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Le financement des lieux d’accueil

Le financement, c’est le nerf de la guerre ! Et l’on sait qu’il impacte directement la qualité d’accueil. Côté EAJE, la Prestation de Service Unique (PSU) est le principal mode de financement. Cette aide, versée par la Caf qui a été créée en 2002 et réformée en 2014, fait actuellement couler beaucoup d’encre. « Ses effets pervers » sont dénoncés par les gestionnaires, les directeurs de structure poussés au remplissage pour percevoir la PSU la plus élevée. L’IGAS, dans son rapport « Qualité de l’accueil et prévention de la maltraitance dans les crèches de 2023, préconisait de revoir ce modèle financier et les ministres et secrétaires d’Etat en charge de l’accueil du jeune enfant qui se sont succédés ces dernières années ont également affiché leur volonté de revoir la PSU. Un modèle financier qui a donc atteint ses limites tout comme la Prestation d’Accueil du Jeune Enfant (PAJE). Cette dernière regroupe plusieurs prestations dont le Complément de Mode de Garde (CMG) directement versé aux parents. Certaines structures, des micro-crèches principalement, ont fait le choix du CMG, on parle alors du CMG structures. Que reproche-t-on au CMG ? Ses effets de seuil parfois durs pour les familles. Mais le CMG concerne surtout l’accueil individuel. Il a fait l’objet d’une réforme, « CMG pour tous », effective en 2025, qui ne touche que les assistantes maternelles, afin d’harmoniser les restes à charge entre accueil individuel et accueil collectif.

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