Etude : la sieste favoriserait la mémoire des tout-petits
De nouvelles recherches, récemment publiées dans le Journal of Sleep Research, montrent que les enfants de 24 mois ont une meilleure capacité de mémorisation que ceux de 15 mois. Et les enfants de 2 ans qui faisaient une sieste faisaient preuve de plus de précision dans la mémorisation que leurs pairs qui ne dormaient pas. Le sommeil semble ainsi jouer un rôle crucial dans la consolidation de la mémoire, où les souvenirs à court terme se transforment en souvenirs à long terme. Durant le sommeil, le cerveau réorganise et renforce les connexions neuronales, améliorant ainsi l’apprentissage et la mémorisation.
Dans leur étude, Neele Hermesch et son équipe ont examiné si le sommeil et l’interaction des soignants pendant le visionnage de contenus télévisés influençaient la consolidation de la mémoire chez les nourrissons de 15 et 24 mois. Ils ont utilisé le paradigme de l’imitation différée pour évaluer la mémoire des enfants.
L’étude a inclus 51 nourrissons de 15 mois et 54 de 24 mois, divisés en groupes selon qu’ils faisaient ou non une sieste après l’apprentissage, ainsi qu’un groupe témoin. Les nourrissons du groupe sieste devaient dormir pendant au moins 30 minutes dans les quatre heures suivant la séance d’apprentissage.
Le rôle de la sieste dans le processus de mémorisation
Les résultats ont montré que les enfants de 24 mois se souvenaient mieux des sessions d’apprentissage que ceux de 15 mois. Plus les enfants de 2 ans dormaient longtemps dans les quatre heures suivant la séance, plus grande et plus précise était leur mémorisation. Les commentaires des soignants pendant la vidéo n’ont pas eu d’incidence et le temps d’écran quotidien des nourrissons déclaré par les parents n’a pas été corrélé à la capacité de reproduction des actions.
Les chercheurs ont conclu que le sommeil peut aider les tout-petits à mémoriser les contenus d’écran, mais notent que les activités présentées n’étaient pas particulièrement intéressantes pour les enfants et que l’interaction avec les soignants était limitée. Selon eux, des études futures pourraient explorer des scénarios plus significatifs pour les nourrissons avec des conseils plus élaborés, afin de mieux comprendre ces mécanismes de mémoire.
L.Y
PUBLIÉ LE 12 mars 2024
MIS À JOUR LE 10 juin 2024