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Petite enfance : le SPPE dans la feuille de route de Sarah El Haïry
Depuis sa nomination le 6 mars, Sarah El Haïry s’est largement exprimée sur des sujets tels que la protection de l’enfance, la santé mentale des enfants ou encore l’usage des écrans. Lors de son audition par la commission des affaires sociales du Sénat, le mercredi 30 avril, la haute-commissaire à l’Enfance a cette fois pris la parole sur la petite enfance.
Deux mois après sa prise de fonction, elle a présenté aux sénateurs de la commission sa feuille de route. Elle a rappelé que son champ d’intervention couvre plusieurs domaines : le soutien à la parentalité, la petite enfance, la protection de l’enfance, la lutte contre les maltraitances, la santé de l’enfant et l’adoption. « Compte tenu des enjeux, mais aussi des urgences identifiées, on m’a confié des axes prioritaires », a-t-elle précisé d’emblée.
SPPE : Sarah El Haïry se tient aux côtés des communes
Après être revenue sur la protection de l’enfance, l’adoption et les écrans, Sarah El Haïry a abordé la petite enfance et le déploiement du Service public de la petite enfance (SPPE), un dossier qu’elle juge « essentiel ». « Il existe un véritable enjeu territorial en matière de développement et de qualité de l’offre », observe-t-elle. De nombreux travaux ont été menés, mais le secteur reste sous forte tension, tant pour l’accueil individuel que collectif. Nous rencontrons de grandes difficultés à recruter. »
Quel sera donc son rôle, en tant que haute-commissaire à l’enfance, dans la mise en oeuvre du SPPE ? Si la refonte du financement est pilotée par la ministre Catherine Vautrin, la mission de Sarah El Haïry consistera à être « aux côtés du bloc communal et intercommunal pour soutenir les meilleures initiatives et faciliter la création de nouvelles places, mais aussi le maintien de certaines structures », précise-t-elle « Car aujourd’hui, on observe que des berceaux restent inoccupés faute de professionnels disponibles. C’est une réalité. »
Collaboration interministérielle
La haute-commissaire a rappelé que sa mission s’inscrit dans une dynamique interministérielle et qu’elle est « très opérationnelle ». « J’accompagne des politiques qui sont, pour la plupart, décentralisées. Je travaille aux côtés des collectivités qui en ont la compétence. Ma mission est de collaborer avec elles, de faire remonter les initiatives et les solutions identifiées sur le terrain, dans le domaine de la petite enfance ou du soutien à la parentalité. » De son côté, « Catherine Vautrin mènera avec les départements une partie de la refonte de la protection de l’enfance plus globalement.»
Candice Satara
PUBLIÉ LE 02 mai 2025