Stéphanie Rist, nouvelle ministre des Familles
La composition du gouvernement, annoncé hier soir, a été publiée au Journal Officiel ce matin lundi 13 octobre. Stéphanie Rist, devient ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées
Trente-quatre ministres dans ce nouveau gouvernement Lecornu (dit Lecornu 2) mais toujours pas de ministre de l’Enfance ! Le secteur devrait donc dépendre de Stéphanie Rist, nommée ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées. La députée Renaissance du Loiret depuis 2017 succède donc pour partie à Catherine Vautrin, appelée aux Armées. L’ex-patron de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, lui, hérite du travail et des solidarités. Il faudra lire avec attention les décrets d’attribution pour bien comprendre comment au nom des Solidarités, il pourrait intervenir aussi sur le secteur de l’enfance et de la petite enfance.
Stéphanie Rist, une pro de la santé avant tout
Médecin rhumatologue au CHU d’Orléans, Stéphanie Rist, 52 ans, est entrée en politique en 2017, en étant élue députée de la première circonscription du Loiret sous l’étiquette macroniste. Réélue en 2022, elle a occupé les fonctions de rapporteure générale de la commission des affaires sociales jusqu’à la dissolution de 2024. Lors des législatives, post dissolution, elle est parvenue conserver son poste.
La députée du Loiret est avant tout une spécialiste de la Santé qu’elle connait bien. Et à L’Assemblée nationale, elle a essentiellement travaillé sur ces sujets : en 2019, elle fut co-rapporteure du projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé. et a soutenu et porté les deux projets de loi visant à améliorer le système de santé et à faciliter l’accès aux soins.
Pas de ministre déléguée à l’Enfance
Stéphanie Rist, comme sa prédécesseur Catherine Vautrin sera épaulée par une ministre déléguée en ce qui concerne l’Autonomie et les Personnes handicapées en la personne de Charlotte Parmentier-Lecoq, chargée de l’autonomie et des personnes handicapées qui, déjà membre des gouvernements Barnier et Bayrou, garde le même périmètre ministériel. En revanche, personne n’a été nommé pour l’enfance et la petite enfance auxquelles elle ne s’est pas vraiment intéressée et qu’elle connait peu.
On peut imaginer qu’elle se reposera sur la Haute-commissaire à l’Enfance Sarah El Haïry, qui n’a aucun pouvoir réglementaire ou budgétaire… Un sacré handicap.
Néanmoins ce grand vide autour de la petite enfance n’est pas encore une fois de nature à apaiser les inquiétudes et insatisfactions du secteur, car les dossiers urgents sont pléthores : accueil individuel, décrets et arrêtés liés à la loi dur le plein emploi et encore à la Réforme des services aux familles notamment, revalorisations salariales et formation. Espérons que la nouvelle ministre saura s’entourer de collaborateurs, fins connaisseurs du secteur.
Son premier chantier : le PLFSS 2026
Le premier gros dossier que la nouvelle ministre aura à défendre devrait être celui du Projet de loi sur le financement de la Sécurité Sociale (PLFSS). Sujet à haut risque s’il en est, puisque c’est le PLFSS 2025 qui avait fait tomber le gouvernement Barnier à l’automne 2024.
Catherine lelièvre
PUBLIÉ LE 13 octobre 2025