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La parole aux candidats

Six candidats ont donc répondu à notre appel… en nous déléguant un représentant. Pour chacun de ces 6 représentants, nous avons fait le choix de relever ce qui précise, complète ou s’ajoute à leur programme. Un choix justifié par le fait qu’il y a eu beaucoup de redites et que les propos des candidats n’ont pas toujours été, comme attendu, des réponses aux questions posées. Nous avons sélectionné une série de verbatim dont les titres sont ceux de la rédaction. Et bien sûr là encore un lien vous renvoie directement vers l’interview en replay mais aussi vers le programme Petite Enfance du candidat.

Éric Zemmour. Reconquête !

Avec Laurence Trochu, présidente du mouvement conservateur, porte-parole du candidat

Liberté et souplesse pour les parents.

« Depuis la réforme du congé parental, les parents n’ont plus la liberté de s’arrêter comme ils le voudraient, aussi longtemps qu’ils le souhaitent et ont des besoins de garde beaucoup plus tôt. Pour nous le mot à retenir est liberté car les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Pour nous l’objectif en 5 ans de 60 000 places de crèches, est un objectif qui ne peut être décorrélé de la révision nécessaire des modalités du congé parental. (…) Nous souhaitons plus de souplesse dans la conciliation vie professionnelle/ vie familiale »

La valorisation des professionnels

« La question de la revalorisation est à deux niveaux : la rémunération et la formation. Mais la revalorisation doit aussi être d’ordre social. (…) Les métiers de la petite enfance sont des métiers précieux. C’est une tâche très noble que de prendre soin d’un enfant ».

La formation vs la pénurie de professionnels

« A mesure que les exigences de formation ont augmenté, on peine à recruter des assistantes maternelles, et les départs à la retraite ne sont pas remplacés. (…) . Pour les professionnels de l’accueil collectif, nous souhaitons mettre l’accent sur la formation continue et complémentaire plutôt que sur une formation initiale renforcée qui aggraverait la pénurie et la crise de recrutement. Être professionnel de la petite enfance c’est un métier, mais c’est aussi beaucoup de bon sens et une relation de confiance avec les parents. Je ne voudrais pas que sous prétexte de rendre plus sérieuse la profession, on mette derrière des formations qui vont dérégler le système et rendre les parents encore plus exigeants. »

Un grand ministère de la Famille.

« La création d’un grand ministère de la Famille de plein exercice est dans notre programme. (…). Le rôle de la Famille c’est la transmission, la construction de la personnalité, une éducation, une culture. La fraternité aussi (…). Pour nous la Famille est une compétence transversale. Ce ministère aura un rôle pivot pour la petite enfance, l’éducation, le handicap, la fin de vie. Il aura un rôle transversal. »

Optimisation de ce qui existe

« Nous souhaitons l’optimisation de l’existant pour que cela fonctionne mieux. Prenons l’exemple des crèches. Sans faire du surbooking, il faut plus de souplesse et mieux optimiser le taux de remplissage des crèches. Et mieux coller à la réalité de terrain. Une optimisation aussi entre crèches publiques et crèches privées. C’est d’ailleurs pourquoi nous ne souhaitons pas mettre en place un service public de la petite enfance. (…)

Optimisation aussi à destination des assistantes maternelles dans une logique de revalorisation du métier. Par exemple, le bac ASSP, (ndlr : bac pro Accompagnement, soins et services à la personne) n’est pas assez utilisé. Optimisation aussi de la garde partagée. Mais pour tout cela, faisons confiance aux logiques territoriales. »

L’interview en replay de Laurence trochu

Le programme petite enfance d’Eric Zemmour

Emmanuel Macron. En marche

Avec Anne de Bayser, responsable dans l’équipe de campagne des relations avec la société civile, ancienne secrétaire générale adjointe de l’Elysée

Valoriser l’ensemble des modes d’accueil

A propos des 200 000 places d’accueil. « On souhaite avoir une approche globale qui inclut places en en crèches mais qui inclut aussi les accueils proposés par les assistantes maternelles. On a vraiment à cœur de développer une politique qui donne le choix. (…) On ne se focalise pas sur un nombre de places en crèche mais sur un nombre de places d’accueil pour pouvoir répondre à tous les types de demande à la fois des parents et des enfants. »

