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Structures plein air ou semi-plein air : quel est leur impact sur le langage des enfants ?
Dans ce nouvel article, issu de sa thèse sur l’influence des espaces plein air dans les structures petite enfance, Valérie Roy, EJE, directrice de la halte-garderie semi-plein air le P’tit jardin et docteure en sciences de l’éducation s’interroge sur l’impact sur le langage, son acquisition et les échanges verbaux, dans une crèche plein air ou semi-plein air. Elle propose dans cet article, une réflexion sur la résonance des espaces et du langage enfantin et aborde l’ensemble des enjeux liés au choix des mots, au langage et aux gestes, ainsi qu’au processus de socialisation linguistique
Des observations de terrain centrées sur les verbes et le vocabulaire utilisés
Dans un premier temps, possédant au P’tit Jardin deux espaces de terrain, j’ai pris le parti d’observer le même groupe d’enfants sur trois ans, environ 70 petits par année dans deux espaces différents, de la marche assurée aux 3 ans révolus (c’est-à-dire à partir de 14 mois jusqu’à l’entrée en maternelle) : la salle de vie intérieure et l’espace extérieur dans la halte. Et ce, durant 5 ans. Je l’ai retranscrite dans un journal de terrain. Afin d’enrichir, d’affiner mon travail, j’ai noté plus spécifiquement dans un tableau, le langage de certains d’entre eux. Pour cette expérimentation, j’ai filmé discrètement plus d’une vingtaine de vignettes, scènes entre enfants notamment durant les activités libres en extérieur et à l’intérieur de la salle de vie, de petites scènes de 3 à 10 minutes environ .
Puis, en partant à Mulhouse, dans une pouponnière piklérienne centrée sur un projet plein air, j’ai réalisé des observations d’enfants en extérieur et à l’intérieur des maisons de vie, dans un cahier. Je me suis davantage penchée sur les réponses des professionnelles interrogées, compte tenu du fait qu’il était impossible de filmer les enfants de la pouponnière.
Dans une autre halte plein air, j’ai observé les enfants discuter entre eux et avec les professionnelles.
Au fil du temps, de mes perceptions, des réponses des adultes et des enfants, je me suis demandée dans quelle mesure l’acquisition du langage concerne le patrimoine génétique humain (les facteurs internes), et, ou l’environnement (les facteurs externes) ? L’environnement, ici, intègre l’ensemble des conditions de vie géographique, sociale et familiale.
J’ai donc émis l’hypothèse que la fréquentation très régulière des espaces plein air en EAJE agit sur le développement langagier des plus petits. En termes méthodologiques, le langage enfantin comporte de larges points à observer. J’ai préféré me centrer principalement sur les verbes émis par les enfants, sur le choix du vocabulaire utilisé. J’ai observé également leurs comportements expressifs, oraux, leurs jeux mis en place dans le jardin autour de la parole, leurs corps en mouvement ou pas.
Ainsi, en écrivant les productions verbales des enfants, j’ai constaté des différences certaines au niveau de l’utilisation de certains de leurs mots, au niveau de la prosodie, de la phonologie, de la morphosyntaxe, au niveau de leur expression verbale, leur niveau articulatoire (des consonnes fricatives et constrictives, vibrantes), leur respiration entre l’espace extérieur et l’espace intérieur. J’ai observé également l’importance des jeux sonores, des sens (olfactifs, du toucher, visuels, gustatifs et tactiles) dans l’acquisition de la parole, ainsi que la dimension sémantique verbale.
D’autres mots, d’autres horizons
Les différences de vocabulaire sont en partie liées au milieu social familial, aux capacités propres des enfants, cognitives, sociales. La meilleure stimulation pour que le langage se développe, c’est de fournir aux jeunes enfants des opportunités pour entrer en interaction avec d’autres. C’est une stimulation existant évidemment en halte-jeu ou en crèche.
