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Retour des pollens : attention aux risques d’allergies

Le retour du printemps est synonyme de retour des allergies. Selon le dernier rapport du Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA), six départements du sud méditerranéen ont un niveau de risque particulièrement élevé cette semaine. Il s’agit de l’Aude, les Pyrénées Orientales, le Vaucluse, l’Hérault, les Bouches-du-Rhône et le Gard. Ce risque est pour l’instant dû aux pollens de cupressacées (cyprès, séquoias, genévriers) qui devraient être dispersés par les averses orageuses et le froid. Les pollens de peupliers et de saule, moins allergisants, seront aussi présents sur l’ensemble du pays. En revanche à partir du 27 mars, le retour du soleil devrait entraîner un nouvel épisode de risque d’allergies, notamment à cause des pollens de bouleau. « Les allergiques devront rester vigilants et bien suivre leurs traitements ou consulter leur médecin en cas de symptômes », est-il conseillé dans le bulletin.


Le risque allergique sous-estimé chez l’enfant

Selon une estimation de l’Institut national de santé et de recherche médicale (Inserm), 25 à 30% de la population et 10% des enfants souffrent d’une allergie. Par ailleurs ceux qui vivent dans les zones polluées font deux fois plus d’asthme allergique et trois fois plus d’eczéma que ceux qui grandissent au sein de lieux où la pollution est plus faible.

Mais un sondage publié récemment par l’Institut français d’opinion publique (Ifop) révèle que le risque d’allergie chez l’enfant est encore très sous-estimé par les parents. Réalisé en ligne du 21 au 23 février auprès de 1002 adultes, le sondage montre qu’environ deux tiers d’entre eux ne réalisent pas qu’une allergie peut survenir à tout âge, et près de 90% ne savent pas qu’elle peut être détectée dès les premiers mois de vie.

L’association Asthme & Allergies déplore qu’il s’écoule en moyenne sept ans entre l’apparition des premiers symptômes allergiques et la consultation chez un allergologue. Elle rappelle que le facteur héréditaire est avéré : 10% de probabilité allergique si aucun parent ne souffre d’une allergie, 30 à 50% si l’un des deux en a une, 50 à 80% si les deux parents sont concernés. Voici un cheminement classique d’allergie : dermatite atopique (eczéma) chez le nourrisson dès 3 mois, puis asthme et « bronchiolite sifflante » en préscolaire ou en début de scolarité, et rhinite allergique plus tard.


Pour aller plus loin :

Comment réagir face à une réaction allergique

Comment réagir face à une crise d’asthme

A.B.B.

PUBLIÉ LE 22 mars 2018

MIS À JOUR LE 09 décembre 2019

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