Mettre l’accent sur la formation initiale

« (…) Il y a des moyens qui ont été dégagés, des moyens assez importants, de 40 millions pour la formation continue des professionnels de la petite enfance, mais il nous semble extrêmement important aussi de valoriser encore plus la formation initiale de ces professionnels. Ces financements sur la formation continue sont conséquents. Ils courent jusqu’en 2023 (…) et là où on souhaite aller un peu plus loin c’est effectivement sur la formation initiale avec une vraie valorisation, un socle minimum de formation initiale pour l’ensemble des professionnels de la petite enfance (…). »

Ministère ou secrétariat d’Etat : ce n’est pas le plus important

« Des ministères au sens large, que ce soit secrétaire d’Etat ou ministère, qui ont le titre enfance, il n’y en n’a pas eu autant que ça. (…) L’affichage enfance est relativement récent. Non seulement ce n’est pas ma capacité et je ne fais jamais de projection sur les intitulés des ministères et des gouvernements et en plus, je pense que sur le sujet, je ne sais pas si c’est le plus important. Je pense que ce qui est le plus important c’est d’avoir quelqu’un qui porte, qu’il soit secrétaire d’Etat, ministre. Je pense que c’est la personnalité, l’engagement et le sens de la politique qui est donnée. » « La chose première c’est l’interministérialité, c’est l’engagement et c’est le sens de la politique, je pense que cela fait plus que ministre ou secrétaire d’Etat. »

300 millions d’euros pour la réforme du CMG

« On veut promouvoir tous les modes d’accueil qu’ils soient collectifs ou individuels et on veut pouvoir garantir à toutes les familles cette solution d’accueil. A partir de là, ce que l’on constate c’est qu’aujourd’hui notamment pour les familles les plus défavorisées, il y a un taux d’effort qui est parfois du simple au double entre une famille modeste, défavorisée qui met son enfant en mode accueil collectif ou qui met son enfant en mode d’accueil individuel. On veut pouvoir laisser cette liberté de choix à tous, ce qui suppose donc une réforme en profondeur du complément mode de garde de manière à ce que le taux d’effort des familles soit quasiment le même quel que soit le choix que l’on ait fait en termes de mode d’accueil. (…) On l’a même chiffrée (ndlr : cette ambition), c’est 300 millions d’euros qui permettent d’engager cette réforme du complément mode de garde. (…) Deuxièmement point fort (…) sur le complément mode de garde c’est cette volonté pour les familles monoparentales de donner un effort supplémentaire permettant d’avoir un soutien au-delà des 6 ans de l’enfant pouvant aller jusqu’aux 12 ans de l’enfant. (…) »

Une enveloppe globale de 1,5 milliard d’euros

« Globalement, on sait qu’on aura un effort supplémentaire de plus d’un milliard, d’1,5 milliard sur l’évolution des modes de financement pour ces modes de garde. (…) C’est pour l’ensemble des dispositifs incitatifs et d’accompagnement des modes de garde. »

L’interview en replay d’Anne de Bayser

Le programme petite enfance d’Emmanuel Macron

Anne Hidalgo. Parti Socialiste

Avec Dominique Versini, conseillère Solidarités, Enfance et Handicap d’Anne Hidalgo, Adjointe au maire de Paris en charge de la protection de l’Enfance et des droits de l’enfant

Un ministère a plus de poids qu’un secrétariat d’Etat

« Je peux vous dire que quand on est secrétaire d’Etat et ministre ce n’est pas du tout pareil. Déjà parce que vous n’avez pas le budget. Le budget, c’est le ministre de tutelle qui l’a. Quand vous êtes secrétaire d’Etat, vous allez à Bercy négocier (…). Votre demande d’avoir un ministère est nécessaire sinon on n’a rien (…) C’est une demande de tous les acteurs de l’enfance, de la petite enfance, de la protection de l’enfance et je crois que c’est extrêmement important d’avoir une politique transversale qui coordonne l’ensemble des domaines de l’enfance car l’enfance est un tout on ne peut pas le découper. Effectivement il faut que ce soit porté par un ministre fort. Il ne s’agit pas juste d’être fort parce que l’on est compétent, il s’agit d’être fort parce que l’on nous donne de la force. »

Un code de l’enfance

« Comme ancienne défenseure des enfants, j’ai proposé avec mes collègues qui ont aussi été défenseurs des enfants la création d’un code de l’enfance qui appuierait tout cela pour pouvoir donner du sens parce que on sait aujourd’hui que toute la réglementation qui concerne les enfants est éparpillée dans tout un tas de différents codes (…) La candidate que je représente a adhéré aux propositions que je lui ai faites. »

