Protection de l’enfance : la Caisse des Dépôts annonce un plan d’investissement de 550 M€ d’ici 2028
À l’occasion du Congrès des Départements de France, la Caisse des Dépôts et le ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes Handicapées ont annoncé un plan majeur en faveur de l’enfance protégée. Une enveloppe globale de 550 millions d’euros sera mobilisée d’ici 2028 pour moderniser l’Aide sociale à l’enfance (ASE) et améliorer le parcours des enfants placés.
La Caisse des dépôts a annoncé jeudi 13 novembre une nouvelle enveloppe de prêts pour renforcer l’accompagnement des jeunes de l’aide sociale à l’enfance (ASE) destinée à financer la rénovation et la construction de 7 000 places d’hébergement. Au total, ce sont 550 millions d’euros qui seront mobilisés d’ici 2028. « L’enfance protégée doit devenir une grande cause collective pour offrir à chaque enfant un parcours digne, stable et porteur d’avenir. En mobilisant 550 millions d’euros et en associant ses expertises, le groupe Caisse des Dépôts s’engage aux côtés des Départements et des acteurs de terrain pour les soutenir dans des actions concrètes », a déclaré Olivier Sichel, directeur général de la Caisse des Dépôts, dans un communiqué.
Une nouvelle enveloppe pour créer ou rénover 7 000 places
Cette initiative s’inscrit dans la continuité du rapport remis en janvier 2025 par Olivier Sichel qui pointait les difficultés structurelles du secteur et appelait à une transformation profonde. Pour Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes Handicapées, cette mobilisation marque un tournant. Elle rappelle que l’enveloppe de 350 millions d’euros de prêts bonifiés lancée en 2025 a déjà permis d’améliorer près de 650 places d’accueil dans six régions. « Ces réalisations sont les premiers jalons d’un effort collectif qui permettra de rénover ou de construire 7 000 places d’ici 2028 », souligne-t-elle.
Quatre priorités pour transformer durablement l’ASE
L’ambition affichée repose sur quatre orientations essentielles. La première consiste à adapter et développer les capacités d’accueil et l’accompagnement des jeunes, afin de répondre aux besoins croissants et à la diversité des situations. La seconde vise à lutter contre la pénurie de professionnels, un enjeu majeur pour la qualité de l’accompagnement. La troisième concerne la mise en place de services numériques permettant un suivi plus efficace des parcours. Enfin, la quatrième priorité porte sur le renforcement de l’accès aux droits et de l’autonomie des jeunes, notamment au moment crucial de leur sortie du dispositif.
Candice Satara
PUBLIÉ LE 14 novembre 2025