Coup d’accélérateur pour la scolarisation des moins de 3 ans
Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, et Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des Femmes, lancent une mobilisation collective en faveur de la scolarisation des moins de 3 ans. « En stimulant précocement les capacités linguistiques physiques et intellectuelles des enfants, et en les initiant à la vie en commun, la scolarisation précoce constitue un levier important pour restaurer l’égalité des chances, et permet au parents de concilier plus facilement vie professionnelle et vie familiale » expliquent-elles.
Les deux ministres souhaitent qu’à la rentrée 2016, le nombre d’enfants inscrits à l’école dés 2 ans augmentent de façon significative pour atteindre dans les zones défavorisées au moins 30% d’enfants de moins de trois ans d’ici 2017. Et ce pourcentage est porté à 50% pour les enfants scolarisés en REP (réseaux d’éducation prioritaire renforcés). Rappelons qu’en 2015, plus de 90 000 enfants âgés de 2 à 3 ans ont fréquenté l’école maternelle
Collaboration avec les PMI et les EAJE
A la rentrée 2016, de nouveaux moyens seront donc mis en oeuvre pour favoriser la scolarisation des 2 ans. Les CAF seront associées à cette mobilisation afin d’informer les familles concernées. Les écoles maternelles avec des classes recevant de très jeunes enfants devront en tenir compte dans les modalités de l’accueil proposé : accueil différé selon la date de naissance du futur écolier, adaptation des locaux, accueil prioritaire pour les enfants du secteur, projet pédagogique et éducatif spécifique, horaires d’entrée et de sortie assouplis etc. « La qualité de la prise en charge éducative, (des moins de 3 ans) notent les deux ministères, s’appuie sur la collaboration avec les collectivités territoriales, les CAF et les services en charge de la petite enfance (PMI et EAJE) »
On le sait, la scolarisation précoce des petits dés 2 ans ne fait pas l’unanimité chez les professionnels, enseignants et psychologues notamment. Ceux qui sont contre arguent que l’école n’est pas adaptée aux besoins des plus jeunes et que les enseignants ne sont pas formés pour les accueillir.
Des formations spécifiques
Conscients de ces critiques, les deux ministères prévoient une formation spécifique pour les enseignants accueillant en classe des enfants de moins de trois ans. « Des formations communes pluri-catégorielles associant professeurs des écoles, ATSEM et parfois éducateurs de jeunes enfants vont être organisées afin de permettre aux personnels de maîtriser les connaissances, compétences et gestes professionnels spécifiques à l’accueil et à la scolarisation de très jeunes enfants en ménageant un dialogue confiant avec les parents ».
C.L
PUBLIÉ LE 04 avril 2016