Décliner le modèle parisien

« Je prends comme modèle ce que j’ai mis en place à Paris (….) le Paris des enfants et des familles. Ce que l’on ferait si Anne Hidalgo était élue présidente, ce serait vraiment la France des enfants et des familles, c’est-à-dire qu’il faut avoir une politique transversale qui porte sur l’ensemble du champ de l’enfance dès le stade périnatal (…) Pour moi, l’idéal, comme on l’avait fait dans cette ville modèle (Ndlr : Paris), dont on a essayé de faire un modèle et essayé de créer un service public de l’enfance et de la petite enfance, c’est que tous les ministres comme tous nos adjoints portaient un engagement sur l’enfance. (…) On doit aller vers des modèles qui prennent en charge l’enfant dès avant sa naissance (…). »

La formation pour renforcer l’attractivité

« Notre objectif, c’est 100% de professionnels formés aux spécificités de l’accueil du jeune enfant : les besoins fondamentaux, l’égalité fille-garçon, la santé environnementale. Ouvrir des places dans les écoles de formation. La formation est aussi cruciale sur les assistantes maternelles. Et là ce que l’on pense c’est qu’il faut renforcer la formation initiale, intégrer la formation continue dans les contrats d’accueil et renforcer aussi le maillage des relais enfance. Enfin, nous pensons aussi qu’il faut aussi travailler sur la mixité des métiers et à travers des campagnes de communication, montrer la réalité de ces métiers qui sont variés en fait. Nous pensons également qu’il faut miser davantage sur l’apprentissage comme voie d’accès au service public d’autant que l’apprentissage permet de former de façon immersive les personnes. (…) Egalement, il y a la question de la formation continue (…) Il faut rendre cette formation plus accessible sans la limiter aux plateformes dématérialisées et aussi en valorisant toutes les formations qui sont faites par les professionnels de leur propre chef en assistant à des colloques… (…) Il faut aussi des places dans les écoles de formation. »

Un vrai service public de la petite enfance

« Chaque enfant doit avoir une chance de grandir et de s’épanouir. Et on grandit et on s’épanouit parce qu’il y a des services publics (…) Il (ndlr : le service public de la petite enfance) passe par une offre d’accueil, par des compensations, dans l’attente qu’il y ait suffisamment de crèches, (…) une allocation qui permet que tout enfant ait accès à une place jusqu’à son entrée en maternelle, l’instauration d’un plan métier spécifique à la petite enfance pour ressouder les professionnels autour de ce qui fait sens c’est-à-dire l’intérêt supérieur de l’enfant (…), le déploiement de projets qualitatifs, par exemple, pour nous ce qui est très important c’est que tout enfant handicapé puisse avoir accès à un mode d’accueil. (…) »

L’interview en replay de Dominique Versini

Le programme petite enfance d’Anne Hidalgo

Valérie Pécresse. Les Républicains

Avec Anne-Claire Tyssandier, conseillère de Paris, oratrice de campagne

Augmentation de 10% des salaires de moins de 2800 euros nets

« Valérie Pécresse propose d’augmenter de plus de 10% les salaires nets (…) pour tous ceux qui gagnent moins de 2800 euros nets par mois, donc les professionnels du secteur de la petite enfance pourront être concernés par cette mesure. »

Les professionnels de la petite enfance prioritaires pour un logement social

« Nous avons une mesure très forte dans notre programme qui est de confier une priorisation du droit au logement pour les travailleurs de première ligne et donc les professionnels de la petite enfance sont naturellement considérés comme des travailleurs de première ligne. »

Valoriser les métiers de la petite enfance auprès des jeunes

« Mieux faire connaître les métiers de la petite enfance, les revaloriser vis-à-vis du grand public (…) et donc travailler très en amont auprès notamment des jeunes lycéens avec la possibilité de leur proposer ces futurs métiers, qui sont des métiers en tension. (…) Notre candidate a aussi dans l’idée de mener une grande campagne publique en s’appuyant notamment sur les collectivités locales pour faire mailler tout le territoire sur la revalorisation de ces métiers-là (…), un peu sur le mode de ce qui se passe pour les métiers militaires. Essayer de montrer aux jeunes que ce sont des métiers valorisants, utiles et des métiers avec lesquels on peut avoir des parcours. On doit pouvoir être à un moment donné assistante maternelle puis ensuite aller en crèche, puis peut-être passer dans un établissement médico-social avec une validation des acquis de l’expérience. »

