Municipales 2026 : le plaidoyer de l’ADMR pour faire des politiques familiales un pilier des territoires
À l’approche des élections municipales de 2026, l’ADMR (1er réseau associatif national de services à la personne ), publie un plaidoyer appelant les futurs maires à placer les politiques familiales au cœur de leur projet de territoire.
Comme le rappelle l’ADMR en introduction, « la politique familiale locale s’impose plus que jamais comme un levier essentiel d’attractivité, de cohésion sociale et de vitalité communale »
Un enjeu démographique majeur pour les territoires
La baisse continue des naissances, particulièrement marquée en milieu rural, constitue un signal d’alerte pour les élus locaux. « Moins de naissances signifient demain des écoles menacées, des services publics fragilisés et une dynamique locale qui s’essouffle », souligne l’ADMR. Face à cette situation, les communes et intercommunalités ont un rôle central à jouer. Dans son texte, l’ADMR affirme que « en facilitant le quotidien des familles et en soutenant la parentalité sur leurs territoires, elles participent concrètement à l’avenir démographique et au dynamisme de leurs territoires ».
Garantir un accès équitable aux services petite enfance
Les inégalités territoriales d’accès aux services aux familles demeurent fortes. Dans de nombreux territoires, les familles doivent encore parcourir plusieurs dizaines de kilomètres pour accéder à une crèche, à un Relais Petite Enfance (RPE) ou à un lieu de soutien à la parentalité. L’ADMR alerte : « L’accès aux services pour les enfants et les parents ne doit pas être déterminé par le lieu de résidence ». Pour répondre à cet enjeu, le réseau appelle les futurs maires à « mettre fin aux déserts de services familiaux », « prioriser les investissements dans les services de proximité », « soutenir des modèles adaptés aux territoires ruraux », et « sécuriser financièrement les structures existantes » afin d’éviter des fermetures liées à l’instabilité budgétaire et de privilégier des dynamiques de mutualisation intercommunale.
Construire une offre petite enfance de proximité, partenariale et non lucrative
Pour l’ADMR, la petite enfance doit être considérée comme un investissement stratégique. Dans son plaidoyer, le réseau invite les élus à « envisager la petite enfance comme un investissement stratégique pour le développement local »
L’ADMR défend un modèle associatif, non lucratif et de proximité. Elle rappelle que ce modèle est « garant d’un accueil de qualité, accessible financièrement et ancré dans les territoires », face à la montée d’une logique lucrative « qui va souvent à l’encontre de l’intérêt général ». Le réseau alerte également sur les limites du modèle des micro-crèches financées via la PAJE, soulignant que « le modèle PAJE n’est soutenable financièrement ni pour les familles en milieu rural, ni pour les associations ». L’ADMR appelle les futurs maires « à prioriser le développement des structures financées en Prestation de service unique (PSU) ». Le réseau insiste sur l’urgence à renforcer les actions en faveur de l’attractivité des métiers de la petite enfance afin de lutter contre la pénurie de professionnels et garantir un accompagnement de qualité pour les familles.
Renforcer le rôle stratégique des Relais Petite Enfance (RPE)
Les RPE sont des piliers du Service public de la petite enfance (SPPE). Des services « qui informent et accompagnent les parents dans leurs choix de modes d’accueil, soutiennent et professionnalisent les assistants maternels, et constituent un véritable observatoire local des besoins ». Pourtant, ces structures restent trop souvent fragilisées. L’ADMR appelle ainsi « une plus forte reconnaissance politique, financière et stratégique des RPE comme infrastructures essentielles du service public local de la petite enfance ».
L’ADMR préconise deux mesures majeures : intégrer pleinement les RPE dans les politiques familiales locales, au même titre que les crèches, les écoles et les accueils périscolaires, en les reconnaissant comme des équipements structurants du territoire ; et s’appuyer sur leur connaissance fine du territoire et leur expertise pour observer les besoins des familles, anticiper les évolutions démographiques et adapter l’offre d’accueil aux réalités locales, afin de garantir un service de proximité accessible à toutes les familles.
Développer et pérenniser les lieux de soutien à la parentalité
Les Lieux d’Accueil Enfants-Parents (LAEP) et autres espaces ressources parentalité sont présentés comme des « premiers piliers du soutien à la parentalité ». L’ADMR rappelle que ces lieux permettent de « soutenir la parentalité, favoriser la sociabilisation des enfants et rompre l’isolement des parents ».Face à leur fragilisation croissante, le réseau appelle les collectivités à assurer un portage politique clair et un financement durable afin de garantir leur pérennité.
Faire le choix d’un territoire vivant et attractif
Le message final est clair. L’ADMR affirme : « Aujourd’hui, soutenir les familles n’est plus une option : c’est un impératif pour l’avenir de nos communes et intercommunalités, pour la vitalité de nos territoires et pour l’attractivité locale »
Voir le plaidoyer
Pièce jointe :
Plaidoyer-ADMR-municipales-VF.pdf
722.83 Ko
>
PUBLIÉ LE 24 février 2026