Lorsque nous nous penchons sur la parole des jeunes enfants de 2 à 3 ans, nous constatons, qu’ils vivent des situations d’interactions différentes en fonction du lieu d’accueil, c’est-à-dire s’ils sont gardés à la maison, ou à temps plein ou partiel à la halte ou chez une assistante maternelle. .
Nous savons qu’en structure, ils sont confiés à des professionnelles formées avec des niveaux différents, suivant des règles de sécurité émises par le code de la santé publique. Ainsi les professionnelles possèdent des différences langagières en fonction de leurs études mais aussi de leurs acquis personnels. A l’intérieur de l’espace de vie du P’tit Jardin, une bonne variabilité langagière existe, comme dans les autres structures observées. Toutefois, j’ai constaté que les jeunes enfants exploitent les verbes suivants en espace intérieur : être, avoir, faire, voir, regarder, aller. Dehors, les verbes d’action suivants : pouvoir, asseoir, regarder, être, se laver, pleurer, attendre, arriver, partager, jouer à la terre, jeter par terre, aller, partir, manger, casser, acheter, vouloir, être, prendre, avoir, jeter, donner sont davantage prononcés. Un chatoiement qui n’est pas mince… Mais pourquoi — d’autant plus qu’il s’agit des mêmes professionnelles qui accompagnent les enfants ?
Je me suis demandée, deuxièmement, si le langage proposé en extérieur aux jeunes enfants était différent ? En extérieur, le langage des professionnelles est moins présent, dans le sens où l’interaction langagière est moins fréquente, dû à l’éloignement des plus petits. Et les adultes utilisent plus des verbes d’action car elles bougent physiquement.
En effet, il faut souligner qu’à l’intérieur de l’espace, les mouvements corporels existent, mais restent moins développés. Les enfants, dans la salle de vie, ont peu de place pour déambuler à leur guise. Compte tenu de la taille de la salle, ils sont invités à rester en posture assise ou à moins courir. Les conflits interfèrent dans les relations mises en place entre pairs . De ce fait, les professionnelles mettent en place différents types d’ateliers de motricité fine dans le but plus ou moins conscient de calmer leur énergie corporelle débordante et de maintenir une sonorisation supportable pour tous.
Au travers de certaines vidéos réalisées, j’ai vu que les jeunes enfants cherchent des câlins et imitent les adultes en s’asseyant comme eux. La parole des adultes peut parfois paraître envahissante.
Le ciel, les nuages, les avions et les jeunes enfants
Ne dit-on pas « à l’air libre » ? Que signifie l’accès au langage des enfants dans une telle atmosphère ?
Voici quelques mots d’une enfant tirés de mon journal d’observation : « j’aime les nuages, ils bougent, il y a le mouvement c’est fort. »
Un autre enfant me dit : « Regarde un avion dans le ciel. »
Kathy précise que dans sa structure, « les enfants aiment beaucoup regarder les avions qui passent. »
Si je cite ces quelques mots, c’est pour évoquer ce lien entre l’enfant et la nature sur un point tout particulier : celui des mots en lien avec l’exploration du ciel. Nous avons ici un exemple tout à fait précis des conséquences entre l’articulation entre les conditions de vie dans notre structure et les effets sur le développement des enfants en tant qu’êtres de sensibilité et de langage tout à la fois : leur quotidien non seulement influe sur les occasions des échanges, mais avant même cela, il influe sur les organes mêmes de la perception et du contact avec les éléments naturels.
Très présents dans le jardin, ces échanges autour de « ce qu’il y a au-dessus » sont quasiment inexistants dans l’espace de vie intérieure. En effet, l’enfant ne s’intéresse pas au plafond. Les jeunes enfants ne nous sollicitent pas pour nous indiquer que l’oiseau s’est envolé, que l’avion part, que le nuage bouge, que la feuille d’automne tombe de l’arbre. Tout simplement parce que le plafond n’est pas vivant. Parfois quelques décorations intéressent les plus petits mais elles sont souvent statiques.
