Pas de bébés à la consigne prépare une mobilisation nationale à l’automne
Le collectif Pas de bébés à la consigne prend les devants. Pour faire entendre ses revendications dans le débat public à l’approche des élections présidentielles, il appelle à une journée nationale de mobilisation le 8 octobre prochain.
Dans un communiqué publié ce lundi 15 juin, Pas de bébés à la consigne lance un nouvel appel aux professionnels de la petite enfance. Au printemps prochain, auront lieu les élections présidentielles, « cruciales pour l’avenir du pays ». Pour faire entendre leurs exigences, le collectif invite donc tous les professionnels à se mobiliser le 8 octobre 2026, partout en France : « Professionnel.les de l’accueil de la petite enfance, manifestons-nous auprès des candidats à la présidence de la République et à la fonction de député́ ! ».
Des mesures à la hauteur du diagnostic
En effet, voilà de nombreuses années que le diagnostic est posé, sur la situation du secteur de la petite enfance, estime le collectif. Les nombreux rapports, publiés ces dernières années ont mis en évidence la pénurie de professionnels, le manque d’attractivité de métiers, les conditions de travail qui se dégradent, les rémunérations peu attractives, les normes d’encadrement insuffisantes, mais également l’accueil individuel en manque de reconnaissance… « Les responsables gouvernementaux le savent mais ne prennent pas les mesures à la hauteur. Publier des référentiels de qualité́ d’accueil ne suffira pas à la rétablir, si la situation n’est pas modifiée pour garantir à chaque enfant un accueil sécurisant et bienveillant tout en permettant aux professionnel∙les d’exercer leurs missions dans des conditions dignes et respectueuses », assure Pas de bébés à la consigne.
Taux d’encadrement, conditions de travail et accueil individuel
Déterminé, le collectif précise ses principales revendications :
- Un taux d’encadrement minimum de 1 adulte pour 4 bébés, 1 pour 5 enfants à l’horizon 2030.
- Améliorer les conditions de travail, par un meilleur accès à la formation continue, l’analyse de pratique, des professionnels rémunérés « à leur juste valeur, responsabilité et compétence, de façon équitable sur tout le territoire », et la prise en compte de la pénibilité́ dans l’exercice professionnel quotidien mais également dans le calcul des retraites.
- Soutenir l’accueil individuel, par une meilleure reconnaissance du métier, une formation initiale et continue plus riche, et « un financement et de salaires à la hauteur des enjeux ».
- Aller vers la gratuité des modes d’accueil des jeunes enfants, en alignant le reste à la charge des familles sur la base du quotient familial et en permettant dès maintenant la gratuité pour les familles vivant sous le seuil de pauvreté.
Laurence Yème
PUBLIÉ LE 15 juin 2026