Doucement, grand monstre gourmand !
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Jamais deux grands monstres sans trois ! Après le vert, puis le rouge, voici le grand monstre gourmand qui vient à point nommé en cette période « halloweenesque ». Mais va-t-il vraiment effrayer les tout-petits ? Force est de constater que cette étrange bestiole aux yeux exorbitants et rougeoyants sur fond noir aurait plutôt tendance à les attirer.
Mais ici, pas de découpes comme dans les deux précédents albums pour attiser le suspense. L’auteur change de registre en reprenant le principe du « conte-randonnée » et en y associant une chanson que les tout-petits peuvent écouter (grâce à un QR code) en tournant les pages dans un rythme effréné, porté par des percussions et un phrasé cadencé.
Mais reprenons au début de l’histoire… Tout commence un matin où le grand monstre décide d’avaler une tique. Peu d’espoir que la tique en question puisse échapper à la mâchoire volumineuse qui occupe la double-page. La pauvre bestiole ne peut qu’atterrir directement sur l’estomac du grand monstre. Et une tique sur l’estomac, ça pèse…
Alors pour se débarrasser de la tique, le grand monstre avale des fourmis pour qu’elles croquent la tique. Quelle idée ! Des fourmis, ça grattouille. Alors pour croquer les fourmis, le grand monstre avale un caméléon sans se demander au préalable si c’est bon. Ce qui l’importe, c’est de se débarrasser des fourmis qui n’ont en revanche pas croqué la tique qui, elle, continue à peser sur son estomac…
Voilà donc le grand monstre dans une bien mauvaise posture et l’histoire ne s’arrête pas là. Chauve-souris, chacal et ours vont tour à tour rejoindre la tique dans l’estomac – qui ressemble désormais à une ménagerie – du glouton… jusqu’à ce que ce dernier décide de tenter le tout pour le tout en avalant un lion. Mais il suffit d’entendre le rugissement du fauve pour deviner la chute qui a un air « d’avaleur avalé ».
En attendant, petits et grands auront bien rigolé en écoutant la chanson et en scandant le texte qui joue avec délectation sur les rimes et les répétitions.
Anne-Flore Hervé
PUBLIÉ LE 26 octobre 2026