Un ministère de la petite enfance et de la famille, pas un secrétariat d’Etat

« Il faut un véritable ministère de la petite enfance et de la famille pour porter les politiques. (…) Un ministre de la petite enfance et de la famille, ce n’est pas la même chose qu’un secrétaire d’Etat. (…) Et je pense qu’un futur ministre de la petite enfance et de la famille devra être assez solide pour pouvoir porter tout ça. »

Pas de CMG au-delà de 6 ans

Concernant les incitations financières, « nous avons plusieurs propositions et notamment la revalorisation du CMG pour essayer d’aligner au maximum le reste à charge entre les différents modes d’accueil que l’on choisit. La question des 6 ans de l’enfant est importante (…). Dans le monde idéal, la candidate aimerait aller au-delà des 6 ans de l’enfant mais aujourd’hui les finances publiques de notre pays ne le permettent pas donc il faut prioriser. La priorité aujourd’hui c’est l’accueil de l’enfant de moins de trois ans et de pouvoir revaloriser les prestations jusqu’aux trois ans de l’enfant. Et ensuite lorsque l’on aura assaini les finances publiques d’aller au-delà. »

Pas favorable à un droit opposable avec une compensation financière

« Nous parlons en priorité d’un service public dans le milieu rural parce qu’on voit les difficultés auxquelles sont confrontés un certain nombre de nos concitoyens et des familles en milieu rural face notamment à la pénurie d’assistantes maternelles et cette pénurie se pose de manière très criante dans les zones rurales. (…) La vision d’un service public de la petite enfance, c’est pouvoir répondre au libre choix des familles sur les modes d’accueil, ça c’est la priorité. Ensuite, c’est de travailler avec les acteurs. Quels sont-ils ? Vous avez des acteurs associatifs, publics, le privé lucratif, le privé non lucratif. C’est de pouvoir travailler avec tout le monde. Et ensuite de s’appuyer sur les collectivités locales. C’est ça un service public. Si c’est de dire on va faire un droit opposable à la petite enfance… (…) je peux vous dire que le droit opposable au logement cela ne marche pas. Si c’est ça qu’on veut faire et bien moi je dis non (…) Si vous donnez une compensation financière et que ça conduit à assigner à résidence la maman qui voulait travailler ou le papa qui voulait travailler, ça n’apporte pas de solution. »

Un programme chiffré à 3,6 milliards d’euros

« Oui, Valérie Pécresse s’engage à reverser les excédents de la branche famille à la branche famille. Et le programme tel que je vous l’ai esquissé très rapidement est chiffré à 3,6 milliards d’euros donc on va arriver facilement aux 15 milliards. »

L’interview en replay d’Anne-Claire Tyssandier

Le programme petite enfance de Valérie Pécresse

Yannick Jadot. Europe Ecologie – Les Verts

Avec François Triolet, co-responsable du projet du candidat

Revalorisation du SMIC et une grande campagne de recrutement

« La question des professionnels de la petite enfance, c’est une priorité comme la plupart finalement des métiers essentiels, des métiers du lien, des métiers du soin. On a des propositions qui ne concernent pas simplement les professionnels de la petite enfance, c’est une revalorisation du SMIC à plus 10% à l’entrée de la mandature pour avoir un objectif de 1500 euros nets pour le SMIC en cours de mandature. Une revalorisation plus générale des métiers du travail social et particulièrement pour les professionnels de la petite enfance, une campagne nationale de recrutement qui permette de répondre aux besoins en accueil individuel et collectif. »

Un ministère de l’Enfance et des Familles ? Pourquoi pas…

« J’ai vu passer plein de propositions de ministères et j’ai eu tendance à dire : On ne va peut-être pas faire tous les ministères de tout le monde (…) Celui-là (Ndlr : le ministère de l’Enfance et des Familles) pour le coup, il peut avoir une forme de pertinence. Je ne vais pas vous donner une réponse définitive. Je ne dis pas non, ce n’est pas moi qui ferai le gouvernement mais ça peut être quelque chose d’intéressant. (…) Si on le fait, on ne le rattache pas au ministère de la Santé ou au ministère de l’Education nationale, on en fait un ministère qui par exemple peut regrouper les services de la protection de l’enfance et aussi une dimension très importante de la parentalité. »

