Micro-crèches : le SNPPE dénonce les méthodes du secteur marchand
Alors que la proposition de loi de la députée Céline Hervieu, sur « des mesures d’urgence pour protéger nos enfants accueillis en crèches privées à but lucratif » a été adoptée à l’unanimité par l’Assemblée jeudi dernier, le SNPPE publie un communiqué pour dénoncer les dérives du secteur privé lucratif et sa campagne de grande ampleur pour s’opposer au projet de décret sur le renforcement de la qualité dans les micro-crèches.
Pas de menace sur les CAP-AEPE
Le SNPPE estime qu’en s’opposant à ce projet de décret, les fédérations et gestionnaires privés « ne défendent pas l’intérêt général mais un modèle économique basé sur la rentabilité, souvent au détriment des enfants, des familles et des professionnelles ». A l’encontre des discours alarmistes du secteur marchand, le syndicat rappelle que 40 % de professionnels titulaires d’un DEAP, DEEJE ou IPDE, « c’est un minimum garantissant qualité et sécurité, tout en valorisant les diplômes d’État ». Que le décret ne vient pas menacer les CAP AEPE mais éviter « des pratiques dérogatoires nuisibles ». Pour le SNPPE, chaque qualification a un rôle essentiel et tous travaillent en complémentarité dans les lieux d’accueil.
L’opération « crèches mortes » ne peut être qualifiée de grève
Deux pétitions qui cumulent déjà des milliers de signatures, une opération « crèches mortes » le 3 février prochain, des fédérations qui encouragent leurs adhérents à écrire aux élus locaux « pour les féliciter de leurs nouvelles responsabilités liées au service public de la petite enfance, tout en les mettant en garde contre les conséquences supposées du décret »… Pour le SNPPE, toutes ces actions ne sont qu’une stratégie mise en place par le secteur privé lucratif pour faire pression sur le gouvernement et détourner l’attention des véritables enjeux « pour protéger ses profits au détriment de l’intérêt général ». Et rappelle à bon escient que « l’opération « crèches mortes » n’étant pas initiée par les salariés mais par les syndicats patronaux, ce n’est pas une grève. Les salariés ne peuvent donc pas être privés de leur rémunération ou soumis à des contraintes qui violeraient leurs droits. »
Le SNPPE conclut en rappelant ses principales revendications pour le secteur de la petite enfance, la reconnaissance des métiers, le respect des règlementations et la fin des divisions. Et appelle les gestionnaires privés à prendre leurs responsabilités, les professionnels à rester unis et fiers de leurs métiers et les familles à se mobiliser à leurs côtés.
Laurence Yème
PUBLIÉ LE 27 janvier 2025
3 réponses à “Micro-crèches : le SNPPE dénonce les méthodes du secteur marchand”
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Bonjour
Si je comprends bien l’article, il y a grève mardi 03 février, comme la grève est à l’initiative des syndicats, les salariés qui feront grève seront indemnisés ?
je vous invite à vous rapprocher de votre fédération – FFEC, REMi, Fesp ou Fedesap – à l’initiative de l’opération « Crèches mortes ».
Bonjour,
Il n’y a pas de grève le 3 février.
Allez travailler et si la crèche est fermée, appelez l’inspection du travail pour faire constater que les « grévistes » vous empêchent de travailler.