Maltraitances : quand la sécurité intérieure est mise à mal
24 septembre 2024En réaction à l’actualité de ces dernières semaines – l’institutrice qui a frappé une élève de petite section à Paris, la sortie des Ogres de Victor Castanet et le procès des salariées de Villeneuve-d’Ascq pour maltraitance – un reportage de la chaine d’info LCI s’inquiète de l’impact psychologique des maltraitances subies a la crèche ou à l’école, sur les enfants. Agressivité, difficultés à l’école, peur du noir, angoisses, les séquelles peuvent être multiples. Le docteur Catherine Salinier confirme : « Bien sûr qu’un enfant qui a été victime de maltraitance ou de négligence en crèche de façon répétée, que les violences soient physiques ou psychologiques, peut être confronté à un retard du développement ». Elle explique que ces enfants peuvent se mettre en retrait, avoir des troubles du comportement car ils se sentent insécurisés.
Cette sécurité intérieure, essentielle à leur développement, c’est ce que l’on travaille en crèche, dès le plus jeune âge, par la manière dont on prend soin de l’enfant. « Quand cette sécurité affective est mise à mal, explique Karine Moulin, psychologue clinicienne, si on ne répond pas à ses besoins, ou de façon inadaptée, voire violente, s’il est dévalorisé, c’est l’insécurité psychique qui prend le dessus avec le risque d’entraver l’estime de soi et la confiance en soi comme la confiance en l’autre ». Les spécialistes détaillent donc quelques signaux d’alerte à prendre en considération pour repérer enfants en souffrance et éventuels dysfonctionnements dans la qualité d’accueil, et conseillent aux parents confrontés a cette situation d’en parler avec la directrice ou la psychologue de la structure, et d’être accompagné.