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Jean-Christophe Combe, ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées : « Nous organiserons durant l’automne une grande concertation sur le service universel d’accueil du jeune enfant »

Le ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Jean-Christophe Combe, nous a fait l’honneur d’ouvrir cette grande journée. Un discours axé sur le Service public de la petite enfance, la pénurie de professionnels et l’attractivité des métiers.

Dans son discours, il a tout d’abord abordé le service public de la petite enfance, promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Il a souligné la qualité de l’avis rendu par le CESE sur la question et il a évoqué « un chef de filât » sans plus de précision. Même si on le sent, les communes semblent prédisposées à tenir ce rôle. Un chantier d’envergure donc auquel il va s’atteler avec toutes les parties prenantes. « Nous organiserons durant l’automne une grande concertation sur le service universel d’accueil du jeune enfant, auprès de toutes les personnes concernées, au-delà des conseils consultatifs compétents », a-t-il ainsi annoncé. Et de préciser : « Nous consulterons ainsi parallèlement : les parents eux-mêmes bien sûr, dans le cadre d’une grande enquête publique sur leurs attentes à l’égard du futur service universel d’accueil du jeune enfant, portée par le Conseil National de la Refondation dans le cadre de son chantier « Plein emploi » ; Les professionnels qui feront vivre ce service public nouveau, au travers du Comité de filière « Petite enfance » (…) et les représentants des collectivités locales, à commencer par les communes, historiquement très impliquées dans la conduite de cette politique publique au plus près de nos concitoyens. »

Mais « le défi le plus urgent », selon lui, c’est celui de la pénurie de professionnels et de l’attractivité des métiers. Il a remercié la Cnaf pour son étude qui a permis d’établir une cartographie précise des besoins.

« C’était un préalable indispensable pour engager un dialogue informé et responsable avec les autorités compétentes pour l’ouverture de places de formation initiale », a-t-il affirmé. Et a déclaré : « Sur la base de ses résultats, j’enverrai aujourd’hui un courrier invitant officiellement mon collègue ministre de l’Education Pap Ndiaye et la présidente de Régions de France Carole Delga à travailler avec moi pour en tirer toutes les conséquences. »

Sur la revalorisation des professionnels de la petite enfance, sujet sur lequel il a fait des propositions le 22 septembre dernier lors de la séance plénière du Comité de filière, il a rappelé que l’Etat soutiendrait les revalorisations salariales du secteur. « J’ai confiance que les partenaires sociaux sauront prendre les leurs (ndlr : leurs responsabilités) en négociant et en concluant les accords indispensables à homogénéiser vers le haut les conditions de travail et de rémunération dans le secteur », a-t-il insisté. Puis il a confirmé, la réforme du « Cmg pour tous », présente dans le PLFSS 2023 ainsi que l’extension du Cmg aux 6-12 ans pour toutes les familles monoparentales. Une réforme que les assistantes maternelles attendent depuis plus de 10 ans et qui permettra de rendre plus accessible ce mode d’accueil.

Après son élocution, le ministre a accepté de répondre à quelques questions de Catherine Lelièvre. Interrogé sur l’arrêté du 29 juillet et les dispositions concernant la possible embauche de personnes non diplômées dans les EAJE, il a clairement affirmé qu’il ne reviendrait pas dessus. Puis, sur le fait de savoir s’il serait prêt à fermer des places si la qualité d’accueil et la sécurité des enfants n’étaient pas assurées, il a répondu par l’affirmative. Pour le ministre, « la sécurité et la qualité d’accueil du jeune enfant priment sur toute autre considération ». Enfin, à la question : mettrez-vous tous les moyens nécessaires notamment via une COG bien dotée pour pouvoir mettre en œuvre les promesses du gouvernement ? « Je ne suis pas le seul décisionnaire dans l’élaboration de la COG. Toutefois, je ferai tout mon possible pour peser dans les moyens qui seront mis à la disposition de la Cnaf pour garantir les grandes ambitions que j’ai », a-t-il affirmé.

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Caroline Feufeu

PUBLIÉ LE 03 octobre 2022

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