Bonus attractivité, formation en urgence… la FFEC interpelle le Premier Ministre
Suite à la nomination du nouveau Premier Ministre, la Fédération Française des Entreprises de Crèches (FFEC) appelle le futur Gouvernement à agir pour la Petite enfance, en urgence.
Alors que le nom du nouveau Premier Ministre a été dévoilé il y a quelques jours, et que le gouvernement n’est pas encore constitué, la Fédération Française des Entreprises de Crèches (FFEC) est la première organisation à interpeller le chef du gouvernement. Dans un communiqué au ton grave intitulé « Monsieur le Premier Ministre, il y a Urgence pour la Petite Enfance », la FFEC qui représente 1 100 entreprises du secteur privé lucratif, déroule ses priorités.
Le soutien à la natalité
La FFEC appelle le nouveau Premier Ministre à mettre en œuvre le Pacte national pour la Démographie porté par le Haut-Commissaire au Plan François Bayrou en mai 2021, afin de sauver le modèle social français. La France a enregistré une baisse historique de sa natalité en 2023 avec une baisse de 6,6% par rapport à l’année précédente, selon l’étude annuelle de l’Insee. Chute qui devrait se poursuivre en 2024.
Garantir la qualité d’accueil aux enfants et aux professionnels
Dans un contexte morose marqué par la pénurie de personnels, la FFEC demande l’ouverture immédiate d’une concertation sur des actions urgentes pour la petite enfance parmi lesquelles :
- L’ouverture du bonus attractivité à tous les salariés,
- La formation en urgence de nouveaux professionnels en favorisant notamment l’évolution professionnelle en interne,
- Un calendrier réaliste d’application des mesures relatives à la qualité d’accueil tenant compte des capacités réelles de formation des écoles,
- Des financements publics qui suivent a minima l’augmentation des couts, dans toutes nos structures PAJE comme PSU (revalorisation des plafonds horaires du CMG comme de la PSU, prises en compte de l’augmentation du coût du travail et de l’inflation).
Rien en revanche sur le projet de décret relatif relatif au renforcement de la qualité d’accueil dans les micro-crèches qui avait engendré une vague de réactions extrêmement virulentes de la part des gestionnaires du secteur privé lucratif.
L’intérêt supérieur des enfants
La FFEC demande que le seul guide des travaux des autorités soit l’intérêt supérieur des enfants, sans parti pris dogmatico-idéologique. Elle rappelle également que ce n’est pas le statut juridique qui fait la qualité d’accueil et les dysfonctionnements de certains ne doivent pas jeter l’opprobre sur l’ensemble du secteur.
Enfin, elle réitère sa volonté de règles nationales, publiques, exhaustives et opposables relatives à la qualité et à son contrôle pour toutes les crèches de tous statuts juridiques prévoyant les points de contrôle, les modalités de contrôles et les sanctions associées aux éventuels manquements et rendant accessibles à tous les résultats de ces contrôles sur le modèle Alim-confiance (applicable en matière de sécurité des aliments).
Candice Satara
PUBLIÉ LE 16 décembre 2024