Protection de l’enfance : le CESE demande un plan d’action gouvernemental concret en urgence
Alors que les rapports sur la protection de l’enfance se sont succédé ces derniers mois, le Conseil économique social et environnemental (CESE) qui a adopté un avis alarmant en octobre dernier, demande au gouvernement de passer à l’action.
Près de 400 000 enfants ont nécessité des mesures de protection et 2 000 étaient à la rue en 2024. Environ 20 000 décisions de protection d’enfants en danger, prises par les juges des enfants, ne sont pas exécutées par les conseils départementaux, 40 % des postes de professionnels sont vacants… La situation de la protection de l’enfance est dramatique.
Dans un communiqué publié ce jour, le CESE regrette l’absence d’une politique gouvernementale abordant l’ensemble des enjeux d’une manière transversale alors que le temps presse. L’institution a adopté, le 8 octobre 2024, un avis sur l’amélioration de la protection de l’enfance avec 20 préconisations concrètes autour de 4 axes fondamentaux :
- Appeler l’Etat et les départements à assumer leurs responsabilités et à coordonner le pilotage,
- Protéger efficacement les enfants malmenés par le système,
- Faire respecter les droits de l’enfant,
- Recruter, former et valoriser des professionnels engagés mais découragés.
Cet avis appelle notamment à l’adoption rapide d’une stratégie interministérielle de prévention et de protection de l’enfance, révisée tous les 2 ans, garantissant l’équité territoriale via des contrats avec les départements, un suivi, une péréquation et des incitations financières. Il recommande aussi la création d’une autorité indépendante de contrôle des lieux d’accueil des enfants protégés..
Si le CESE salue la création d’un Haut commissariat à l’enfance et la mobilisation de la ministre, Catherine Vautrin sur le sujet, la prise de conscience ne suffit plus.
Candice Satara
PUBLIÉ LE 13 janvier 2025