S’abonner
Espace
Abonnés

Yannick Jadot, candidat d’Europe Ecologie Les Verts (EELV)

Le projet du candidat

Enfance : protéger les enfants, soutenir les parents

La petite enfance et l’enfance sont des périodes essentielles pour les jeunes citoyen.nes mais aussi pour leurs parent.es. Nous soutiendrons toutes les familles pour faciliter l’accès à des modes de garde adaptés, nous développerons des services publics sur tous les territoires pour permettre un épanouissement de chaque enfant quelle que soit sa situation de vie.

Des mesures de santé environnementale pour les enfants. Les facteurs environnementaux sont plus déterminants pour les enfants que pour les adultes du fait de la persistance de certains effets sur leur santé tout au long de la vie. C’est le cas de la pollution de l’air causant un retard de développement pulmonaire chez l’enfant. Il est primordial de veiller à ce que la santé d’un.e enfant né.e aujourd’hui ne soit pas définie par le changement climatique et les pollutions.

Aussi, nous investirons massivement dans les politiques précoces de correction des inégalités de santé dirigées spécifiquement vers les enfants pendant leurs cinq premières années, en particulier des services de médecine infantile et scolaire permettant d’assurer un suivi médical de tous les enfants simple et gratuit.

Une parentalité élargie. Aujourd’hui des familles ne sont pas reconnues par l’administration française car elles sont issues de PMA ou de GPA réalisées à l’étranger. Nous sécuriserons les droits parentaux et la filiation des enfants nés de PMA et de GPA à l’étranger. Nous faciliterons l’accès à la délégation-partage de l’autorité parentale pour faciliter le quotidien des familles recomposées et des familles en coparentalité dans lesquelles plus de deux parents jouent un rôle important dans la vie de l’enfant. Pour cela, nous mettrons en place des états généraux de la parentalité afin de refondre notre droit de la famille et de la filiation, pour que chaque enfant puisse grandir dans un cadre sécurisé quelle que soit la famille dans laquelle il vit.

Un service public de la petite enfance à l’échelle des départements. Aujourd’hui, les modes de gestion de la petite enfance sont très différents selon les collectivités, en particulier entre les zones urbaines, souvent mieux équipées en crèches, et les zones rurales. Nous restructurerons le secteur pour assurer des modes de garde de qualité et des conditions de travail dignes aux professionnel.les. Nous créerons un service public de la petite enfance garantissant à chaque enfant le droit à être accueilli dans une structure (petite enfance, périscolaire, extrascolaire) du choix des parents, même si ceux-ci sont sans emploi. Nous augmenterons le nombre de crèches en soutenant l’implication des parents, sur le modèle des crèches parentales et coopératives. Afin de réduire les stéréotypes de genre, le personnel sera davantage paritaire, grâce à des mesures incitant les jeunes hommes à s’orienter vers les métiers de la petite enfance.

Accompagner tous les parents à l’accueil du jeune enfant. Le développement psychologique de l’enfant dépend de l’environnement physique, économique et socioculturel de la famille proche. Nous instaurerons une préparation à la fonction parentale universelle et gratuite pour toutes les familles qui accueillent un jeune enfant, inspirée du dispositif de « préparation à la naissance et à la parentalité ». Nous doublerons le nombre de séances actuellement proposées et leur remboursement pour les parents d’enfants de 0 à 3 ans, autour de questions

variées : alimentation, sommeil, interactions parents–bébé, langage, motricité, émotions, effets bénéfiques des jeux, sensibilisation aux effets délétères des écrans avant 6 ans, prévention des violences.

Réformer la protection et l’Aide sociale à l’enfance. Protéger l’enfant, c’est éviter le plus possible la séparation avec la famille : nous aurons une approche globale en mobilisant des ressources complémentaires de proximité (familiales, amicales, bénévoles, professionnelles). Les parents ayant besoin de soutien auront la possibilité d’être accueillis en centre parental jusqu’aux 6 ans du dernier enfant (au lieu de 3 ans actuellement). Si la séparation s’avère inévitable, la stabilité matérielle et psychoaffective de l’enfant devra primer et, sauf mise en danger, les fratries ne devront pas être séparées.

