Vigilance accrue face aux tiques dès le printemps, surtout chez les jeunes enfants
Avec le retour des beaux jours, les tiques réapparaissent. Ces petits acariens parasites représentent un risque sanitaire non négligeable, en particulier pour les jeunes enfants. Les autorités scientifiques, comme l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (l’INRAE) avec le programme CiTIQUE, tirent la sonnette d’alarme sur le manque de vigilance au début du printemps, période où les piqûres sont souvent détectées trop tard, augmentant ainsi les risques d’infection.
Les enfants de moins de 10 ans, notamment ceux de 0 à 5 ans, sont 2 à 3 fois plus souvent piqués que les adultes. Ce constat résulte de milliers de signalements collectés par le programme CiTIQUE depuis 2017, avec une majorité des piqûres survenues dans les jardins, les forêts ou même à proximité des habitations. Ces jeunes enfants passent plus de temps au sol ou dans l’herbe, ce qui les rend plus vulnérables. Il est donc essentiel de renforcer la surveillance corporelle après chaque sortie en nature. L’INRAE rappelle « qu’une tique a huit pattes, pas d’antennes et est toute petite. (de 3 et 8 millimètres). »
Les bons réflexes de prévention
La prévention passe d’abord par des gestes simples mais efficaces : habiller les enfants avec des vêtements longs et clairs, éviter de les laisser jouer directement dans les herbes hautes, et inspecter soigneusement leur corps (cuir chevelu, oreilles, aisselles, plis de peau, jambes) au retour d’activités extérieures. Il est aussi possible d’utiliser des répulsifs adaptés à l’âge de l’enfant. Le programme CiTIQUE encourage également le signalement des piqûres sur le site www.citique.fr ou via l’application mobile, contribuant ainsi à la recherche et à la cartographie des zones à risque. Le site citique-tracker, met à disposition toutes les données de signalement de piqûre par tranche d’âge et régions informe l’INRAE.
Lire aussi notre article : Piqûres de tique : 8 points clefs pour les prévenir et bien réagir
Que faire en cas de piqûre ?
Si une tique est repérée, il faut l’enlever sans délai à l’aide d’une pince fine ou avec les ongles, en la tournant doucement comme une vis, sans l’écraser. Plus elle reste fixée longtemps (au-delà de 24 h), plus le risque d’infection augmente. Si une tache rouge s’élargit autour de la zone de piqûre dans les jours suivants, il faut consulter rapidement un médecin. Ça peut être le signe que la tique était porteuse de la bactérie responsable de la maladie de Lyme, explique l’INRAE dans son communiqué de presse. « 9,9 % des tiques en moyenne sont porteuses d’un agent potentiellement pathogène.
14,5 % des tiques sont porteuses de la bactérie responsable de la maladie de Lyme.
5 % des tiques sont co-infectées par au moins 2 agents potentiellement pathogènes », rappelle l’INRAE. Un traitement antibiotique précoce permet d’éviter des complications dermatologiques, musculaires ou neurologiques.
Source : INRAE
Isabelle Hallot
PUBLIÉ LE 01 mai 2025