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Lors de la Folle Semaine de la crèche des Buissardoux, il n’y a pas d’âge pour rencontrer l’art

Du 22 juin au 3 juillet, l’association Les Buissardoux, à La Boisse (Ain), transforme son multiaccueil en véritable lieu de création artistique. Spectacles, ateliers, concerts et exposition rythmeront cette deuxième édition de la Folle Semaine. Un projet qui défend l’accès à la culture dès le plus jeune âge et affirme la place essentielle de l’éveil artistique dans l’accompagnement des tout-petits. 

Et si la découverte de l’art commençait dès les premières années de vie ? C’est le pari de l’association Les Buissardoux, à La Boisse, qui organise la deuxième édition de la Folle Semaine, un festival d’éveil artistique et culturel destiné aux jeunes enfants et à leurs familles. Pendant deux semaines, spectacles, concerts, ateliers, danse, peinture, chant lyrique ou encore cirque vont s’inviter dans le quotidien des tout-petits, avec une conviction forte : il n’y a pas d’âge pour rencontrer l’art. Derrière ce projet original se trouve Delphine Debiesse, animatrice petite enfance aux Buissardoux depuis neuf ans, mais également conteuse professionnelle. Passionnée de culture et sensible à toutes les formes d’expression artistique, elle se souvient parfaitement du moment où elle a eu le déclic.

Une idée née d’un trajet en voiture

« Un matin, en me rendant au travail, j’écoutais France Musique. Ils parlaient de La Folle Journée de Nantes, un événement qui vise à rendre la musique et la culture accessibles au plus grand nombre. J’ai trouvé l’idée formidable. En arrivant à la crèche, j’en ai parlé à mes collègues en leur disant : “Et si on faisait quelque chose de similaire ici ?” » À l’origine, Delphine imagine une journée consacrée à l’art. Mais très vite, l’équipe voit plus grand. Une journée semble trop courte pour explorer toute la richesse des propositions artistiques qu’elle souhaite offrir aux enfants. L’idée évolue alors vers une semaine entière de découvertes culturelles. La première édition est organisée dans un délai très court, avec peu de moyens, mais beaucoup d’énergie. « De nombreux parents sont venus jouer de la musique ou proposer des interventions. Tout le monde avait envie de participer à l’aventure », se souvient Delphine Debiesse.

Faire de la culture un élément du quotidien

Une nouvelle professionnelle, Pascaline Boyer, éducatrice de jeunes enfants, rejoint ensuite le projet. Après plusieurs années passées en microcrèche, elle retrouve dans cette initiative des pratiques qu’elle défend depuis longtemps : « Dans mes expériences précédentes, j’ai souvent travaillé autour de l’éveil culturel et artistique. Quand j’ai découvert ce projet, j’ai immédiatement eu envie de m’y investir. », se souvient-elle.

Très vite, l’équipe nourrit l’ambition d’aller plus loin. Un dossier est déposé auprès de la CAF afin d’obtenir un soutien financier permettant de développer le festival. La réponse est encourageante : une aide de 2 800 euros est accordée pour cette deuxième édition, contre environ 500 euros de budget l’année précédente. Cette enveloppe permet notamment de rémunérer les artistes invités, un point particulièrement important pour les organisatrices. « Nous voulions reconnaître leur travail. Quand on parle de culture, il est essentiel de rappeler que derrière chaque spectacle, chaque atelier ou chaque concert, il y a des professionnels qui créent, transmettent et partagent leur savoir-faire », précise Pascaline Boyer. 

Des enfants naturellement ouverts à toutes les formes d’art

Pour les professionnelles des Buissardoux, les tout-petits sont souvent capables d’une curiosité et d’une ouverture que les adultes sous-estiment. « Les enfants n’ont pas les préjugés que peuvent avoir les adultes, estime Delphine Debiesse. Ils ne se demandent pas si telle musique est faite pour eux ou si tel style artistique est trop compliqué. Ils sont ouverts à tous. Ils peuvent écouter du chant lyrique, du jazz, de la musique africaine ou assister à un spectacle de danse avec la même curiosité. »

Cette ouverture guide l’ensemble de la programmation. Les propositions artistiques sont multiples et permettent aux enfants de découvrir des univers très différents. Ateliers d’arts plastiques, peinture, chant lyrique, danse tournoyante, spectacles musicaux, concerts, cirque ou encore DJ set spécialement conçu pour les jeunes oreilles se succéderont tout au long du festival.

D’autres artistes ont construit des projets spécifiquement pour la petite enfance. Une musicienne et une danseuse de tournoiement présenteront par exemple un spectacle conçu à partir d’une résidence menée au sein de plusieurs crèches. Leurs observations du comportement, des réactions et des centres d’intérêt des jeunes enfants ont nourri la création artistique. Certains intervenants sont des connaissances de l’équipe, tandis que plusieurs parents participent, eux aussi, à la programmation en proposant des moments musicaux.

Une culture accessible à tous

Au-delà de la programmation, la Folle Semaine porte un message fort autour de l’accès à la culture. L’équipe souhaite montrer aux familles que les lieux culturels leur appartiennent également. « Nous voulons transmettre l’idée que les musées, les expositions, les spectacles ou les concerts sont ouverts à tous. La culture n’est pas réservée à une catégorie sociale particulière. Elle doit être accessible aux enfants, aux parents, aux grands-parents, etc », insiste Pascaline Boyer.

Cette philosophie se retrouvera notamment dans le Petit Musée Insolite, une exposition proposée tout au long de l’événement au sein du Relais Petite Enfance (RPE). Pensé comme un espace de découverte et de curiosité, ce musée invite petits et grands à porter un regard différent sur les objets et les œuvres qui les entourent. Contrairement aux spectacles, ateliers et concerts, qui sont réservés aux familles et assistantes maternelles accueillies par le multi-accueil et le Relais Petite Enfance des Buissardoux en raison des contraintes de capacité d’accueil du bâtiment, cette exposition pourra être ouverte au public lors de créneaux dédiés et dans le respect d’une jauge définie. Les partenaires du projet seront également conviés à un vernissage organisé au Relais Petite Enfance de La Boisse afin de découvrir cette exposition et de célébrer le travail mené tout au long de l’année.

La manifestation se clôturera le 3 juillet par un temps festif réunissant familles, enfants et artistes. Une façon de célébrer deux semaines de découvertes, de rencontres et d’émotions partagées, mais aussi de rappeler que l’éveil artistique et culturel peut commencer dès les premiers pas de la vie.

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PUBLIÉ LE 16 juin 2026

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