Nous instaurerons un système de péréquation entre les départements permettant de garantir l’égalité de moyens sur le territoire. Nous généraliserons les contrats jeunes majeurs au niveau national jusqu’à 25 ans et l’accompagnement dans la recherche d’un logement stable. Nous rendrons obligatoire des ateliers sur la parentalité lors de la préparation afin d’enseigner les fondements de la bientraitance aux parents. Tou.te.s les professionnel.les de l’enfance et de l’éducation seront systématiquement formé.es aux questions de genre, de sexualité et de violences sexuelles.

Enfin, une priorité sera donnée, notamment dans les territoires peu ou mal pourvus, au maintien et au développement des écosystèmes culturels et associatifs. Bibliothèque, cinéma, théâtre, sont autant de débouchés pour permettre aux enfants de découvrir et d’expérimenter de nouveaux horizons esthétiques, intellectuels et artistiques.

Dans le programme du candidat

  • Nous instaurerons un congé parentalité de même durée pour les deux parents. Ce congé viendra remplacer le congé paternité et maternité et permettra ainsi d’offrir équitablement à chaque parent 16 semaines de congé, dont 8 obligatoires, réparties avant ou après l’accouchement.
  • Nous développerons le service public de la petite enfance en ouvrant 200 000 places de crèche ou auprès d’assistantes maternelles pour satisfaire les besoins de chaque famille.
  • Les allocations familiales seront fixées à 70 euros par mois et par enfant, dès le premier enfant.

Ce qu’ont dit ses soutiens

Nathalie Maquoi, Conseillère de Paris, représentant Yannick Jadot au forum du CEP-enfance.

Les excédents de la Branche famille pour les enfants et les familles. « Nous souhaitons sanctuariser les crédits de la branche famille de la sécurité sociale. Elle est régulièrement en excédent cette branche autour de 1 milliard d’euros mais elle a servi au cours des mandatures précédentes surtout à équilibrer les autres et pour nous, il s’agit de garantir que cet excédent aille au service des enfants et de leurs familles. A partir de là vous pouvez faire beaucoup comme un plan de création de 200 000 places d’accueil collectif pour les 0-3 ans, dans chaque département là aussi en faisant en sorte que l’Etat joue son rôle de régulateur et de rééquilibrage. On a beaucoup parlé de la ruralité mais on peut penser aux territoires d’Outre-Mer, la question du service public se pose de manière très forte. »

Priorité au public et au privé non lucratif. « Quels que soient les secteurs des métiers du lien, quand il y a une absence de service public, le secteur privé s’y engouffre parce qu’en vrai il y a une demande. Quand on cherche à faire garder son enfant et qu’on n’arrive pas à avoir une place dans le secteur public, on fait ce qu’on peut, et les gens n’ont pas le choix (…). Pour le moi le privé avec lequel il faut que l’on travaille, c’est le secteur associatif et l’économie sociale et solidaire. »

Et aussi un tweet de Yannick Jadot (Novembre 2021)

Les statuts des métiers de l’enfance doivent être revalorisés : l’éducation, la petite enfance, la santé mais aussi les aidant.es, les AESH, et toutes celles et ceux qui permettent à notre pays de retrouver le sens de l’égalité des chances. #DroitsDesEnfants #Jadot2022

Affiche de campagne de Jean-Luc Mélenchon - présidentielle 2022

Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France Insoumise (LFI)

Affiche de campagne de Valérie Pécresse - présidentielle 2022

Valérie Pécresse, candidate Les Républicains (LR)

Affiche de campagne de Marine Le Pen - présidentielle 2022

Marine Le Pen, candidate du Rassemblement National (RN)

Vous avez envie de lire la suite ?

Abonnez-vous dès maintenant

PUBLIÉ LE 28 février 2022

Ajouter aux favoris

Laisser un commentaire