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L’Unaf souhaite élargir le bonus attractivité à l’ensemble des professionnels de la petite enfance

A l’approche du prochain CA de la Cnaf qui votera cette mesure, l’Union nationale des associations familiales (Unaf) se dit favorable au « bonus attractivité » qui permettrait de revaloriser les salaires des professionnels de la petite enfance, mais regrette qu’il ne les concerne pas tous. Elle s’inquiète que le secteur en soit déstabilisé et suggère que ce bonus soit complété de mesures applicables à l’ensemble des professionnels. 


Lors de la Commission d’action sociale de la Cnaf, qui se tenait cette semaine, l’Unaf – membre du conseil d‘administration de la Cnaf – a donné un avis favorable à la création d’un « bonus attractivité » dans le cadre du déploiement du Service Public de la Petite enfance. Un dispositif qui permettrait de revaloriser les salaires des professionnels du secteur, dont les conventions collectives ont été renégociées pour s’aligner sur la convention collective la mieux-disante du secteur (Alisfa), comme l’avait exigé Jean-Christophe Combe, ministre des Solidarités en son temps. En effet, rappelle le communiqué, « cette mesure était d’ailleurs inscrite dans la COG Etat-Cnaf pour laquelle l’Unaf avait voté favorablement ». 


Seule la moitié des professionnels (hors public) serait concernée 

C’est lors du prochain conseil d’administration de la Cnaf, début avril, qu’un vote favorable permettra de rendre effectives les revalorisations annoncées, de façon rétroactive au premier janvier 2024, pour les conventions collectives ayant été renégociées avant le 31 décembre 2023. Mais vu le retard pris dans la renégociation des conventions collectives, l’Unaf regrette que les revalorisations salariales ne concernent pour l’instant, hors secteur public, que les professionnels rattachés à la convention collective Alisfa, soit la moitié d’entre eux. 


Une solution pour éviter de fragiliser le secteur

L’Unaf s’inquiète donc du risque de déstabilisation du secteur qu’engendrerait l’application différenciée de ce bonus. « En effet, précise le communiqué, cette revalorisation partielle pourrait mettre en concurrence les structures pour attirer des professionnels, dans une situation déjà marquée par la pénurie, et serait inéquitable pour les professionnels. »


Elle a donc proposé, lors des échanges de mardi dernier, que le « bonus attractivité » soit complété « de mesures permettant de revaloriser les salaires de l’ensemble des professionnels de la Petite enfance », par un accompagnement et soutien transitoire des CAF aux structures qui souhaitent revaloriser les salaires de leurs salariés de la petite enfance, mais dont la convention collective n’a pas encore été renégociée.  


Voir le communiqué 

 

Laurence Yème

PUBLIÉ LE 21 mars 2024

MIS À JOUR LE 10 juin 2024

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