhaitent
• Permettre aux Assistantes maternelles d’avoir un droit de retrait leur ouvrant droit à une indemnisation à 100% si elles craignent pour leur santé, particulièrement pour le femmes enceintes
• Assurer un maintien du salaire à 100% pour les professionnelles vulnérables ou celles obligées à renoncer à leur travail pour s’occuper de leurs enfants de moins de 16 ans
• Augmenter l’aide aux MAM (ndlr 3€ par jour et par place fermée ou inoccupée pour celles qui ont un loyer ou des remboursements de prêts immobilier) et qu’elle soit versée fin avril au plus tard
• Verser une prime à celles contribuant à l’accueil des enfants de soignants
• Maintenir l’abattement dont elles bénéficient normalement pendant la période d’activité partielle. »
Le communiqué conclut « l’intersyndicale reste mobilisése ( …) et au-delà de la concertation, appelle à l’action ».
Pour Liliane Delton (UNSA PRO ASSMAT), « la concertation est trop générale. Nous avons voulu cette opération coup de poing pour être entendues. Pour qu’il n’y en ait pas que pour les crèches. Nous voulons par exemple que soit clarifiée cette notion d’absolue nécessité. Car les parents, même en télétravail nous confient leurs enfants, on sait que le domicile de l’assistante maternelle peut être un lieu de contamination et nous ne voulons pas mettre notre santé en danger ». Liliane Delton a par ailleurs regretté que les associations d’assistantes maternelles, lors la Visio-conférence, n’aient pas été solidaires de l’action de l’intersyndicale et se soient exprimées.
Ce à quoi Sandra Onyszko, porte-parole de l’Ufnafaam répond : « Même si nous pouvons comprendre le mécontentement des syndicats qui relèvent des situations problématiques – d’ailleurs nous-mêmes avons été extrémement sollicités par des assistantes maternelles en difficultés- nous ne pouvions nous associer à cette démarche de boycott qui n’est pas, selon nous, constructive ».
Quant à Marie-Noëlle Petitgas, présidente de l’Anamaaf, elle explique : « Si nous sommes d’accord avec les revendications soulevées par les syndicats, la méthode d’action choisie c’est-à-dire de ne pas prendre la parole ne permet pas de faire avancer les discussions. »
*CGT du commerce, des Services et de la distribution, CSAFAM, FGTA/FO, SPAMAF, UNSA FESSAD
C.L
PUBLIÉ LE 13 avril 2021
MIS À JOUR LE 18 août 2021