Crèches associatives : 84 % des crèches de la FEHAP sont en déficit
La FEHAP lance un appel urgent à l’action pour sauver les 285 crèches qu’elle représente. La « situation financière alarmante » de ces structures « menace non seulement leur pérennité, mais aussi la qualité de l’accueil des jeunes enfants, compromettant ainsi l’équilibre social de nombreux territoires », alerte la fédération dans un communiqué.
En 2023, 26% des crèches PSU en France sont des crèches associatives. Et elles offrent près de 100 000 places d’accueil aux enfants. Mais le système est à bout de souffle, alerte la FEHAP qui représente 285 structures associatives. « Déjà fragilisées par une inflation galopante et des coûts de fonctionnement en constante augmentation, elles font face à une pression financière intense depuis l’extension du Ségur, écrit un communiqué. L’accord sur la revalorisation des salaires des professionnels de la petite enfance, bien qu’indispensable, a entraîné des surcoûts conséquents pour les établissements non lucratifs.»
84 % des crèches de la FEHAP sont en déficit
La FEHAP a mené une enquête auprès de ses adhérents et les résultats sont inquiétants. 84 % des crèches associatives anticipent un déficit pour 2024 et 2025. Pour que la situation cesse de se dégrader, la fédération demande une intervention immédiate des pouvoirs publics. « Sans un soutien financier accru, notamment de la part des collectivités locales, ces structures risquent de réduire leurs capacités d’accueil, voire de fermer leurs portes, fragilisant ainsi des milliers de familles et d’enfants.» Et pour cause, « seules 10 communes financent intégralement les surcoûts liés au Ségur, laissant un reste à charge considérable pour les crèches.»
Pour Charles Guépratte, directeur général de la FEHAP : « Il faut mettre en œuvre une politique claire et cohérente pour l’avenir de l’accueil de la petite enfance : l’État et les collectivités locales doivent travailler ensemble pour construire un système de garde d’enfants plus juste et plus équitable pour toutes les familles. »
Candice Satara
PUBLIÉ LE 27 février 2025