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Quand la surexposition aux écrans amoindrit le langage et mène à la violence

30 avril 2024

Dans une tribune publiée hier, François Durovray, président (Nous France) du Conseil Départemental de l’Essonne, alerte sur le rôle de la surexposition aux écrans dans la montée de la violence chez les jeunes et son impact significatif sur l’apprentissage du langage. Président d’un département meutri par cette violence juvénile, il témoigne de « vecteurs de passage à l’acte identiques : surexposition aux écrans, utilisation intensive des réseaux sociaux, addiction aux jeux vidéo, banalisation de l’accès à la pornographie en ligne… », des pratiques de plus en plus courantes chez les jeunes. Il constate que la montée de la violence coïncide avec une baisse du niveau de langage : « Lorsque les mots se raréfient et que les relations se complexifient, les jeunes se tournent vers la violence pour s’exprimer. Car ils ne savent plus formuler, appréhender et gérer une situation de conflit. Avec les écrans, l’altérité est devenue une chose complexe à appréhender. » Ainsi, en Essonne, la PMI s’engage tout particulièrement sur la détection précoce des troubles du comportement et du langage, avant 3 ans, a mis en place des actions pour favoriser le lien parent-bébé et la socialisation de l’enfant, fait de la prévention sur les écrans à destination des parents et assistantes maternelles. L’élu réclame « une action coordonnée avec l’État, la petite enfance et la communauté éducative pour sensibiliser et agir contre les dangers de l’utilisation des écrans ». Il apporte également son soutien à la proposition de loi des députés Genevard et Vermorel : « Le gouvernement doit l’intégrer dans le référentiel national des critères d’agréments des centres de PMI afin que mes homologues présidents de département et moi-même puissions agir concrètement pour garantir sa mise en œuvre sur l’ensemble du territoire », affirme-t-il.

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