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Petite enfance : le plan d’urgence prévoit 3 millions d’euros pour l’accueil individuel
Le plan d’urgence de 90 millions pour la petite enfance annoncé par la ministre Stéphanie Rist ne concerne pas seulement les crèches financées par la PSU. Il comporte aussi plusieurs mesures en faveur de l’accueil individuel. On fait le point sur ces mesures qui doivent encore être approuvées par le conseil d’administration de la CNAF.
Ces mesures sont estimées dans leur globalité à un maximum de 3 millions d’euros supplémentaires d’octobre 2026 à fin 2027, compatibles avec les enveloppes d’investissement prévues par la COG. Toutes ces évolutions ne sont pas encore définitivement acquises. Elles doivent encore être examinées par le conseil d’administration de la CNAF début octobre. L’objectif, précisé dans la note envoyée aux membres de la commission d’action sociale et du CA de la CNAF : : « attirer davantage de candidats au métier ; promouvoir une meilleure qualité d’accueil des enfants, notamment via l’adaptation des lieux d’accueil aux enjeux de la transition écologique et aux recommandations. »
Une prime d’installation portée de 1 200 à 1 400 euros
Première mesure proposée : augmenter de 200 euros la prime d’installation des assistantes maternelles, qui passerait de 1 200 à 1 400 euros à compter du 1ᵉʳ octobre 2026. Cette prime est aujourd’hui versée à l’occasion du premier agrément d’une assistante maternelle, qu’elle exerce à son domicile ou en MAM. L’aide permet notamment de participer à l’achat du matériel de puériculture ainsi que de matériel éducatif et pédagogique nécessaire au démarrage de l’activité. Elle est versée en une seule fois. La CNAF propose désormais d’y intégrer les dépenses destinées à améliorer le « confort d’été » du lieu d’accueil. Concrètement, la prime pourrait donc contribuer au financement de matériels de rafraîchissement. Le document cite notamment les dispositifs de ventilation, comme les brasseurs d’air ou la climatisation.
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Une prime de renouvellement de matériel
Jusqu’à présent, la prime d’installation était versée en une fois au moment de l’obtention de l’agrément. Elle ne permet donc pas d’accompagner une assistante maternelle qui doit forcément au bout de quelques années renouveler ses équipements ou adapter son domicile. La CNAF propose de créer une prime de renouvellement de l’équipement pouvant atteindre 1 400 euros. Elle pourrait être demandée à condition de respecter un délai minimum de dix ans entre deux demandes. Le document ne précise pas si une partie de cette aide devra nécessairement être consacrée au « confort d’été ».
Pour les MAM, une aide au démarrage portée à 7 000 euros
Les maisons d’assistantes maternelles sont également concernées. La CNAF propose de faire passer leur aide au démarrage de 6 000 à 7 000 euros pour les MAM créées à partir du 1ᵉʳ octobre 2026. Il est précisé dans la note : « Afin de permettre aux nouveaux projets d’intégrer dès l’ouverture la question du confort d’été des locaux, il est proposé d’intégrer dans la liste des dépenses autorisées la thématique du rafraichissement des locaux. ». Actuellement, cette aide au démarrage permet d’acheter : du matériel électro-ménager (lave-linge, lave-vaisselle, réfrigérateur, aspirateur, etc.) ; des revêtements de sol ; des poussettes ;des matériels éducatifs. Il s’agit bien d’une aide à la création de nouvelles MAM et non d’une aide générale destinée à toutes celles qui sont déjà en activité.
L’aide à la MAM est soumise à plusieurs conditions. La MAM doit avoir signé la charte de qualité et sa localisation doit avoir été validée par la CAF. L’objectif est d’éviter qu’une nouvelle implantation ne déstabilise l’offre d’accueil déjà présente. La MAM doit également s’engager à maintenir son activité pendant au moins trois ans. À défaut, l’aide au démarrage peut faire l’objet d’un remboursement. Enfin, cette aide n’est pas cumulable avec une intervention du Plan d’investissement pour l’accueil du jeune enfant (PIAJE).
Candice Satara
PUBLIÉ LE 24 septembre 2026