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Mayalen Iron, directrice de projet 1000 premiers jours : « Le déploiement des 1000 premiers jours est désormais une politique prioritaire du gouvernement « 

Directrice de projet 1000 premiers jours de l’enfant au Secrétariat Général des Ministères sociaux, Ministère des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes Handicapées, Ministère de la santé et de la prévention, Mayalen Iron fait un bilan de cette politique publique quelque deux ans après son déploiement. Interview.


Les Pros de la Petite Enfance : Voilà deux ans que les 1000 premiers jours de l’enfant ont été lancés. Quel est votre sentiment global sur ces premiers pas des 1000 jours ?
Mayalen Iron : Il faut avant tout garder à l’esprit que, pour lancer une nouvelle politique publique, deux ans, c’est court, surtout dans une période post crise sanitaire. Malgré tout, pendant cette période, bon nombre des mesures prévues dans le cadre initial des 1000 premiers jours ont été déployées (allongement du congé paternité, expérimentation des référents parcours périnatalité, renforcement des moyens en psy périnatalité etc.). Pendant ces deux ans qui ont marqué une véritable mobilisation, des espaces de déploiement, d’expérimentation ont été mis en place, les moyens d’information ont été renforcés, de nouveaux outils ont été créés. Évidemment, nous savons que nous pouvons fédérer encore plus d’acteurs autour des 1000 premiers jours de l’enfant. Mais à ce stade, nous avons une certitude : ce concept fait sens pour un grand nombre de professionnels de la petite enfance, de la santé et même des parents, qui, selon les enquêtes de Santé Publique France, commencent à reconnaître cette notion.

Les 1000 premiers jours ont vocation, depuis leur lancement, à être une politique publique conçue autour du développement de l’enfant, de ses besoins et des besoins des parents. Pour commencer, pouvez-vous en rappeler les axes (et donc les priorités) ?
Il y avait 5 axes dans la feuille de route des 1000 premiers jours autour du développement du jeune enfant, de son bien-être et de celui des parents. Plus concrètement, il s’agissait de :

  1. Renforcer le parcours des 1000 premiers jours, construit autour autour des moments clés des 1000 premiers jours,
  2. Décliner le parcours 1000 jours pour les situations de fragilité (handicap, etc.),
  3. Mettre à disposition des parents et de l’entourage de l’enfant une information fiable et cohérente,
  4. Donner du temps supplémentaire pour la construction de la relation parent-enfant
  5. Améliorer encore la qualité de l’accueil du jeune enfant.

Quand on redécouvre ces axes, on ne peut pas s’empêcher de constater que ces priorités sont, à première vue, très centrées sur la parentalité et le soutien à apporter aux familles…
Le soutien à la parentalité est en réalité un sujet transversal dans les 1000 premiers jours. Cette politique publique vise à créer un environnement favorable au développement de l’enfant. On sait qu’au cours de cette période, il y a une opportunité énorme pour travailler sur les potentielles adversités qui peuvent advenir et pour lutter contre les inégalités sociales. Les parents interviennent donc à ce titre : ils sont un élément contributeur à l’environnement favorable de l’enfant dans sa santé actuelle et future. Il a en effet été démontré que des situations ou événements qui ont lieu pendant ces 1000 jours peuvent venir impacter la santé de l’adulte (maladies chroniques, etc.). C’est la nouveauté des 1000 premiers jours : la prévention en termes de santé globale de l’enfant, qui participe donc à son bien-être et va avoir un impact tout au long de sa vie. Ces 1000 premiers jours ont permis de remettre en visibilité, les avancées scientifiques sur ces sujets. Les parents sont le premier cercle de ce village dont on dit justement en Afrique qu’il est nécessaire pour favoriser le bien-être de l’enfant. C’était là aussi l’intérêt des 1000 premiers jours : apporter un soutien aux parents, les aider dans l’accompagnement de leur enfant pour leur permettre de déployer tous ces facteurs de protection et pour cela mobiliser aussi le reste du village.

