PMI : les consultations pour enfants ont augmenté en 2023
Une étude de la Drees publiée ce 29 octobre dresse un panorama de l’activité des services de protection maternelle et infantile (PMI) de 2020 à 2023. Malgré une baisse des naissances, le nombre de consultations et de visites à domicile des PMI reste globalement stable.
Fin 2023, les PMI ont réalisé plus d’un million de consultations pour les enfants et près de 542 000 visites à domicile (VAD). Ces activités représentent près des deux tiers de leur travail individuel, devant les consultations de santé sexuelle (29 %) et les actions auprès des mères (13 %). Malgré une baisse du nombre de naissances, le nombre de consultations pour enfants a augmenté en 2023, tandis que les visites à domicile ont légèrement diminué. Les consultations de santé sexuelle ont légèrement progressé (+3 %), mais le nombre d’entretiens a baissé.
Des écarts importants selon les départements
L’activité des PMI n’est pas la même partout. Pour 1 000 enfants de moins de six ans, on compte en moyenne 271 consultations et 131 visites à domicile par an en 2023. Mais certains départements vont bien au-dessus (plus de 329 consultations et 179 visites), tandis que d’autres restent bien en dessous. Des disparités territoriales qui pourraient s’expliquer par la pénurie de professionnels dans certains territoires.
Les puéricultrices, au coeur du dispositif
Fin 2023, près de 10 900 personnes exercent en équivalents temps plein (ETP) dans les PMI. Si le nombre total d’effectifs est resté stable au cours de la dernière décennie, la composition des équipes a évolué : la part des puéricultrices a augmenté de 5 points, représentant désormais 4 900 ETP, soit 45 % des effectifs. En revanche, la proportion de médecins a diminué, passant de 19 % il y a dix ans à 13 % des ETP fin 2023. Un chiffre que la plate forme « Assurer l’avenir de la PMI » estime très inquiétant. Elle appelle à un grand rassemblement le mercredi 5 novembre 2025 à 10h30 devant le ministère de la Santé, pour alerter sur une situation devenue intenable.
Candice Satara
PUBLIÉ LE 29 octobre 2025