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J’ai un rêve pour notre métier

Par Siana Viemont

Assistante maternelle, formatrice

Je rêve d’institutions qui viennent à la rencontre des professionnels, non pas uniquement lorsqu’il faut contrôler, évaluer ou intervenir après une difficulté, mais pour accompagner, écouter, prévenir et construire avec eux. Je rêve d’une PMI qui pousse la porte de nos lieux d’accueil pour nous demander : « Comment allez-vous ? De quoi avez-vous besoin ? » autant que pour vérifier notre conformité.

Je rêve de partenaires qui agissent en prévention plutôt que dans l’urgence. Que les collectivités, les organismes publics, les entreprises, les fournisseurs d’énergie, les caisses d’allocations familiales et tous ceux qui gravitent autour de la petite enfance travaillent avec nous avant que les crises ne surviennent, plutôt que de découvrir nos difficultés lorsque celles-ci deviennent un sujet médiatique.

Je rêve d’espaces où les professionnels puissent déposer leurs doutes sans craindre d’être jugés. De véritables temps d’analyse des pratiques, accessibles à tous, financés comme un investissement dans la qualité d’accueil et non comme un privilège réservé à quelques-uns. Je rêve d’une profession où la transparence ne coûte ni sa crédibilité, ni son énergie, ni sa sérénité. Où dire « aujourd’hui, je suis en difficulté » soit considéré comme un acte de responsabilité et non comme un aveu de faiblesse.

Parce que je suis convaincue d’une chose : des solutions existent

Elles sont parfois déjà là, discrètes. Elles prennent la forme d’une initiative locale, d’un partenariat intelligent, d’une collectivité qui ose expérimenter, d’une institution qui innove, d’un professionnel qui refuse de renoncer. Elles méritent d’être connues, partagées et, peut-être, reproduites.

Alors, plutôt que d’attendre qu’elles viennent jusqu’à nous, j’ai décidé d’aller les chercher. Au fil de mes chroniques – vous pouvez lire la première ici – j’irai à la rencontre de celles et ceux qui, chacun à leur manière, peuvent contribuer à faire évoluer les métiers de la petite enfance : institutions, décideurs, chercheurs, élus, partenaires, associations, entreprises engagées et, bien sûr, professionnels de terrain.

Je leur poserai nos questions. J’essaierai de comprendre ce qui fonctionne, ce qui freine, ce qui reste à inventer. Je partagerai avec vous mes rencontres, mes découvertes, mes enthousiasmes, mais aussi mes déceptions et parfois mes échecs. Car faire évoluer une profession ne consiste pas seulement à dénoncer ses difficultés. Cela suppose aussi d’oser ouvrir des portes, provoquer des dialogues et construire des ponts entre ceux qui décident et ceux qui accueillent.

Une quête devenue autant personnelle que professionnelle

Peut-être est-ce cela, finalement, le véritable fil conducteur de ces chroniques : raconter, pas à pas, mon cheminement vers ce que j’espère être l’ascension des métiers de la petite enfance. Je ne sais pas où ce chemin me mènera. Mais je sais une chose. Je refuse de me résigner. Et si, au fil de ces rencontres, nous parvenions ensemble à rapprocher les réalités du terrain des lieux où se prennent les décisions, à faire émerger de nouvelles idées et à construire des solutions concrètes pour les professionnels comme pour les enfants, alors ces chroniques auront déjà trouvé leur plus belle raison d’être.

Le rendez-vous est pris.

Siana Viemont

PUBLIÉ LE 30 juillet 2026

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Une réponse à “J’ai un rêve pour notre métier”

  1. Veronique Monney dit :

    Très bel article.
    Je suis assmat et j’accueille un enfant porteur de handicap, quand je vois qu’en 2026 aucune structure ne s’intéresse à l’inclusion chez les assistantes maternelles, je trouve cela tellement triste.
    Jai besoin d’acheter une poussette quadruple pour qu’on puisse continuer de sortir chaque jour. Mais au vu du poids que cela représente, j’aurais egzlement besoin d’un moteur. J’ai contacté la pmi et la caf.
    Aucune solution et aucune subvention pour les assmats. La caf na pas voter cette subvention. Mais en mam elles ont le droit à une aide pour chaque place créée pour l’accueil dun enfant porteur de handicap. Où est la différence entre une mam et une assistante maternelle dans ce cas précis ?

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