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Les annonces sur le SPPE saluées par l’ANDEV

Via un communiqué publié ce jour, l’Association Nationale des Directeurs et des Cadres de l’Education des Villes et des Collectivités Territoriales (ANDEV) a elle aussi souhaité s’exprimer quant aux mesures présentées par Elisabeth Borne « sur la stratégie nationale petite enfance », le 1er juin dernier, et suite au rapport de l’IGAS sur les crèches.


« L’ANDEV salue le processus et l’ampleur des annonces », peut-on lire dans son communiqué. Ce qui a le mérite d’être clair. Et de préciser notamment, les mesures qui, selon elle, vont dans le sens de la qualité d’accueil et favorisent l’égalité d’accès des familles. Parmi lesquelles : l’harmonisation des restes à charge effective dès 2025, la révision de la PSU, des heures d’analyse des pratiques supplémentaires, l’obligation d’organiser des journées pédagogiques…


L’ANDEV reste cependant attentive…

Toutefois, l’ANDEV indique que certains points appellent à la vigilance. En premier lieu, concernant l’objectif ambitieux des 100 000 places supplémentaires d’ici 2027 et 200 000 à horizon 2030, elle émet quelques doutes. Comment y parvenir alors qu’il manque déjà aujourd’hui 10 000 professionnels de la petite enfance ? interroge-t-elle ainsi à ce sujet. Et se demande aussi : les places évoquées relèvent-elles de l’accueil individuel, de l’accueil collectif ?

L’ANDEV pointe également du doigt les départs en retraite de nombreuses assistantes maternelles dans les années à venir qui n’aideront pas à la réalisation de cet objectif. Puis rappelle que lors de la COG 2018-2022, les objectifs prévus (30 000 places de crèches supplémentaires pour rappel) n’avaient finalement pas pu être réalisés.


En deuxième lieu, l’ANDEV « interroge les places respectives des collectivités territoriales et de l’Etat dans la mise en œuvre de ces mesures ». Et estime que les missions confiées aux communes devront être bien définies et explicitées. Elle souligne également : « Tout cela demandera des moyens humains, des compétences et donc des financements conséquents. Cela demandera également un réel accompagnement des élu·es territoriaux·ales à cette prise de compétence. »


En troisième lieu, elle porte son attention sur l’élargissement des missions des RPE. Et demande : « Cette nouvelle mission implique-t-elle un renforcement en termes d’ETP ? Comment peut-on demander aux animateur·rices de relais d’être ainsi juge et partie dans la relation entre assistante· maternel·le et famille ? » Elle poursuit : « L’inquiétude de l’ANDEV et de plusieurs de ses partenaires, porte également sur le cadre juridique qui définit cette nouvelle mission » et « N’est-ce pas faire disparaître les structures de crèches familiales qui ont l’avantage pour les familles de gérer cette partie administrative puisqu’elles ne sont pas employeurs ? »


Enfin, en quatrième lieu, concernant les annonces du gouvernement relatives à la qualité d’accueil, elle relève notamment : « le renforcement du contrôle nous interroge dans sa vision de l’accompagnement des structures. Si nous trouvons intéressante la limite dans le temps de l’autorisation d’ouverture d’une structure, nous souhaitons que des moyens humains et financiers soient consacrés à l’accompagnement des établissements d’accueil du jeune enfant pour améliorer l’accueil, et non à un contrôle a posteriori qui s’appuierait sur des dénonciations et des plaintes. »


A retrouver également dans le communiqué de l’ANDEV (à télécharger ci-dessous), ses préconisations pour le futur SPPE

Communiqué de presse de l’ANDEV
https://lesprosdelapetiteenfance.fr/sites/default/files/060923125818_communique_de_presse_.pdf

CF

PUBLIÉ LE 09 juin 2023

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