L’expression créative langagière
Au dehors, un langage créatif et expressif s’instaure entre enfants, s’utilise naturellement de manière autonome, loin de l’adulte.
Pour reprendre le « tâtonnement expérimental » de Freinet, il passe autant dans la manipulation des mots que dans celle des choses. Ainsi, ce langage devient un support de jeu pour communiquer à plusieurs. Les jeunes enfants éprouvent du plaisir à parler. L’utilisation de certaines sonorités expressives le manifeste. Ces jeux créatifs leur permettent de tâtonner et de se tromper. Cette capacité à réaliser des erreurs ou des fautes de mots, démontre combien ils réfléchissent et analysent leur propre langage.
Charline, professionnelle précise en évoquant les enfants : « ils s’éloignaient rapidement, et finalement maintenant les échanges verbaux sont beaucoup plus riches ». L’expression langagière s’interrompt peu dehors. Différents supports, comme une flaque d’eau, un peu de terre ou une branche d’arbre, la favorisent.
Sans éléments de comparaison, l’adulte ne se rend pas toujours compte des différences entre langage enfantin en espace intérieur et extérieur. Élise Freinet, évoquait, elle aussi, l’expression libre . Elle défendait l’idée du désir de vivre. Elle parlait même d’éducation et d’amour. Elle précisait que la pédagogie proposée par son conjoint et par elle, avait brisé la cage.
Le but est « d’ouvrir les portes de la prison scolastique » dans laquelle les petits grandissent.
Le plaisir de nommer la nature
Dans le jardin de la halte du P’tit Jardin ou dans les autres structures observées, les jeunes enfants parlent rarement des jouets présents autour d’eux. Ils insistent sur les éléments de la nature. La relation charnelle avec elle par le biais des manipulations manuelles, régulières développent des sensations corporelles certainement différentes de celles éprouvées avec les jouets en plastique ou en fer, présents dans l’espace. Cette relation suscite des émotions, développe ainsi une posture morale différente, axée vers les systèmes écologiques terrestres . Ces expériences sont menées durant la période dite sensible comme le stipule Maria Montessori
Certains enfants utilisent même des mots évoquant une nature absente dans l’espace extérieur. Ainsi Léo parle des fraises du jardin. En fait, il fait référence aux fruits du jardin de son grand-père. Des liens entre les éléments touchés et des expériences passées se tissent tout doucement. Ainsi une imagination et un vocabulaire en lien avec les éléments naturels se développent, participant ainsi à la construction de leur identité environnementale.
Donner de la voix … ou les jeux de sons
A travers des expériences acoustiques variées, les enfants apprennent à découvrir et connaître leur voix. En tant que telle, la voix s’exprime donc pour qu’on s’y intéresse. Par elle, en effet, se manifeste un désir hors de quoi nous ne comprendrions pas pour quelle raison un souffle s’entend chez l’être qui parle. Je constate que les enfants mettent en place des jeux de sons spécifiques qui leur procurent du plaisir. Le besoin de crier à plusieurs (jeu de sons et de voyelles) s’observe, comme le besoin de chanter à deux ou trois sur les balançoires dans le jardin de la halte du p’tit jardin. L’enfant semble même exercer sa puissance vocale dehors. Il éprouve le besoin de communiquer vocalement à plusieurs, seul, en toute liberté. Il exerce ses cordes vocales et apprend à mesurer le son de celle-ci dans l’espace.
En effet, Chantal Grosleziat, dans son livre les bébés et la musique ( éditions Erés) souligne que les jeunes enfants « lancent la voix. Ils ressentent la qualité acoustique de cet espace et l’exploitent pour le plaisir d’entendre leur voix amplifiée. A travers cette expérience, ils recherchent une jouissance, un plaisir de communication avec les autres » .