Un chèque de la petite enfance à la place du CMG

« Pour nous, le choix prioritaire, ce n’est pas d’aider directement les personnes, c’est plutôt d’aider les structures. (…) De permettre de créer partout où c’est possible le plus possible de places en collectivité. On sait très bien qu’aujourd’hui, c’est complémentaire d’un accueil individuel. Ce qui peut être intéressant, c’est de faire évoluer le CMG sur un véritable chèque de la petite enfance qui puisse être donné aux parents et qu’il puisse y avoir une proportionnalité en fonction des aides apportées aux uns aux autres. »

Les excédents de la branche famille restent à la branche famille

« On est pour que les excédents de la branche famille viennent en priorité renflouer la branche famille et la petite enfance. »

Retour au système du forfait

« Sur la PSU, on souhaite revenir à un système plus simple (…) Plutôt qu’avoir un calcul horaire très compliqué et qui ne garantit pas la stabilité du financement, c’est avoir un vrai système de forfait qui permette à chacun de s’y retrouver. »

Un pilotage public du service public de la petite enfance

« Le pilotage de ce service public doit être public. Mais il doit permettre de regrouper tous les acteurs au service de la petite enfance et de faire le lien avec les acteurs privés ou associatifs. (…) A quel niveau cela doit être porté ? On est plutôt attaché à la décentralisation et au respecte de l’existant. Aujourd’hui, la petite enfance est plutôt traitée à l’échelle des communes et puis il y a une grosse compétence sur l’enfance au niveau du département. C’est plutôt entre ces deux échelles-là que l’on situerait ce service public de la petite enfance qui lie communes, intercommunalités et départements. »

Un reste à charge équivalent quel que soit le mode d’accueil choisi

« Sur la réforme du CMG, ce serait plutôt d’aller sur un reste à charge qui soit équivalent quel que soit le mode de garde. Et une vraie simplification. »

L’interview en replay de François Thiollet

Le programme petite enfance de Yannick Jadot

Jean-Luc Mélenchon. La France Insoumise

Avec Janis Santos, référence petite enfance du groupe enfance de LFI

Revalorisation salariale et amélioration des conditions de travail

« La reconnaissance des professionnels, c’est mettre en valeur leurs formations, leurs connaissances, leurs compétences et surtout leur expertise par leurs pratiques. D’un point de vue financier, l’augmentation du SMIC à 1400 nets entraînera les autres salaires à la hausse. C’est une mesure générale qui ne concerne pas spécifiquement les professionnels de la petite enfance. Il y a aussi dans le programme, le rattrapage des salaires pour les métiers dits féminins avec une prime de 10% immédiate. Et bien sûr cela concerne les métiers du Care, dont font partie les métiers de l’accueil du jeune enfant.(…)

L’attractivité des métiers passe par le salaire mais aussi par l’amélioration des conditions de travail. Notamment en diminuant le ratio du nombre d’enfants par professionnel. (…) Le bon ratio pourrait être un professionnel pour 4 bébés, et un pour 5 plus grands. (…). Pour pouvoir recruter des professionnels, il faut leur offrir une meilleure qualité de travail.(…). Dans ces métiers, les risques psycho-sociaux sont grands, ce sont des métiers qui abîment, c’est pourquoi nous pensons qu’il faut recruter plus d’inspecteurs du travail. »

Les moyens financiers

« Nous reverrons tout le système fiscal. De l’argent, il y a en a. Il y a juste des arbitrages à faire. Il faut une volonté politique. »

Plaidoyer pour une diversité d’accueil

« Avec la loi de l’école de la confiance, on met sur la sellette les jardins d’enfants et on les somme de choisir entre devenir une école ou une structure d’accueil. Pourtant, les jardins d’enfants avec les jardinières d’enfants qui sont les éducateurs et éducatrices de jeunes enfants d’aujourd’hui, il y a une autre forme d’accueil avec des pédagogies alternatives dites nouvelles alors qu’elles ont plus de 100 ans. Il faut absolument maintenir une diversité d’accueil. Il faut faire avec l’existant : les assistantes maternelles, les gardes d’enfant à domicile, les MAM, les crèches, les crèches familiales, les crèches parentales, les halte-garderie… »

L’interview en replay de Janis Santos

Participants au Printemps de la Petite Enfance 2022

La parole aux professionnels du secteur

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Caroline Feufeu

PUBLIÉ LE 28 mars 2022

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