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Suite aux annonces sur le SPPE, le SNPPE crie sa déception

Le SNPPE n’a pas tardé à réagir aux annonces d’Elisabeth Borne sur le futur SPPE. Dès hier soir, le syndicat a en effet pris la plume pour exprimer tout son mécontentement. 


« Ras-le-bol des annonces ! On veut des actes ! »

Un titre de communiqué qui en dit long sur l’état d’esprit du SNPPE suite aux annonces d’Elisabeth Borne, mercredi 1er juin, à Angers. Le SNPPE est tout simplement excédé et il le fait savoir : « Après avoir installé un comité de filière petite enfance en novembre 2021, le gouvernement n’écoute toujours pas les acteurs du secteur de la petite enfance, en particulier les professionnel·les en première ligne sur le terrain et continue à n’en faire qu’à sa tête. La concertation et la publication de nombreux rapports sont totalement bafouées. Les professionnel·les sont méprisé·es par le ministre de tutelle qui n’a jamais reçu les organisations qui les représentent en personne. »


Mais où est la qualité d’accueil ?

L’annonce des 200 000 places supplémentaires à horizon 2030 a dû mal à passer. « Sa priorité (ndlr : du gouvernement) est le plein emploi. Pour cela, le secteur de la petite enfance est réduit à sa fonction de garde », pointe du doigt le SNPPE. Et regrette que « les besoins des enfants, les conditions de travail, la valorisation des salaires » passent au second plan.


Ce que le SNPPE attend 

  • une revalorisation des salaires d’au moins 350 euros par mois pour toutes et tous afin de permettre aux salariés dans la petite enfance d’avoir un salaire médian équivalent au salaire annuel médian français.
  • un plan de formation initiale et continue ambitieux. Pour créer 200 000 places, il faut de nombreux professionnel·les des différents métiers qui ne seront pas diplômés en 35 heures mais en 12 mois minimum à 4 ans. 
  • une politique “Qualité de Vie et des Conditions de Travail” décisive afin d’améliorer les conditions de travail afin de protéger les salariés des inaptitudes et des reclassements.
  • des mesures concrètes pour anticiper les départs massifs à la retraite des assistantes maternelles d’ici 2030


Enfin, bien décidé à ne rien lâcher, le syndicat prévient que « tant que ces décisions ne seront pas prises, il appellera à la mobilisation de toutes et tous ». Et donne rendez-vous le 6 juin aux côtés du collectif Pas de bébés à la consigne.


Lire le communiqué du SNPPE

 

CF

PUBLIÉ LE 02 juin 2023

MIS À JOUR LE 14 juillet 2023

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