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Changement de méthode au Comité de filière petite enfance

Jeudi 3 octobre, c’était la rentrée du Comité de filière petite enfance.  La première réunion plénière depuis sa reconduction et celle de sa présidente Élisabeth Laithier et la nomination de son nouveau secrétaire général Jean-Baptiste Frossard. Une séance inaugurant un nouveau cycle de trois ans. A la clef un changement de méthode pour progresser en efficacité.

Lors de la Rentrée de la petite enfance du 16 septembre le binôme a la tête du comité avait expliqué vouloir passer un nouveau cap. Avec un changement de méthode pour être plus agile et efficace, plus proche du terrain.  Avec des groupes de travail plus resserrés (10-12 personnes au maximum) concentrés sur 4 axes de travail : le recrutement, la formation, la communication et la place de la garde à domicile dans le SPPE. Jeudi, lors de la plénière ce fut l’occasion pour eux de préciser cette nouvelle méthode et de rappeler les objectifs de ce nouveau cycle.

Plus de pragmatisme dans les travaux

L’idée de ce nouveau cycle est bien de « capitaliser sur les réflexions de ces trois dernières années », rappelle Jean-Baptiste Frossard.  Rien de ce qui a été fait n’a été inutile ni stérile. Mais force est de constater que travailler efficacement en groupes de 30 ou 40 est assez difficile.  « Nous avons donc décidé explique le secrétaire général du comité de filière avec la présidente d’organiser les travaux selon des modalités plus opérationnelles d’où le choix de groupes de plus petites tailles (de 10 à 12 membres), centrés sur des problématiques précises. » Et il ajoute : « nous voulions rompre aussi un axe descendant : administration vers groupes de travail pour que les groupes de travail puissent au contraire se saisir des sujets et essayer d’expérimenter les solutions imaginées dans les réseaux de ses membres. »
La composition de petits groupes donc implique que chaque membre du comité de filière ne puisse participer qu’à un seul groupe de travail. Ce qui a pu faire grincer les dents certains. Mais optimiste, Jean-Baptiste Frossard rappelle qu’il veillera à ce que chacun puisse participer de façon égale et que si nécessaire il pourra y avoir des membres invités à certaines discussions de tel ou tel groupe de travail.
Ce format de groupes resserrés devrait permettre plus d’agilité et d’efficacité dans les travaux.  D’octobre à fin avril, des réunions de deux heures toutes les 3 semaines, animées par le secrétaire général lui-même ou Elisa Bazin, son adjointe.  Des pistes expérimentées durant ce temps dans des EAJE repérés par ses membres. Et une restitution lors d’une plénière en mai, des conclusions de chaque groupe.
Les inscriptions vers les différents groupes sont ouvertes et se clôtureront le 11 octobre. Le souhait de Jean-Baptiste Frossard : que chacun choisisse un groupe où par ses compétences, ses relations, son réseau, il peut réellement et concrètement apporter quelque chose, car l’heure est désormais à l’action.

Six groupes de travail resserrés

Jeudi, les six groupes de travail ont donc été présentés au Comité de filière. Les deux premiers concernent la diversification des viviers de recrutements, car comme le rappelle Élisabeth Laithier, « la finalité du comité de filière lors de sa création par Adrien Taquet était bien de lutter contre la pénurie de professionnels ». Dans le détail :

Groupe 1. Comment amener des demandeurs d’emploi, des personnes éloignées de l’emploi et les personnes en reconversion vers les métiers de la petite enfance ? comment permettre leur intégration dans la filière et comment envisager leur formation ?  Dans le « mandat » confié à ce groupe il est clairement énoncé que « la diversification des recrutements ne doit pas conduire à une baisse du niveau de qualification des professionnels et doit garantir l’acquisition des compétences nécessaire à la qualité de l’accueil. »
Groupe 2. Intitulé « mobilisation des diplômés de l’enseignement supérieur », ce groupe devra réfléchir à la façon dont on peut attitrer ces diplômés (bac +2 ou +3) vers le secteur de la petite enfance. Quelles passerelles et équivalences imaginer ?  L’idée aussi, pour compléter la filière est de voir comment la petite enfance peut être représentée dans les universités via des DU par exemple.  Au programme aussi le renforcement des liens avec les laboratoires de recherche.  Enfin l’idée du secrétaire général est aussi la « création d’un réseau d’ambassadeurs auprès des collèges, lycées et universités pour faire connaitre aux élevés et étudiants (et au corps enseignant) les métiers de la petite enfance.
Groupe 3. Place à la communication et à la diversification de ses modalités.  Quelles sont les cibles prioritaires, quels canaux de communication sont les plus efficaces pour les toucher ? Il s’agit là de sortir des sentiers des sentiers battus. Par exemple d’explorer la piste des réseaux sociaux, et de nouveaux réseaux comme Tiktok par exemple pour capter les jeunes. Mais ce groupe devra convaincre des producteurs audiovisuels d’émissions ou de fictions, de donner une place aux professionnels de la petite enfance.
Groupe 4. La place de la garde à domicile dans le SPPE. C’est vrai que jusqu’à présent le comité de filière s’était peu penché sur la garde à domicile. Comment l’embarquer dans la belle aventure du SPPE ? Comment garantir la qualité d’accueil ?
Groupe 5. Qualité de vie au travail et qualité de vie organisationnelle. Ce groupe devra, d’une part suivre la mise en œuvre de l’Observatoire de la qualité de vie au travail sur la base du rapport de l’Anact, et d’autre part dès 2025 travailler sur la partie organisation (qualité organisationnelle) du référentiel qualité.
Groupe 6. La formation continue et la VAE.  D’une part comment lever les freins à la VAE et à l’apprentissage. Selon quelles modalités, quelle temporalité et avec quels contenus, la formation continue va-t-elle être coordonnée avec le référentiel de compétences et connaissances.

Deux grands groupes de travail transversaux

Par ailleurs, il y aura deux groupes transversaux ouverts à tous ceux qui le souhaitent. Celui consacré à l’évaluation des normes qui existe déjà et qui joue son rôle à chaque fois qu’une concertation est menée. Et désormais l’un qui se confondra avec le COPIL sur le référentiel connaissances et compétences de la mission de Nicole Bohic. Une sorte de fusion prévue de longue date et qui semble assez logique.

Envie, confiance et motivation

Une séance plénière dense. Tout est désormais est en place pour que le travail commence. Présidente et secrétaire général sont plutôt satisfaits de cette réunion qui s’est tenue en présentiel et distanciel.
« Cette plénière était très intéressante souligne Élisabeth Laithier. J’ai ressenti chez chacun non seulement une envie de poursuivre mais aussi d’aller plus loin et d’approfondir en s’appuyant sur les acquis des trois années précédentes. Ces trois années à venir seront centrées sur notre mission première : enrayer la pénurie de professionnels et créer une vraie filière petite enfance. Par la composition et la taille de ces groupes, nous allons pouvoir travailler de façon très concrète. »
Même sentiment du côté de Jean-Baptiste Frossard, « l’envie était là dit-il. L’ambiance était bonne. Et l’organisation présentée a été accueilli de façon très positive. Tout le monde est motivé. »
 

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Catherine Lelièvre

PUBLIÉ LE 05 octobre 2024

MIS À JOUR LE 14 octobre 2024

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