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Stéphanie Rist devant le CA de la CNAF : précisions sur le congé de naissance et Élisabeth Laithier ambassadrice du SPPE

La ministre, après son marathon budgétaire, a donc pris le temps de venir à la rencontre les administrateurs de la CNAF, ce mardi 10 février 2026. Elle a rappelé les deux décisions majeures issues du vote du budget : le congé supplémentaire de naissance – qui sera accessible dès juillet 2026 – et la revalorisation de 2% de la PSU. Puis, elle a « dessiné les premières perspectives de l’année ».

Cumul congé de naissance /assistante maternelle possible à titre exceptionnel

Sur le congé de naissance, il avait toujours été clair que le cumul avec l’emploi d’une assistante maternelle avec le soutien de la CNAF, via le CMG n’était pas possible. Mais la ministre a expliqué : « (…) ce congé sera accessible dès le 1 juillet à tous les enfants nés, adoptés ou qui devaient naitre après le 1er janvier 2026. (…) L’ensemble des décrets sera pris fin mai au plus tard. Enfin, pour les enfants nés au premier semestre 2026 : il sera bien possible de prendre le congé parental pendant les premiers mois de l’année 2026, en attendant le congé de naissance. J’ai aussi décidé d’autoriser exceptionnellement le cumul entre le congé de naissance et le soutien financier des CAF à une assistante maternelle. L’objectif : éviter à des familles de devoir interrompre le contrat si elles ont mobilisé cette option pendant les six premiers mois de l’année 2026 ».

SPPE : Elisabeth Laithier à la rencontre des élus, renforcer l’attractivité des métiers et réforme du financement des modes d’accueil

Un démarrage difficile du SPPE, selon la ministre, avec des créations de places en deçà de celles prévues par la COG 2023-2027. Face à ce constat, Stéphanie Rist propose une action en trois temps.

À court terme, elle a évoqué l’augmentation de la PSU de 2% (augmentation dont l’ampleur est néanmoins contestée …) et elle a annoncé relancer le déploiement du SPPE avec le concours d’Élisabeth Laithier, qu’elle va nommer ambassadrice du SPPE auprès des élus. Élisabeth Laithier, présidente du Comité de filière va donc, après les élections municipales, reprendre son road trip et aller à la rencontre des maires, présidents d’Intercommunalités et élus petite enfance pour les accompagner et les soutenir dans leur rôle d’autorité organisatrice du SPPE. Pour rappel, c’est elle qui, à la demande Jean-Christophe Combe, avait mené la concertation territoriale du SPPE, en amont de sa mise en place.

Et côté crèches, la ministre a précisé : « Vous pouvez compter sur ma détermination à déployer le titre professionnel d’intervenant éducatif petite enfance. Je connais les débats qui ont entouré sa création en décembre, mais c’est une avancée majeure, attendue de longue date : une certification de niveau bac dédiée à la petite enfance. » Elle a ajouté : « Son application se fera dans la souplesse ». Souhaitant sans doute rassurer le secteur privé (la FFEC et la FESP sont au CA de la CNAF), elle a fait allusion « à la situation de blocage sur le bonus attractivité du privé lucratif. L’objectif d’accords de branche demeure. Je prendrai le temps d’examiner la situation dans les prochains mois, avec méthode ».

Enfin, sur le long terme, Stéphanie Rist a fait référence à la réforme du financement des modes d’accueil pour laquelle son cabinet engagera des consultations avec 4 objectifs :
« adapter le financement aux pratiques actuelles des parents pour stabiliser les gestionnaires ; 
unifier le mode de financement entre microcrèches et crèches PSU ; clarifier la répartition des financements entre CAF, communes, familles et État ; renforcer la qualité et l’offre en horaires atypiques ».

Beau programme et jolies promesses, place à l’action !

Catherine Lelièvre

PUBLIÉ LE 10 février 2026

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