Deux ans après le lancement des 1000 premiers jours, quel est votre premier bilan, notamment sur l’accompagnement des parents et le service universel ?
Les 1000 premiers jours ont favorisé une multitude d’initiatives et d’innovations. Sur l’accompagnement et le parcours universel, ils ont notamment permis d’expérimenter les référents parcours périnatalité. Aujourd’hui implantés dans quatre territoires, ces référents proposent un accompagnement continu et au plus près des besoins des familles, de la grossesse jusqu’au trois mois de l’enfant, en lien avec tous les autres professionnels qui interviennent en période périnatale (PMI, etc.). Dans ce premier axe, il y a aussi toutes les questions qui relèvent de la pair-aidance. Elles se sont matérialisées autour de la constitution de groupes de parents, à la fois dans le cadre du parcours «  arrivée de l’enfant » développé par la CNAM et la CNAF de manière expérimentale et qui devrait bientôt être déployé; mais aussi dans le cadre de différents projets financés, via les appels à projets régionaux des 1000 premiers jours, comme les Cercles des parents, portés par les UDAF. Ces cercles sont travaillés avec les maternités, relayés par les CAF et animés par des infirmières puéricultrices. Cet exemple est particulièrement révélateur de l’approche transverse des 1000 premiers jours : l’objectif est de rompre l’isolement, mais aussi d’offrir du répit. Les CAF ont pu s’appuyer à ce titre sur d’éventuels dispositifs qui existaient déjà dans le cadre du parcours. Il n’était pas question de refaire ce qui existait déjà ou de superposer les différentes offres. C’est pour cela qu’il y a une logique territoriale dans les appels à projets. Ils permettent de faire un bilan préalable : est-ce que l’offre est présente ? Comment s’appuie-t-on sur les différents partenaires ?, etc.

Dans cette même volonté globale d’accompagnement des parents, les 1000 premiers jours ont aussi permis de créer l’entretien post-natal précoce qui permet notamment de détecter ou prévenir la dépression post-partum et qui met en lumière un véritable tabou autour de cette période pour un nombre important de mères (15 à 20% de femmes touchées). Toutes ces initiatives, ces approches doivent aujourd’hui faire système : à partir du moment où on a différentes orientations sur l’amont et sur l’aval de la parentalité, elles doivent permettre de lutter contre l’isolement des parents, de travailler une approche globale.

Enfin, les 1000 premiers jours s’inscrivent dans une logique de continuité, de non-rupture. Les dispositifs testés dans ce cadre ont vocation à favoriser une logique de parcours du jeune enfant et de passerelles entre différents dispositifs et non une logique en silo . Par exemple, il revient aussi bien aux professionnels de la petite enfance qu’aux professionnels de santé d’accompagner les parents. C’était là l’un des objectifs des 1000 premiers jours : décloisonner l’approche sanitaire, d’un côté et sociale, de l’autre.

Un premier constat plutôt positif donc sur le parcours universel. Dressez-vous le même bilan sur les axes dédiés à la vulnérabilité et à l’information ?
On retrouve en effet cette même volonté de faire système sur l’axe dédié à la vulnérabilité. Un exemple ? Le développement de services d’accompagnement à la parentalité et à la périnatalité des personnes en situation de handicap est un dispositif qui était notamment déjà présent en Île-de-France. Sous l’impulsion de la politique des 1000 premiers jours, un cahier des charges a été travaillé au niveau national en 2021. Il a ensuite été déployé dans 7 régions et peut maintenant s’étendre progressivement à l’ensemble de la France. On est dans ce cas sur une logique d’accompagnement des parents en situation de handicap ou dont l’enfant est en situation de handicap avec un centre de ressources, de la pair-aidance et une articulation avec les dispositifs de droit commun (CAF, comités départementaux de services aux familles, etc.). On vise ainsi à répondre à un besoin spécifique, mais qui s’insère dans le droit commun et s’attache aux spécificités territoriales.

Sur les outillages et l’information, il y a aussi eu des avancées avec notamment le livret des 1000 premiers jours, qui est envoyé par la Caf aux mères primipares lors du 4e mois de grossesse. Cela reprend l’ensemble des sujets sur lesquels on veut sensibiliser et donc accompagner les parents, des sujets qui ont été travaillés de manière partenariale avec beaucoup d’acteurs de l’enfance. Sans compter le site 1000premiersjours.fr déployé par Santé Publique France et l’application faite pour tenir « dans la poche des parents ». Il y a aussi l’expérimentation d’un sac des 1000 premiers jours qui est en cours d’évaluation. Donc oui, en peu de temps, beaucoup de choses ont déjà été accomplies.

Sur l’amélioration de la qualité des modes d’accueil, où en est-on date ? L’instruction du 12 avril 2022 sur la déclinaison de la politique des 1000 premiers jours prévoyait notamment la poursuite du plan de formation Enfance=Égalité initié dans le cadre de la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, dont les résultats ne sont pas très probants pour l’heure…
Ce qu’il me semble intéressant, comme l’y invite le rapport , c’est de penser la qualité dans l’ensemble des espaces de vie du jeune enfant pour favoriser son développement quel que soit son environnement. À ce titre, la question de la qualité de l’accueil est donc primordiale et va naturellement de pair avec la considération pour les professionnels de la petite enfance. Cette question de qualité a été très présente dans les travaux de réflexion de la commission et dans les décisions découlant du rapport des 1000 premiers jours, comme l’intégration de la Charte Nationale d’accueil du jeune enfant dans un dispositif réglementaire. Cette approche autour de la qualité de l’accueil a été complètement en phase avec la réflexion menée dans le cadre du le séminaire Premiers Pas, organisé par la Caisse nationale des Allocations familiales (Cnaf), France Stratégie (FS) et le Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA).