Lorsqu’ils perçoivent un son, tous leurs corps vibrent et participent, ce qui est le cas avec leur propre voix. Le langage concerne donc les gestes et se trouve lié au développement du larynx et de l’oreille interne.
L’espace possède donc de nombreux sons. L’intérieur ressemble plus à une bouillie musicale au vu des propos des professionnelles, mais les bruits extérieurs, des oiseaux, du vent, des avions sont autant d’écoutes intéressantes pour les plus petits qui s’amusent de tout. Chantal Grosleziat ajoute : « A travers des situations acoustiques multiples, il va connaître sa voix. Variation et permanence. L’écho entendu sous le pont fait prendre conscience d’une nouvelle façon de chanter, mais aussi de sa voix, toujours la même. Élément stable, reflet de son identité. » Les enfants se crient dessus en apparence, mais en fait ils poursuivent l’apprentissage de leur langue.
Ainsi ils exercent leurs cordes vocales dans le jardin, développent par la même occasion une musicalité et une richesse sonore importante d’autant plus si cet environnement propose des sonorisations intéressantes. , précise Chantal Grosléziat. Les limites vocales sont presque inexistantes dehors, comme le précisent des professionnelles. Dedans des restrictions sont présentes.
Le cas d’Alon, 2ans et demi, l’enfant qui dialogue avec la nature
Voici donc Alon, un enfant de deux ans et 7 mois, fréquentant le P’tit Jardin. C’est un petit garçon souriant, curieux et tactile. Alon est arrivé chez nous à 15 mois. Il venait dans la structure deux fois par semaine, c’est à dire peu. Depuis quelques mois, il vient deux jours complets par semaine et une demi-journée.
En parallèle, Alon évolue dans un contexte familial singulier. Sa mère en effet possède une réserve de singes au Congo. Tous les deux mois, Alon part à Kinshasa. Il joue un peu là-bas avec les bébés singes. La mère est une femme très ouverte, sociable, pas du tout anxieuse. Elle confie son enfant avec facilité, elle dialogue beaucoup avec les professionnelles. Nous sommes dans une bonne coéducation. Alon est son troisième enfant. Il a une grande sœur de 8 ans et un grand frère de 13 ans. Il vient juste d’avoir une petite sœur.
Quand il revient dans le jardin tous les deux mois, son plus grand plaisir est de retirer ses chaussures pour poser ses pieds nus sur la terre. Il préfère manipuler la matière vivante, courir, jouer sur les draisiennes, interagir avec d’autres. Il délaisse les ateliers d’éveil et les temps d’histoire. Depuis peu, il parle extrêmement bien. Il vit les mots avec son corps.
Car pour parler, il faut respirer et pousser la voix. Et c’est ici que, dans mon accueil d’Alon et de son tâtonnement pour entrer pleinement dans la vie, c’est autant l’écologie psychique que l’écologie naturelle qui me viennent à l’esprit pour tenter de comprendre ce qui se joue dans le développement du sujet du petit humain et dans le rôle que joue la place accordée aux éléments naturels dans son existence quotidienne.
Dehors, quand il apprend un mot tel que plante aromatique, l’enfant utilise plusieurs sens. Sa vue, son toucher, son odorat, son ouïe sont en éveil au moment de l’apprentissage du mot ainsi que son émotion et ses gestes, sa main. Ainsi les sens développent une autre compréhension des mots. Des confusions sémantiques se manifesteront peut-être.
Et cette écologie psychique ne peut se disjoindre de l’écologie naturelle. Si l’enfant ne peut plus, être parmi la nature pour l’éprouver corporellement, il apprendra de plus en plus des verbes, coupés du monde réel, limitant alors le champ même de leurs sens, dans une représentation presque irréelle de tout ce qui est pourtant fondamental dans l’existence.
Au niveau sémantique, il est en effet spécifié que les enfants mettent du temps à retenir le sens des verbes.
