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La Maison Bleue dans le collimateur du SNPPE

Dans un communiqué publié hier soir 28 février, le SNPPE dénonce les graves dysfonctionnements révélés par de nombreux parents et salariés. Et demande à Catherine Vautrin, la publication immédiate du rapport IGAS portant sur ce groupe de crèches.

Dans ce communiqué intitulé « Groupe La Maison Bleue : des dysfonctionnements graves signalés. Pour éviter un nouveau scandale à l’échelle d’Orpéa », le syndicat rappelle que, depuis plusieurs mois, des témoignages de parents et professionnels « révèlent des situations inacceptables : maltraitance institutionnelle, conditions de travail déplorables, non-respect des obligations salariales, mise en danger des enfants et des professionnels, ainsi qu’une quasi-opacité de gestion interne. » . Après avoir cité des cas très précis, le SNPPE poursuit : « les alertes sont corroborées par des articles de presse relatant la fermeture administrative de plusieurs crèches gérées par La Maison Bleue ».
Dès lors, se référant à l’enquête IGAS diligentée en mai 2024, sur le groupe La Maison Bleue, le SNPPE écrit : « nous exigeons que ce rapport soit rendu public sans délai ».

Les 4 demandes du syndicat

  1. la publication des conclusions du rapport IGAS
  2. la mise en place d’un contrôle renforcé sur toutes les crèches du Groupe la Maison Bleue et le contrôle de deux groupes de crèches par an
  3. la sanction des pratiques illégales pour garantie droit des salariés
  4. la protection des lanceurs d’alerte

Le communiqué se termine par cette phrase qui sonne comme un slogan destiné à la ministre Catherine Vautrin : « les enfants et les professionnels de la petite enfance méritent mieux. Il est temps de réagir avec détermination.».

La période contradictoire n’est pas terminée

Pour rappel, ce type de rapport est contradictoire et La Maison Bleue, à qui le rapport a été remis, dispose encore de 15 jours pour échanger avec l’IGAS qui décidera de tenir compte ou pas  dans son rapport définitif des remarques et précisions fournies par le groupe. On dit ce rapport de 600 pages assez sévère, voire à charge, notamment sur la partie comptable serait plus nuancé sur ce qui concerne la gestion des cas de maltraitance et plus globalement sur la « qualité d’accueil » alors même que ce sont sur ces points que les critiques portent.
Pour rappel aussi, la publication du rapport ne peut être décidée que par la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, Catherine Vautrin qui pour l’heure, n’en n’aurait pas  eu formellement connaissance.

Contactée, Claire Laot, directrice générale de La Maison Bleue rappelle qu’elle n’a pas le droit d’évoquer le rapport avant sa publication, mais sur les points relevés par le SNPPE, elle précise : « Nous avons eu en 2024 plus de 350 contrôles PMI et de nombreux contrôles caf. Donc clairement nos crèches ne sont pas sous-contrôlées. Par ailleurs, il est vrai que nous avons eu des retards de paiement dans les salaires dus à un changement de logiciel, et non pas à des problèmes de trésorerie. ».
A suivre donc.

Catherine Lelièvre

PUBLIÉ LE 01 mars 2025

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