De manière plus concrète, il y a eu sur les formations des professionnels dans les territoires et le plan Enfance-Egalité, une mise en synergie avec les appels à projet 1000 premiers jours. Grâce à une approche commune au niveau des régions, certains modules de formation ont été adaptés aux problématiques des 1000 premiers jours, au-delà du cadre défini par la Stratégie Pauvreté. Ce qui était intéressant, c’est qu’on avait dans la gouvernance de ces projets, à la fois les ARS, les DREETS et bien sûr les commissaires de lutte contre la pauvreté. Même si les circuits de financement étaient différents, les acteurs ont partagé leur approche pour identifier les problématiques sur les territoires. Ce qui donne une cohérence et une force aux différents projets sélectionnés.

Bien sûr, aujourd’hui cette question de la qualité de l’accueil du jeune enfant prend encore davantage de relief après la remise du rapport IGAS, en mars dernier et surtout les annonces toutes récentes relatives aux axes du service public de la petite enfance. L’un des 3 axes fondateurs de ce service public est bien de replacer le respect des besoins des jeunes enfants au cœur des objectifs, pratiques et contrôle de l’accueil du jeune enfant. Il s’agit ainsi d’actionner différents leviers non seulement en améliorant la formation des professionnels, la réforme des règles d’organisation et de financement, mais aussi en renforçant notre système d’alerte, de contrôle et de suivi des suspicions de maltraitance en encore en remédiant à la pénurie des professionnels. Dans les toutes prochaines semaines, un plan d’urgence pour la qualité d’accueil sera d’ailleurs soumis à la concertation, permettant ainsi de décliner de manière très opérationnelle les leviers d’actions identifiés.

Le quatrième axe de la politique des 1000 premiers jours, sur la construction de la relation parentale a surtout été incarné par la réforme du congé paternité. A-t-elle eu les premiers effets escomptés ?
Rappelons avant tout que le congé paternité n’avait pas évolué depuis 18 ans. À ce titre, les 1000 premiers jours sont venus donner un signal fort, notamment au vu du retard de la France par rapport aux autres pays européens. En adoptant cette réforme dans le cadre de cette politique, ce sont non seulement des enjeux sociétaux (égalité hommes femmes, répartition des tâches, etc.) qui ont été mis en avant, mais aussi des enjeux autour du développement de l’enfant, de la manière dont le second parent va participer à la construction de l’enfant et à son sentiment de sécurité. Et cela a été porteur : la CNAM constate près de 14 à 15 % de bénéficiaires supplémentaires du congé paternité entre 2020 et 2021.

Mais cette réforme permet aussi d’ouvrir des réflexions et d’aller plus loin, par exemple sur la question de la dépression post-partum des pères. À ce sujet, une étude de l’Inserm démontre que le congé paternité réduit le risque de ces dépressions chez les hommes (probablement autour de 10 % de pères touchés). Cela démontre bien que nous sommes, là encore, sur un enjeu transversal de bien-être, mais aussi de santé !

L’un des grands enjeux des 1000 premiers jours, dans leur déploiement a été la territorialisation et la gouvernance locale. Comment les acteurs locaux se sont-ils saisis de cette politique ?
En octobre 2020, suite à la remise du rapport, il y a eu un ensemble de mesures qui ont été identifiées, clarifiées, puis remises en cohérence dans une instruction de 2021. Dans cette instruction, il nous semblait essentiel d’incarner, soutenir des dynamiques territoriales autour des 1000 premiers jours. C’était un vrai pari qui s’est avéré payant. Chaque année, pratiquement toutes les régions se sont positionnées sur les appels à projet, alors qu’ils étaient facultatifs, dans un calendrier contraint, le tout dans un contexte particulièrement difficile de sortie de crise sanitaire. Nous avions donc simplement décidé de mettre à disposition ces moyens et d’observer la suite. En fait, les services s’en sont saisis et il y a eu un déploiement sur 14 ou 15 régions chaque année. C’est beaucoup dans une logique de volontarisme, il faut le souligner. Ainsi ce sont presque 190 projets qui ont pu être soutenus sur 2021-2022 et autant en 2022-2023 sur l’ensemble du territoire, dans 80 départements.

Au-delà des chiffres, les initiatives en elles-mêmes ont aussi été très intéressantes car elles ont permis de mettre en place une dynamique partenariale forte. Même si, là encore, la première année, l’effet calendaire n’était pas simple. En 2022, certaines démarches ont été approfondies et d’autres acteurs se sont positionnés, avec des acteurs de coordination du côté sanitaire (maisons de santé pluriprofessionnelles, CPTS), ou même certaines collectivités. On a aussi vu émerger une approche territoriale encore plus fine, à l’échelle d’une intercommunalité ou d’une commune.

