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Rapport Igas-Igf sur les micro-crèches : la réaction de la Fneje

Suite à la publication du rapport Igas-Igf « Micro-crèches : modèles de financement et qualité d’accueil », lundi 25 mars dernier, la Fédération nationale des éducateur.trices de jeunes enfants rappelle dans un communiqué qu’il est primordial de mettre fin aux dérogations dont bénéficient à l’heure actuelle les micro-crèches.


Lors de son discours d’ouverture du Printemps de la Petite Enfance 2024, lundi 25 mars, la ministre déléguée chargée de l’Enfance, la Jeunesse et des Familles, Sarah El Haïry, avait annoncé que le rapport Igas-Igf serait rendu public et avait même dévoilé les principales conclusions. Un rapport attendu par tous les acteurs du secteur et qui a engendré un certain nombre de réactions dont celle de la Fneje. Dans son communiqué, en préambule, la Fédération souligne : « Nous tenons d’abord à faire la distinction entre : les professionnel·les désabusé·es du système des crèches classiques qui décident, pour retrouver du sens à leur travail, de créer leur micro-crèche, (et) les gestionnaires du privé lucratif, du plus petit aux mastodontes que sont les 4 grands du secteur. »


Puis, la Fneje pointe du doigt d’une part la « réglementation dérogatoire au Code de la Santé Publique » qui leur est accordée et d’autre part le financement Paje de la grande majorité de ce type de structures, considéré par beaucoup comme opaque. Elle fait également remarquer que le rapport relève des points qu’elle-même avait déjà mis en avant à savoir : un mode d’accueil coûteux pour les familles, qui devait « dynamiser les territoires ruraux », ce qui ne fut pas le cas, ou encore « L’absence de professionnel·les dit·es diplômé·es ou de catégorie 1, que ce soit en encadrement direct des enfants ou en référence technique » qui « est un facteur de risque sur le plan de la qualité d’accueil ».


La Fneje plutôt en phase avec les recommandations du rapport

Des recommandations qui vont dans le bon sens, selon la Fneje, excepté celle relative à la préscolarisation des enfants de deux ans. « Ces enfants ne peuvent pas être la variable d’ajustement des politiques publiques, dans le système éducatif de « l’école maternelle » qui n’est pas adapté à l’accueil et l’accompagnement des très jeunes enfants (aménagement des lieux, formation des professeur·es des écoles, taux d’encadrement, objectifs pédagogiques) », affirme-t-elle ainsi.


Enfin, si la Fneje est favorable au rapprochement du cadre réglementaire des micro-crèches avec celui des petites crèches, annoncé par Sarah El Haïry, elle regrette que « la fin de la présence d’un·e seul·e professionnel·le jusqu’à trois enfants alors que nous savons que c’est un risque majeur pour la sécurité des enfants » ne soit plus d’actualité. 

Et conclut son communiqué : « (…) il y a urgence à mettre en place dès maintenant l’accueil du 1er enfant par deux professionnel·les en charge de l’encadrement des enfants. C’est une question de sécurité physique primordiale et un gage d’une qualité de vie des conditions de travail élevées favorisant l’attractivité de nos métiers. »


Lire aussi l’interview exclusive de Sarah El Haïry


Voir ci-dessous le communiqué de la Fneje

Communiqué de la Fneje
https://lesprosdelapetiteenfance.fr/sites/default/files/communique_fneje_-_rapport_igas_igf_micro-creches.pdf

CF

PUBLIÉ LE 02 avril 2024

MIS À JOUR LE 10 juin 2024

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Une réponse à “Rapport Igas-Igf sur les micro-crèches : la réaction de la Fneje”

  1. Maria azemard dit :

    Les jeunes enfants sont les pupilles d’un pays, les personnes concernées doivent contribuer à leur santé d’aujourd’hui comme cela de demain. La santé n’a pas de prix, soyons tous concernés.

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