Toutes les entreprises de crèches et micro-crèches intègrent la convention collective SAP
Au 1er janvier 2025, toutes les entreprises de crèches et micro-crèches bénéficieront de la convention collective des entreprises de services à la personne (SAP), avec des bénéfices immédiats pour l’ensemble des professionnels. Pour les fédérations de gestionnaires, cet accord peut constituer un premier pas pour éventuellement bénéficier du bonus attractivité de la CAF destiné à soutenir les revalorisations salariales.
En novembre 2023, la FESP a porté auprès des partenaires sociaux de la branche, un accord visant à modifier le champ d’application de la convention collective (CCNSAP) pour qu’elle s’étende aux entreprises de crèches et de micro-crèches. C’était déjà pour toutes les entreprises adhérentes à la FFEC qui appliquait automatiquement cette convention, même sans avenant.
Il n’y a désormais plus de doute. L’ accord vient d’être signé par les principales organisations syndicales, il est applicable à toutes les entreprises de crèches et micro-crèches et leurs salariés, soit plus 60 000 salariés. À compter du 1er janvier 2025, l’ensemble des crèches et micro-crèches de France du secteur lucratif doivent appliquer la Convention collective des entreprises de services à la personne (SAP).
Des salariés mieux protégés
Avec cette convention, les salariés vont pouvoir disposer de normes conventionnelles « adaptées à leurs réalités et besoins au-delà de celui du Code du travail », souligne le communiqué de la FESP. Elle favorisera également l’évolution professionnelle, notamment à travers la formation continue. L’avantage immédiat dont les salariés pourront bénéficier à partir de janvier est la mise en place d’une prime d’ancienneté à partir de 2 ans d’ancienneté.
Pour Brice Alzon, Président de la FESP : « l’intégration des crèches et des micro-crèches au sein de la Convention collective était une demande très forte des adhérents de la FESP. Il est essentiel pour pallier les difficultés de recrutement du secteur de la Petite enfance, d’œuvrer collectivement à l’attractivité, la professionnalisation et l’amélioration de la qualité de vie au travail des professionnels tout en permettant d’inscrire ces actions en cohérence avec les enjeux afférents au modèle économique des gestionnaires.»
Enfin, il s’agit d’une première étape pour permettre à ces structures de devenir éligibles au bonus attractivité mis en œuvre par la CNAF et le gouvernement pour revaloriser les salaires de professionnels. Aujourd’hui, les crèches et micro-crèches Paje et leurs salariés en sont exclus. « Il nous reste du travail, avec les partenaires sociaux, pour définir et classer les emplois des crèches et des micro-crèches. Mais il reste aussi à l’État de remplir sa part : tous les salariés de toutes les crèches et micro-crèches doivent avoir accès au bonus attractivité. », a réagi de son côté Elsa Hervy, déléguée générale de la FFEC.
PUBLIÉ LE 10 décembre 2024