Du côté des communes, les 1000 premiers jours ont permis de décloisonner l’approche de la petite enfance, de la penser dans la continuité (en ante-natal et en post-natal) et en intégrant les politiques locales portées par ces collectivités comme l’accueil du jeune enfant, mais aussi parfois les dispositifs de soutien à la parentalité, la santé, l’aménagement de l’espace, la culture, etc.

L’une des actions préconisées dans le cadre de l’instruction 2022 était aussi de travailler les 1000 premiers jours dans le cadre partenarial des nouveaux comités départementaux des services aux familles (CDSF). Cela a-t-il été le cas ? Et le cas échéant, que cela a-t-il apporté ?
Cette démarche est née des premiers retours d’expériences que nous avons eus. Ces retours étaient indispensables car il y avait originellement une liberté forte sur les modes d’organisation et sur les thématiques des 1000 premiers jours. Dans ce cadre, plusieurs régions ont souligné l’intérêt d’investir pleinement ces comités départementaux, pour inscrire les objectifs des 1000 premiers jours dans les schémas départementaux. Certaines régions ont ainsi fait valoir que les comités étaient vraiment le bon endroit pour en discuter, précisant que c’était l’entrée naturelle des 1000 premiers jours, car ils créent un cadre très structurant.

Les CDSF offrent aussi des opportunités de travailler des articulations avec l’ensemble des services aux familles. Cela peut être très intéressant notamment sur des questions comme celle du répit parental, des lieux de ressources parentalité, de l’accueil du jeune enfant, qui doivent tous être traités dans ces schémas. Ces comités permettent aussi de faire le lien avec le conseil départemental et les autres politiques publiques car les 1000 premiers jours touchent aussi la politique de la ville, de l’emploi ou encore de la culture.

Enfin, l’objectif est aussi de pouvoir mobiliser des cofinancements, d’inscrire les 1000 jours dans une logique pluri-annuelle et de pérenniser les actions menées. Sur le terrain, on a vu des expériences en Nouvelle Aquitaine qui ont permis une vraie articulation avec les comités départementaux et un souhait de les investir. De la même manière à la Réunion. En Haute Vienne, l’appel à projets 2022 a été la première occasion d’introduire les 1000 premiers jours dans les travaux du CDSF…

Certains acteurs de terrain ont regretté que les appels à projets aient été trop cloisonnés (sur une thématique particulière (comme l’éveil artistique et culturelle par exemple) ou très complexes. Qu’en pensez-vous ?
Sur les thématiques des appels à projets, nous avons laissé une grande liberté aux régions pour définir leurs priorités. Si vous regardez les grandes lignes des appels à projet, le périmètre est en réalité très large, ce qui permettait aux régions de se positionner sur les thématiques qui correspondaient à leurs plus grands besoins. A l’échelle nationale, c’était aussi une volonté de laisser la main aux acteurs locaux pour refléter la réalité des territoires.

Sur la complexité de ces appels, on peut espérer que lors des prochains exercices des 1000 premiers jours, on puisse simplifier ces démarches. Cette question de la complexité n’est pas spécifique aux 1000 premiers jours, mais il est vrai que nous devons encore rendre le sujet plus lisible. Par contre, je pense que le fait d’avoir porté cette gouvernance partagée (avec les CAF notamment) à l’échelle d’un territoire a permis d’avoir un vrai effet levier, même s’il faut là aussi tirer des enseignements de cette première phase. On ne peut pas non plus tout rigidifier ! Faut-il une approche plus cadrée dans ce second temps ? La réflexion est ouverte.

Le gouvernement a annoncé il y a quelques semaines la deuxième vague des 1000 premiers jours de l’enfant. Que peut-on en attendre ?
Le déploiement des 1000 premiers jours-est désormais une politique prioritaire du gouvernement suivie au plus haut niveau ; l’objectif est bien d’ancrer cette nouvelle politique publique des 1000 premiers jours dans le long terme. La nouvelle feuille de route sur laquelle nous sommes en train de travailler doit permettre cet ancrage. Tout en gardant l’assise scientifique sur laquelle se fonde cette approche des 1000 premiers jours, il s’agit de reprendre ce qui a été probant et pertinent, d’approfondir certains axes qui n’ont pas eu le temps d’être développés – et si nécessaire de se donner les moyens de répondre à de nouveaux enjeux. Il s’agira aussi de poursuivre le soutien aux dynamiques territoriales et à la mobilisation des acteurs qui sont impliqués au quotidien dans la vie des enfants et l’environnement dans lequel ils s’inscrivent.

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Propos recueillis par Véronique Deiller

PUBLIÉ LE 02 juin 2023

MIS À JOUR LE 03 août 2023

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