« Les assistantes maternelles ont des valeurs et comptent bien les défendre » : la lettre ouverte de l’Ufnafaam à Agnès Canayer
Les assistantes maternelles ne doivent pas être oubliées du Service Public de la Petite Enfance (SPPE). L’Ufnafaam publie une lettre ouverte ce lundi à l’attention d’Agnès Canayer, nouvelle ministre déléguée à la Famille et à la Petite enfance
De nombreux dossiers attendent la nouvelle ministre de la famille et de la petite enfance, Agnès Canayer. Parmi ceux-ci, il y a la mise en œuvre du Service Public de la Petite Enfance (SPPE). Dans un peu plus de trois mois, au 1er janvier 2025, le SPPE deviendra effectif, mais plusieurs décrets sont encore en attente. Tout le secteur retient son souffle, à commencer par l’Ufnafaam, principale association regroupant des assistantes maternelles, qui publie ce matin une lettre ouverte à destination de la ministre.
En finir avec l’invisibilisation des assistantes maternelles
Et les mots sont forts. Si les assistantes sont bien intégrées au SPPE, « ont-elles une place ? », s’interroge l’Ufnafaam en préambule. « La conscience collective n’est certainement pas préparée à l’intégration des assistantes maternelles au sein de ce SPPE. Selon nous, il est plutôt attendu de ces professionnelles qu’elles accueillent les enfants que les crèches ne peuvent pas accueillir ». Pourtant, rappelons-le, c’est sur ces professionnelles que repose la majorité de l’offre d’accueil aujourd’hui. Or, la situation est préoccupante, le nombre d’assistantes maternelles ne cesse de baisser, et cette profession souffre d’un manque cruel de considération et d’attention, regrette l’Ufnafamm. « Dire aux assistantes maternelles qu’elles sont des professionnelles, sans réellement les considérer comme telles, dévalorise la profession et empêche de nouvelles vocations ». Le risque ? Que la prise de conscience arrive trop tard : « Ces professionnelles deviendront finalement visibles et considérées lorsque, dans sept ans, leur présence aura tellement diminué que l’on en sera réduit à devoir trouver de nouvelles solutions pour les remplacer.»
L’Ufnafaam prend régulièrement la parole pour alerter sur la situation des assistantes maternelles. En février dernier, la fédération dénonçait déjà la totale invisibilité de l’accueil individuel et exhortait le gouvernement à agir vite.
Candice Satara
PUBLIÉ LE 23 septembre 2024
MIS À JOUR LE 24 septembre 2024