Alon s’intéresse peu à ses mains durant les ateliers de motricité fine depuis deux ans. Il préfère davantage les utiliser pour jouer avec l’écorce d’arbre ou manipuler la terre. Il a toujours, en effet, préféré malaxer la matière et regarder le ciel dans le jardin. Alon s’éloigne des adultes pour courir dans le jardin et échanger avec ses pairs. Il a toujours aimé la moto. Il adore les vers de terre, imagine des crocodiles dans le jardin, sa maman, son papa et sa sœur. En partant de ses jeux autonomes avec les éléments vivants, je me suis rendue compte qu’Alon, progressait bien en terme langagier jusqu’à déployer des phrases construites, claires à l’âge de deux ans et huit mois. Je me rends compte qu’il sait compter jusqu’à 5. Il joue avec une petite fille. Nous ne lui avons rien appris. La maman d’Alon non plus. Alon a écouté les chansons dans le jardin, notamment une qui évoque des chiffres, est-ce cela ?
En regardant cet enfant progresser dans l’espace vivant et intérieur de la structure, j’ai pris conscience de l’importance du domaine sémantique des mots et de la façon dont la nature parle à l’enfant. Car dans ces espaces naturels, ce qui retient l’attention, c’est le contact avec la vie qui émane des éléments présents dans l’espace, qui touche le corps jusqu’à l’os. Dehors, nous sommes saisis. Le vent touche le cœur, le soleil éveille une émotion, le froid, la chaleur excessive nous invitent à être là, la pluie aussi. Toucher de l’herbe verte, entendre un oiseau chanter, sous le soleil matinal, procure un apaisement et les odeurs de la nature nous invitent à imaginer. Maria Montessori, précise comment la nature enseigne les mots à l’enfant. « Elle enseigne méthodiquement les noms et les adjectifs, les conjonctions et les adverbes, les verbes à l’infinitif, et puis la conjugaison des verbes, la déclinaison des noms, les préfixes les suffixes, et toutes les exceptions du langage » , souligne-t-elle. Il y a un accordage affectif qui se mêle aux sensations de l’environnement.
La nature offre expérience sensorielle langagière élargie.
Même si cette recherche est observée à petite échelle, sur peu d’établissements, elle que les espaces plein air régulièrement fréquentés favorisent le développement des verbes d’actions, permettent l’émergence d’un autre vocabulaire, offrent la possibilité aux jeunes enfants d’exercer librement leur voix au travers de jeux de sons, de cris, permettent une utilisation naturelle, libre des gestes corporels présents dans l’acquisition du langage et co-verbaux, rendant possible l’exploration du ciel et leurs interactions verbales, créent du lien entre vue et posture, développent des jeux langagiers socialisés, créatifs entre enfants, apportent plus d’expression langagière, offrent une possible communication langagière avec la nature participant à leur construction identitaire environnementale.
Toutefois il est important de rappeler que le lieu de la crèche, ou de l’EAJE, même s’il ne possède pas d’espace extérieur, est un lieu qui développe un langage enfantin. Il est davantage profitable aux enfants issus des familles pauvres, modestes, vu les interactions langagières proposées par des professionnelles formées. Le langage se développe de manière plus passive qu’à l’extérieur, sous contrôle des professionnels. Ce qui peut inhiber certains enfants.
De plus, ce développement langagier peut s’avérer inutile, si l’accueil en institution des tous petits s’avère instable. L’expérience de nature offre une expérience sensorielle langagière élargie.
Autre point, le contexte familial joue un rôle important en termes de développement langagier. Un enfant naissant dans un cadre social où la maitrise de la langue utilisée est largement approfondie, arrive à la halte avec un acquis constaté. Une professionnelle qui n’aura pas fait l’expérience du plein air, aura du mal à prendre conscience de l’apport de ces environnements.
Valérie Roy
PUBLIÉ LE 03 mai 2026