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Assises nationales du soutien à la parentalité : une feuille de route centrée sur la conciliation vie pro-vie familiale, l’adolescence, le numérique
Ce matin, jeudi 19 février, la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Stéphanie Rist et la Haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry lancent les Assises nationales du soutien à la parentalité. Avec pour but de construire « un cadre renouvelé et partagé de cette politique publique ». Objectif : des propositions concrètes dès le mois de juin. En amont des Assises, le point avec Sarah El Haïry.
Selon l’invitation du ministère des Familles, envoyée aux acteurs du secteur du soutien à la parentalité – associations, chercheurs, représentants de la société civile, administrations, professionnels de terrain, et représentants du monde du travail – ces assises visent deux objectifs : « mieux accompagner les parents afin de répondre aux besoins fondamentaux des enfants et soutenir les parents dans la conciliation des temps de vie. »
Pour Sarah El Haïry, Haute commissaire à l’Enfance, « ces assises de la parentalité sont le prolongement la stratégie nationale de soutien à la parentalité lancée par Agnès Buzyn pour 2018- 2023, « Dessine-moi un parent ». Là, il s’agit, explique-t-elle, de dégager un nouveau plan 2025-2027 pour mieux accompagner les parents. ».
Pour rappel, en France il y a 13 millions d’enfants (0-18 ans), un quart de familles monoparentales et 82% de mères d’enfants de moins de six ans qui ont une activité professionnelle.
Des groupes de travail et un comité technique de pilotage
Sarah El Haïry en amont de ce lancement officiel, nous a expliqué : « il y aura trois ou quatre groupes de travail qui auront à leur tête un binôme constitué d’un représentant de l’administration et d’un représentant de la société civile. En appui de leurs travaux : un comité technique piloté par la DGCS.. Ces groupes de travail se réuniront une fois par mois pendant trois mois. À l’issue de leurs travaux, des propositions devront être remises en juin à Stéphanie Rist et à moi-même. » Des propositions, selon le ministère qui devront être « opérationnelles et soutenables », et qui, ajoute la Haute commissaire, devront permettre aussi de s’incarner dans la nouvelle COG.
Parallèlement aux travaux menés par les groupes de travail, en avril-mai, sera lancé un événement collaboratif, qui devrait permettre de prioriser les besoins.
L’adolescence, la parentalité en entreprise et les parents face au numérique
« On ne part pas de rien, affirme Sarah El Haïry. Nous allons capitaliser sur des rapports du HCFEA, du Clemi ou sur celui d’Hélène Roques et Serge Hefez mais aussi nous appuyer sur des politiques déjà en cours comme celle des 1000 jours. Mais il y a encore des trous dans la raquette, et nous avons l’ambition de les combler grâce aux trois groupes de travail dont nous avons défini les thèmes. »
Le premier, en complément de la politique des 1000 jours sera consacré à la pré-adolescente et à l’adolescence et à la façon dont on peut renforcer les capacités parentales à ces moments-clé parfois difficiles.
Le deuxième se penchera sur les conditions concrètes des modalités d’organisation de la parentalité dans le cadre de la vie professionnelle : comment concilier vie familiale et vie professionnelles. C’est un sujet d’importance si l’on se réfère au chiffre de 82% des mères d’enfants de moins de six ans ont une activité professionnelle.
Un troisième groupe travaillera autour de la parentalité face au numérique. Il y a un réel besoin de soutenir les parents face au numérique, à tous les âges. La question des écrans ne se limite pas aux moins de trois ans ou de six ans. Ces groupes serviront à partager enjeux et constats, à approfondir les solutions envisagées et à élaborer des propositions concrètes.
Enfin, les travaux du dernier groupe auront pour objectif d’améliorer la lisibilité et l’accessibilité à l’offre de services aux familles.
Des interventions inspirantes
Pour ce lancement officiel, après une ouverture par Stéphanie Rist et Sarah El Haïry, il y aura des interventions inspirantes qui donneront le ton de ces Assises nationales du soutien à la parentalité.
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Catherine Lelièvre
PUBLIÉ LE 19 février 2026